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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Bastia

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bastia

5 567 décisions disponibles — page 130/279

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2200069(TA20-2200069)

Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 2 décembre 2021 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud avait ordonné à Mme C épouse A de se dessaisir de toutes ses armes et interdit son acquisition et détention, avec inscription au fichier FINIADA. La juridiction a jugé que les signalements invoqués (emploi d'étranger sans titre, aide au séjour irrégulier et escroquerie) ne suffisaient pas à caractériser un comportement incompatible avec la détention d'armes, constituant une inexacte application des articles L. 312-3-1 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal enjoint au préfet de radier l'intéressée du fichier FINIADA dans un délai d'un mois.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2200019(TA20-2200019)

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 30 septembre 2021 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud ordonnait à M. A de se dessaisir de toutes ses armes, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé sur des faits anciens (2008 et 2009) sans précision sur leurs suites judiciaires, alors que le casier judiciaire de l'intéressé était vierge et qu'une autorisation de détention d'armes lui avait été délivrée en 2019. Cette décision constitue une inexacte application des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2101238(TA20-2101238)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. D et Mme C dirigée contre le refus du maire de Sorio de retirer des potelets anti-stationnement. Le tribunal a jugé que la partie de la parcelle concernée, utilisée comme place de stationnement par les villageois, ne pouvait être qualifiée de sentier d'exploitation au sens des articles L. 162-1 et L. 162-2 du code rural. Dès lors, le maire tenait de ses pouvoirs de police municipale, fondés sur les articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, le droit de réglementer le stationnement sur cette voie pour des motifs d'ordre public, sans que cette mesure ne soit disproportionnée.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2100957(TA20-2100957)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Novapharma contestant une sanction financière de 63 072 euros infligée par l'ANSM pour manquements à ses obligations de grossiste-répartiteur. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, de vice de procédure et d'insuffisance de motivation, jugeant la procédure régulière au regard des articles L. 5312-4-1 et R. 5312-2 du code de la santé publique. Il a également estimé que la sanction n'était ni entachée d'erreur d'appréciation ni disproportionnée.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2100546(TA20-2100546)

Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 19 mars 2021 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud avait ordonné à M. A de se dessaisir de toutes ses armes et interdit son acquisition et détention, avec inscription au fichier FINIADA. Le tribunal juge que les faits reprochés (vol, refus d'obtempérer, intimidation), bien que regrettables, sont trop anciens et peu graves pour caractériser un comportement dangereux justifiant une interdiction totale d'armes, en application des articles L. 312-3-1 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Il enjoint au préfet de radier M. A du fichier FINIADA dans un délai d'un mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2100378(TA20-2100378)

Le Tribunal administratif de Bastia annule l’arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 2 février 2021 ordonnant la fermeture administrative pour un mois de l’établissement « Ailleurs café » à Ajaccio. La requérante, Mme A, contestait cet arrêté pour excès de pouvoir. Le tribunal retient un vice de procédure, estimant que la mise en demeure préalable prévue à l’article 29 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 n’a pas été respectée, privant ainsi l’intéressée d’une garantie. L’État est condamné à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2100264(TA20-2100264)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Muratorre, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2021 ordonnant la fermeture administrative pour trois mois de son établissement "Le café de Paris" à Ajaccio, en raison du non-respect des mesures sanitaires liées à la Covid-19. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la mise en demeure préalable prévue à l'article 29 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 avait bien été notifiée au gérant. Il a également jugé que l'arrêté, notifié au gérant de la société, désignait suffisamment la personne morale responsable. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de la santé publique et du décret précité.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA20-2101100(TA20-2101100)

Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 22 juillet 2021 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud avait ordonné la fermeture administrative pour un mois de l'établissement "Ailleurs café" à Ajaccio. La décision est fondée sur un vice de procédure, l'arrêté n'ayant pas été précédé de la mise en demeure préalable exigée par l'article 29 du décret du 1er juin 2021. Le tribunal écarte l'argument de l'urgence invoqué par le préfet, les manquements constatés étant distincts de ceux ayant motivé une précédente fermeture. La solution retenue applique les dispositions du code de la santé publique et du décret du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA20-2200335(TA20-2200335)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SARL Balanina, qui sollicitait le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement en Corse de 72 000 euros. La société avait acquis un autocar via un crédit-bail et le louait à des entreprises de transport. Le tribunal a estimé que ce véhicule n'était pas éligible au crédit d'impôt prévu à l'article 244 quater E du code général des impôts, car il n'était pas utilisé par des entreprises industrielles pour des opérations de transport dans le cadre d'une activité productive, condition nécessaire pour bénéficier de l'amortissement dégressif requis. La doctrine administrative invoquée par la société n'a pas été retenue, faute de démonstration que l'autocar était loué à des entreprises industrielles l'utilisant pour une activité productive.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2200467(TA20-2200467)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les requêtes de l'association Acorsad contestant des titres exécutoires émis par le centre hospitalier d'Ajaccio (n° 2200467) et une saisie à tiers détenteur subséquente (n° 2200470). Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de fondement des créances, n'étaient pas fondés. Il a également écarté les fins de non-recevoir soulevées par le centre hospitalier, considérant la requête recevable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2300221(TA20-2300221)

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 9 janvier 2023 par lequel le maire de Porto-Vecchio avait retiré le permis de construire tacite de la SARL Les Casuccie et refusé son projet de construction de quatre chambres d'hôtel. Le tribunal a jugé que le projet, situé en continuité du centre-urbain de Porto-Vecchio, ne méconnaissait pas l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, contrairement à ce qu'avaient estimé le préfet et le maire. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec condamnation de l'État à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA20-2401464(TA20-2401464)

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension du permis de construire délivré le 10 juillet 2024 par le maire de Borgo à la SAS Jean-Nicolas Antoniotti. Cette demande de suspension est devenue sans objet car la commune a retiré l'arrêté attaqué par un arrêté du 12 novembre 2024. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA20-2401455(TA20-2401455)

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A C, ressortissant portugais, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 17 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs à la menace pour l'ordre public et au droit au séjour permanent, ainsi que de l'insuffisance de motivation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur le CESEDA et le règlement (CE) n° 1987/2006 sur le système d'information Schengen.

27 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2401484(TA20-2401484)

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de caducité d’un permis de construire prise par le maire de Lumio. La société requérante invoquait un préjudice financier important, mais le juge a estimé qu’elle ne justifiait pas d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, condition nécessaire à l’urgence. En l’absence d’urgence caractérisée, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

27 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA20-2401450(TA20-2401450)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision tacite du maire de Vico qui n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable pour la construction d'un abri de jardin de 18 m². Le préfet de Corse-du-Sud contestait cette décision, estimant qu'elle méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme en raison de l'implantation du projet dans un secteur naturel non bâti, sans continuité avec une agglomération. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiant ainsi la suspension sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

27 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2401368(TA20-2401368)

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par Mme B d'une demande de levée de suspension d'un permis de construire, a examiné si un élément nouveau justifiait de modifier l'ordonnance de suspension rendue le 18 juillet 2024. La requérante soutenait que les vices ayant motivé la suspension avaient été régularisés par l'obtention d'un permis de construire modificatif le 21 août 2024, non contesté par le préfet. Le tribunal a constaté que ce permis modificatif, délivré après la suspension mais avant que le juge ne statue sur le fond, constitue un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. En conséquence, il a mis fin à la suspension du permis de construire initial, appliquant les articles L. 521-4 et L. 554-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

26 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA20-2401370(TA20-2401370)

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré en suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Sari-Solenzara pour la création de vingt logements. Le préfet invoquait une méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l’urbanisme ainsi que du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC). En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué par un acte du 20 novembre 2024. Constatant ce retrait, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension.

25 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA20-2401357(TA20-2401357)

**Sujet principal :** Suspension d'un arrêté préfectoral autorisant des opérations de destruction de sangliers par les lieutenants de louveterie sur la commune d'Ajaccio. **Juridiction :** Tribunal administratif de Bastia (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge des référés a rejeté la requête en suspension de l'association One Voice, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a considéré que l'association ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, compte tenu de la nécessité de préserver la sécurité publique et de l'absence de preuve de dommages irréversibles pour la population de sangliers. **Textes appliqués :** Article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), article L. 427-6 du code de l'environnement (motifs de destruction d'animaux), et articles L. 120-1 et L. 123-19-1 du code de l'environnement (participation du public).

22 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2400796(TA20-2400796)

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de la Haute-Corse de classer sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que cette requête était manifestement irrecevable, car la décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief en l'absence de dossier complet. M. B n'ayant pas fourni les documents demandés (copie intégrale de son acte de naissance et actes de naissance de ses parents), sa demande a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

22 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA20-2401402(TA20-2401402)

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Haute-Corse le 25 octobre 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement fonder son refus sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère dilatoire de la demande, M. B n'ayant pas apporté d'éléments nouveaux depuis une précédente obligation de quitter le territoire français. Enfin, la décision d'assignation à résidence a été validée sur le fondement de l'article L. 731-1 du même code, l'intégration alléguée étant sans incidence sur la légalité de la mesure.

22 novembre 2024Résumé IA
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