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Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la communication du dossier d'immatriculation d'un immeuble et des frais de justice. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car son fondement juridique n'était pas déterminable et qu'aucune urgence particulière n'était justifiée. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une demande manifestement irrecevable ou mal fondée sans instruction préalable.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la demande de suspension de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire d'Alata pour un projet de division en vue de construire. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (loi Littoral) et le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC), car le terrain se situait dans un espace non urbanisé et était classé en "espaces stratégiques agricoles" (ESA). La commune d'Alata a contesté ces arguments en invoquant l'insertion du projet dans un espace urbanisé ou un village. Le tribunal a rejeté la requête du préfet, considérant que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme n'était pas fondé, le projet s'inscrivant dans un espace urbanisé au sens de la loi Littoral, et que le moyen relatif au classement en ESA n'était pas assorti de précisions suff
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi en référé par le préfet de la Corse-du-Sud, a suspendu l'exécution d'un arrêté du maire de Villanova délivrant un permis de construire modificatif. Le juge a estimé que le moyen tiré de la caducité du permis de construire initial, faute de travaux substantiels réalisés avant son expiration, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte attaqué. Cette suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Haute-Corse en septembre 2024. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen sérieux, malgré une erreur de plume sur la juridiction ayant prononcé une interdiction judiciaire du territoire. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, estimant que les faits reprochés à M. B, même en cas d'appel de la condamnation, entraient dans le champ du 2° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 4 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les autres décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour) ont également été jugées légales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Sotta pour deux logements. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, en raison de deux moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Le premier moyen concerne la méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, le projet étant situé à 1,7 km du village, sans continuité avec l'urbanisation existante. Le second moyen porte sur l'inconstructibilité des parcelles, classées en "espaces stratégiques agricoles" par le PADDUC, où seules les constructions nécessaires à l'activité agricole sont autorisées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le juge a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence de sa fille et de son frère en France, en raison de l'âge adulte de sa fille, de ses attaches familiales restantes au Portugal et de sa situation professionnelle précaire. La solution s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à l'éloignement pour menace à l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet de la Haute-Corse refusait un titre de séjour à M. A, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le Maroc comme pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que le refus de séjour méconnaissait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté et de l'intensité des liens personnels et familiaux de l'intéressé en France. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. et Mme D de requêtes en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de leurs demandes de titre de séjour par le préfet de la Haute-Corse. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de l'ensemble de leurs conclusions. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond relatif au séjour des étrangers n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée avant tout examen au fond.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de son ordre de mutation d'office dans l'intérêt du service. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La simple saisine de la commission de recours des militaires ne constitue pas une telle requête. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. et Mme D de requêtes en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de leurs demandes de titre de séjour. Les requérants ont toutefois déclaré se désister purement et simplement de l'ensemble de leurs conclusions. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, le tribunal a joint les deux requêtes et, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ces désistements. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Monsieur A B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. La requête ne contenait aucun moyen de légalité, se bornant à évoquer un manque de ressources pour se soigner, et n’avait pas été régularisée dans le délai de recours contentieux. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, agent victime d'un accident de service le 6 décembre 2023. Le syndicat de valorisation des déchets de Corse, son employeur, ne s'est pas opposé à cette mesure. Le tribunal a jugé la demande utile dans la perspective d'une action en indemnisation et a désigné un expert pour évaluer l'étendue des préjudices subis.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, fonctionnaire souffrant d’une maladie reconnue imputable au service. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour évaluer l’ensemble des préjudices non patrimoniaux (souffrances, préjudice esthétique, d’agrément) pouvant donner lieu à une indemnisation complémentaire, au-delà de la réparation forfaitaire prévue par le statut. La décision s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative et la jurisprudence relative à la réparation intégrale des préjudices personnels des fonctionnaires. La demande de frais de justice présentée par la requérante a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait son ordre de mutation d’office dans l’intérêt du service. Le juge a constaté que la demande de suspension, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas accompagnée d’une requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 7 octobre 2024, a pris acte du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Corse. Ce désistement met fin au recours en excès de pouvoir que le préfet avait formé contre l'arrêté du maire d'Urtaca du 22 avril 2024, lequel ne s'était pas opposé à une déclaration préalable de travaux pour la rénovation d'un pagliaghju. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime, un navire étant amarré à un dispositif d’ancrage fixe (corps-mort) sur la commune de Vico. Le tribunal a jugé que cette installation, constitutive d’un usage privatif permanent, constituait une infraction à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, indépendamment de la bonne foi du contrevenant. Il a condamné M. A à une amende de 1 500 euros, en application du décret n° 2003-172 du 25 février 2003, et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard, tout en autorisant l’administration à procéder d’office aux frais du contrevenant.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise de la SARL Bizzari Nautic. La société souhaitait une expertise sur les possibilités techniques de sortie de convois exceptionnels lors des travaux de doublement de la route territoriale 20, craignant un risque pour son activité de port à sec. Le juge a estimé que la demande ne portait pas sur un litige né et actuel, mais sur l'examen de modalités techniques de travaux non encore définitivement arrêtés, et qu'elle ne présentait donc pas le caractère d'utilité requis. Les conclusions de la collectivité de Corse au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime. Il était reproché à M. B d’avoir amarré son navire à un dispositif d’ancrage fixe sans autorisation sur la commune de Vico. Le tribunal a constaté que les faits constituaient une contravention prévue à l’article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné M. B à une amende et ordonné la remise en état des lieux, sous astreinte, tout en autorisant l’administration à procéder d’office aux frais du contrevenant.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en matière de contravention de grande voirie, a jugé que l'amarrage d'un navire à un dispositif d'ancrage fixe sur le domaine public maritime, sans autorisation, constitue une occupation privative illicite. Cette infraction est prévue et réprimée par l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue confirme la contravention et condamne la contrevenante au paiement d'une amende, dont le montant est fixé en application du décret n° 2003-172 du 25 février 2003 et de l'article L. 2132-26 du même code.