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Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A B, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral de remise aux autorités espagnoles et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de remise était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que le préfet avait justifié de l'accord des autorités espagnoles conformément à l'accord franco-espagnol du 26 novembre 2002. Par conséquent, le tribunal a également rejeté la demande d'annulation de l'assignation à résidence, faute d'illégalité de la décision de remise. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord bilatéral précité.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution du certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Vico à M. B pour la réalisation d'une clôture et d'un remblaiement de 6 457 m². Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet de Corse, notamment l'absence d'avis conforme requis en zone d'aléa très fort du PPRI et la méconnaissance des articles R. 111-21 et L. 121-23 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la collectivité de Corse d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 23 avril 2021 portant fractionnement de sa dotation de continuité territoriale pour 2021. Par un mémoire enregistré le 30 octobre 2024, la collectivité de Corse a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 novembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré tendant à la suspension d’un arrêté du maire de Pietrosella autorisant la division d’une parcelle pour la construction de deux maisons individuelles. Le préfet invoquait une méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme, ainsi que du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC), au motif que le projet s’implanterait dans un secteur d’habitat diffus et en dehors des espaces proches du rivage. La commune et le bénéficiaire du permis ont contesté ces moyens, soutenant que le terrain se situe dans une zone urbanisée continue, en dent creuse, et que le projet constitue une extension limitée de l’urbanisation. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que le préfet ne démontrait pas une illégalité grave et manifeste, et a mis à la charge de l’État le versement de 2 000 euros à la commune et de 3 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par Madame A B d’un courrier transmettant un arrêté préfectoral autorisant l’occupation temporaire d’un terrain privé pour la réalisation d’un mur de soutènement. Le juge a constaté que ce courrier ne contenait ni l’identité de la requérante, ni l’exposé de ses moyens ou conclusions, ni aucun élément établissant son intérêt à agir. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, cette requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute de régularisation dans le délai de recours.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Madame A B, qui contestait l'opposition du maire de l'Ile-Rousse à sa déclaration préalable pour une ouverture de toiture. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir saisi le préfet de région du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, malgré une invitation à régulariser. Cette irrecevabilité découle de l'absence de ce recours préalable, nécessaire en raison de l'avis négatif de l'architecte des Bâtiments de France. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, qui demandait la suspension d'un arrêté du maire d'Olmiccia autorisant la pose d'un poste de transformation électrique par EDF. Le juge a constaté que les travaux étaient déjà achevés, rendant la demande de suspension sans objet et manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia, rendue le 4 novembre 2024, concerne un litige individuel opposant une fonctionnaire de la police nationale au ministre de l'intérieur. La requérante contestait un arrêté de réintégration l'affectant à Toulon (Var) et demandait son changement de résidence en Haute-Corse. Le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent en application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Toulon, lieu de la nouvelle affectation de l'agent, et a ordonné le transfert du dossier.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un arrêté du ministre de l’intérieur prononçant sa réintégration dans la police nationale à Toulon. Le juge des référés a rejeté la requête en se déclarant incompétent, au motif que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Toulon, conformément à l’article R. 312-12 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sans examen au fond, en application de l’article R. 522-8-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du maire de Pietrosella accordant le transfert d'une déclaration préalable pour la construction d'une piscine. Le préfet soutenait que l'autorisation initiale était caduque, faute de travaux suffisamment significatifs avant son expiration, en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. La commune et la pétitionnaire ont démontré, par des factures et constats, que des travaux de terrassement, d'électricité et de paysagisme avaient débuté dès janvier 2024, soit avant l'expiration du délai de validité. Le tribunal a rejeté la requête du préfet, estimant que les travaux entrepris étaient suffisamment significatifs au regard de la faible ampleur du projet, et que la déclaration préalable était donc toujours valide lors du transfert.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision tacite par laquelle le maire de Grosseto-Prugna avait accordé un permis de construire pour l'extension d'une maison individuelle. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 111-3 et L. 121-8 du code de l'urbanisme étaient, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le rejet implicite de sa demande de subvention "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou la preuve de sa demande préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance rappelle en outre que, selon l'article 9 du décret du 14 janvier 2020, un recours administratif préalable auprès du directeur général de l'ANAH est obligatoire avant tout recours contentieux.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A B, fonctionnaire, de trois requêtes contestant les décisions du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud des 25 octobre 2022, 15 février 2023 et 23 mai 2023. Ces décisions la plaçaient ou la maintenaient en disponibilité d'office pour raison de santé, refusant ainsi de lui accorder un congé de longue maladie. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'étendue de sa compétence par le préfet, et une inexacte application de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Pietracorbara du 22 février 2022 s’opposant à sa déclaration préalable pour l’installation d’une « Tiny House ». Le tribunal a jugé que le projet, consistant en une construction transportable sans lien physique ou fonctionnel avec la maison existante, constituait une extension de l’urbanisation au sens de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, et non un simple agrandissement. En l’absence de couverture par un document d’urbanisme, le maire était en situation de compétence liée pour suivre l’avis conforme défavorable du préfet de la Haute-Corse, rendu le 17 novembre 2021. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 121-8, L. 422-5 et L. 444-1 du code de l’urbanisme, ainsi que sur les prescriptions du PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, agent public, contestant une retenue de 222 euros sur son salaire de février 2022. Le tribunal a jugé que cette retenue, effectuée par compensation comptable pour recouvrer un indu, ne nécessitait ni information préalable ni motivation spécifique. Il a également estimé que la créance n'était pas prescrite, car le délai de répétition de deux ans prévu par l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 n'était pas expiré. En conséquence, la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Corse et la demande d'indemnisation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l'arrêté du maire de Sorbo-Ocagnano du 12 janvier 2022 lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et fondé sur les articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il a estimé que le projet de construction était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme, dont l'élaboration était suffisamment avancée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par une fonctionnaire contestant trois décisions du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé (octobre 2022, février 2023, mai 2023) plutôt que de lui accorder un congé de longue maladie. La requérante invoquait un défaut de motivation, une méconnaissance de sa compétence par le préfet qui se serait cru lié par l'avis du conseil médical, et une inexacte application de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SARL Garage Collector YS et de la SARL Société financière de services, qui demandaient la condamnation de la collectivité de Corse à leur verser 180 000 euros en réparation des préjudices subis suite à l'affaissement d'un mur de soutènement. La juridiction a jugé que la responsabilité de la collectivité, en tant que maître d'ouvrage public, ne pouvait être engagée, car le dommage résultait principalement d'un défaut de conception du mur et d'une mauvaise implantation des fondations du hangar, et non de la gestion des eaux de pluie de la route départementale 81, dont la part de responsabilité était inférieure à 5%. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommages causés par un ouvrage public, mais le lien de causalité n'étant pas établi de manière déterminante, la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A B, fonctionnaire, de trois requêtes contestant les décisions du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé et lui refusant le bénéfice d’un congé de longue maladie. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l’étendue de sa compétence par le préfet, et une inexacte application de l’article L. 822-6 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. En conséquence, il a également refusé d’ordonner une expertise médicale avant-dire-droit et de faire droit aux demandes d’injonction et d’indemnisation.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) qui demandait la condamnation de l'État à lui rembourser 590 010,88 euros d'indemnités versées aux ayants droit de M. B, tué par balles en 2014. Le FGTI invoquait la responsabilité sans faute de l'État, estimant que M. B avait agi comme collaborateur occasionnel du service public électoral. Le tribunal a jugé que cette qualité n'était pas démontrée, faute de preuve de sa participation effective aux opérations de vote, et a donc écarté toute responsabilité de l'État.