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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A B, ancien président du conseil exécutif de la collectivité de Corse, de deux requêtes (n° 2200174 et 2200175) visant à contester les décisions des 17 et 21 décembre 2021 lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle pour deux procédures pénales. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur des décisions et une erreur d'appréciation, estimant que les faits reprochés relevaient de l'exercice normal de ses fonctions. Le tribunal a joint les deux affaires et, après avoir examiné les moyens, a rejeté les requêtes, considérant que les décisions attaquées n'étaient entachées ni d'incompétence ni d'erreur d'appréciation. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire d'Isolaccio-di-Fiurmorbo pour un projet de construction en zone de montagne. La décision s'appuie sur l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les bourgs, villages, hameaux ou groupes de constructions existants. Le tribunal a estimé que le terrain, situé dans un espace naturel avec des constructions disséminées, ne constituait pas un groupe d'habitations existant au sens de ces dispositions. La solution retenue confirme la légalité du refus, le projet ne s'inscrivant pas dans un ensemble urbanisé cohérent.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné les demandes de Mme B, fonctionnaire d’État, contestant les retenues opérées sur son traitement et le refus implicite du préfet de la Haute-Corse de suspendre le recouvrement, de rembourser les sommes prélevées et d’accorder une remise gracieuse. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que la requérante n’apportait pas la preuve du bien-fondé de ses allégations, notamment concernant l’absence de titre de perception ou l’erreur sur son traitement indiciaire. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris la demande indemnitaire de 4 000 euros pour préjudices moral et troubles dans les conditions d’existence.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A épouse H et Mme H épouse C demandant l'annulation de l'arrêté du 24 mai 2022 confirmant un permis de construire tacite pour la rénovation et l'extension d'une maison à Morsiglia. Le tribunal a jugé que le projet, situé au centre du quartier densifié de Pecorile, était en continuité d'un village au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, tel que précisé par le PADDUC. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de propriété du pétitionnaire sur une parcelle voisine et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans mention de condamnation aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A, praticien hospitalier contractuel, d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Bastia au versement d’une indemnité de précarité pour la période de janvier 2017 à janvier 2021, sur le fondement des articles R. 6152-418 du code de la santé publique et L. 1243-8 du code du travail. Le tribunal a constaté que le centre hospitalier avait déjà versé une provision de 16 733,54 euros en exécution d’une ordonnance de référé, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que le contrat en cours depuis octobre 2020 n’était pas terminé et ne pouvait donc ouvrir droit à cette indemnité. La solution retenue repose sur l’application combinée des codes de la santé publique et du travail, ainsi que sur les règles de procédure administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 prononçant le retrait du titre de séjour et l'expulsion de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la menace grave et actuelle pour l'ordre public que représentait l'intéressé en raison de ses condamnations pénales répétées pour violences conjugales. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 631-1 à L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré préfectoral fondé sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Sotta du 16 juillet 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable pour la création d'une chambre en annexe. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, tirés de la méconnaissance des articles L. 122-5, L. 122-6, L. 122-10 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée malgré la renonciation au projet par le pétitionnaire, la décision attaquée n'ayant pas été retirée ou abrogée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions (du 4 et 9 octobre 2024) émanant du maire de Sartène et du président du conseil exécutif de la Corse. Ces décisions enjoignaient à Mme C et M. A de déblayer des gravats et de sécuriser un mur menaçant de s'effondrer sur la route départementale 50. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'exécution des actes sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que la simple perspective de poursuites judiciaires ne créait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation des requérants pour caractériser l'urgence requise.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension des décisions du 9 octobre 2024 (collectivité de Corse) et du 4 octobre 2024 (commune de Sartène) qui mettaient en demeure les requérants de déblayer des gravats et de sécuriser un mur. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la menace de poursuites et un doute sérieux sur la légalité des actes, notamment l'incompétence de l'auteur et la qualification du mur comme accessoire de la voie publique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la simple perspective de poursuites ne suffit pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à leur situation. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de M. C contestant un arrêté préfectoral du 27 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. La requête a été jugée tardive, car enregistrée le 6 décembre 2024, soit après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), applicable en raison de l'assignation à résidence de l'intéressé. Cette irrecevabilité manifeste, non susceptible d'être couverte, a entraîné le rejet de la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de l'ensemble des conclusions de M. C.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, ressortissant tunisien, a annulé l’arrêté du 13 novembre 2024 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud lui a retiré sa carte de séjour pluriannuelle « travailleur saisonnier », l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination. Le tribunal a jugé que cette décision, prise en considération de la personne, méconnaissait la procédure contradictoire prévue à l’article L. 432-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour le préfet d’avoir mis M. B à même de présenter des observations préalables. Par voie de conséquence, la décision d’assignation à résidence du même jour a également été annulée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence sur la commune d'Ajaccio pour 45 jours, prise par le préfet de la Corse-du-Sud le 13 novembre 2024. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'obligation de quitter le territoire français datait de moins de trois ans. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et du caractère disproportionné de la mesure.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A C, qui demandait l'annulation d'une " décision DCLP/B21 " prise par le bureau de l'immigration. Le tribunal a constaté, après une mesure d'instruction, que le préfet de la Haute-Corse n'avait pris aucune décision d'éloignement à l'encontre du requérant. En l'absence de décision administrative attaquable, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, combiné avec l'article R. 421-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Corse du 24 février 2022 refusant le versement de plusieurs aides agricoles (paiement de base, redistributif, vert et aides aux bovins allaitants) pour les campagnes 2015 à 2018. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du principe contradictoire et une inexacte application des règlements européens n° 1307/2013 et n° 1306/2013. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Corre du 24 février 2022 refusant l’octroi d’aides agricoles (paiement de base, redistributif, vert et aides aux bovins allaitants) pour les campagnes 2015 à 2018. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire, d’un vice de procédure lié au contrôle sur place, et de l’inexacte application des règlements (UE) n° 1307/2013 et n° 1306/2013, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Corse refusant des aides agricoles (paiement de base, redistributif, vert et aides aux bovins allaitants) pour les campagnes 2015 à 2018. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire, l'irrégularité du contrôle sur place, et l'inexacte application des règlements (UE) n° 1307/2013 et n° 1306/2013, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. C B, qui contestait les décisions du préfet de la Haute-Corse du 24 février 2022 refusant plusieurs aides agricoles (paiement de base, redistributif, vert et aides aux bovins allaitants) pour les campagnes 2015 à 2018. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire et l'irrégularité du contrôle sur place. Il a jugé que l'administration avait fait une exacte application des règlements européens n° 1306/2013 et n° 1307/2013, ainsi que des textes nationaux relatifs à l'identification des bovins. En conséquence, les demandes d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). Le requérant demandait au juge de lui communiquer les éléments d'ordre public (dates, motifs, lieux) à l'origine de cette mesure. Le tribunal a estimé que ces conclusions ne relevaient ni du juge de l'excès de pouvoir ni du juge de plein contentieux, et les a donc rejetées comme manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. C B contestant les décisions du préfet de la Haute-Corse du 24 février 2022 refusant les aides agricoles (paiement de base, redistributif, vert et aides aux bovins allaitants) pour les campagnes 2015 à 2018. Le requérant invoquait notamment la prescription pour 2015, un défaut de motivation, une violation du contradictoire, une irrégularité du contrôle sur place, et une inexacte application des règlements (UE) n° 1307/2013 et n° 1306/2013. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les règlements européens applicables.
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. C B contestant les décisions du préfet de la Haute-Corse du 24 février 2022 refusant les aides agricoles (paiement de base, redistributif, vert et aides aux bovins allaitants) pour les campagnes 2015 à 2018. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment la prescription pour la campagne 2015, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire, l'irrégularité du contrôle sur place du 11 avril 2019, et l'inexacte application des règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1307/2013. Les demandes de M. B ont donc été rejetées.