5 567 décisions disponibles — page 147/279
Le Tribunal Administratif de Bastia a relaxé la société nautisme loisirs et M. A des poursuites pour contravention de grande voirie. Le préfet de la Corse-du-Sud les avait déférés pour avoir amarré un navire à un dispositif d'ancrage fixe sans autorisation sur le domaine public maritime, en violation de l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a jugé que les faits établis ne démontraient pas l'utilisation d'un ancrage fixe, mais d'un simple mouillage forain, et qu'une occupation ponctuelle de l'espace maritime ne constitue pas un usage privatif excédant le droit d'usage public. En conséquence, la demande de remise en état et d'amende a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a relaxé M. A des poursuites pour contravention de grande voirie, engagées par le préfet de la Corse-du-Sud pour avoir amarré son navire à un dispositif d'ancrage fixe sans autorisation sur le domaine public maritime. Le tribunal a jugé que l'occupation ponctuelle de l'espace au-dessus du domaine public maritime ne constituait pas un usage privatif excédant le droit d'usage commun, et qu'il n'était pas établi que M. A soit le propriétaire du dispositif d'ancrage. En conséquence, les conclusions du préfet tendant à la remise en état des lieux et au paiement d'une amende ont été rejetées. La décision se fonde sur l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A, directeur d’hôpital, contestant la décision du centre hospitalier d’Ajaccio relative à l’attribution de la part « résultats » de sa prime de fonctions et de résultats pour 2021, ainsi que son évaluation professionnelle. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de M. A, faute pour lui d’avoir présenté une demande indemnitaire préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’absence d’entretien d’évaluation contradictoire et le non-respect des textes applicables (décrets n° 2010-888 et n° 2012-749). La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des actes administratifs individuels contestés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a relaxé la SARL Esprit Off-road et M. B des poursuites pour contravention de grande voirie. Le préfet de la Corse-du-Sud les avait déférés pour avoir amarré leur navire, le 2 août 2022, à un dispositif d'ancrage fixe sans autorisation sur le domaine public maritime. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas établi que les prévenus avaient installé ce corps-mort et qu'une occupation ponctuelle de l'espace au-dessus du domaine public maritime ne constitue pas un usage privatif excédant le droit d'usage de tous. En conséquence, les conclusions du préfet tendant à la remise en état des lieux et au paiement d'une amende ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a relaxé M. A des fins de poursuite pour contravention de grande voirie, concernant l'amarrage de son navire à un dispositif d'ancrage fixe sans autorisation sur le domaine public maritime. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas établi que M. A avait installé le corps mort litigieux et que son amarrage résultait d'une avarie moteur temporaire, non contestée par le préfet. En conséquence, la demande du préfet de la Corse-du-Sud, fondée sur l'article L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, a été rejetée, tant pour l'amende que pour la remise en état des lieux.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour une maison individuelle. Le préfet de Corse avait saisi le juge sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. La suspension a été ordonnée en raison d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, le maire étant en situation de compétence liée pour refuser le permis après un avis défavorable de l'État. Les moyens retenus portent sur la méconnaissance des articles L. 121-8, L. 111-3 et L. 122-10 du code de l'urbanisme, le projet étant situé dans un espace vierge de constructions et classé en espace stratégique agricole par le PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Bonifacio. Ce permis autorisait le changement de destination d'un hangar en local d'habitation sur un terrain situé en secteur non urbanisé. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-10 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D. Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 24 novembre 2018 et à évaluer ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande de pré-rapport et la demande du centre hospitalier tendant à mettre les frais d'expertise à la charge du requérant.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 19 septembre 2024, a constaté le désistement d’office de la requête de Monsieur B A. Ce dernier contestait la décision du préfet de la Haute-Corse du 25 octobre 2022 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la notification qui lui avait été adressée. Il est donc donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le maire d'Urtaca ne s'était pas opposé à une déclaration préalable pour la rénovation d'un pallier. Saisi par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article A2 du règlement du PLU et de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. En revanche, le moyen fondé sur l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête du restaurant Le Grand Bleu, qui contestait la suspension de son activité de restauration décidée le 12 juillet 2024 par la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations. La juridiction a constaté que la requête ne contenait l'exposé d'aucun moyen de légalité et n'avait pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Monsieur B A pour contester une décision de France Travail du 4 février 2022 prononçant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de ses allocations. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête malgré une demande en ce sens adressée par le tribunal en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 19 septembre 2024, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement d'office.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de magistrat unique, a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Haute-Corse de lui communiquer des documents relatifs à deux opérations d’abattage administratif de bovins. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les arrêtés d’abattage, déjà communiqués, mais a rejeté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que tout demandeur a intérêt à agir contre un refus de communication. Sur le fond, le tribunal a annulé le refus implicite de communiquer les arrêtés de nomination des lieutenants de louveterie, en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, et a enjoint au préfet de les transmettre sous un mois.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant seul, a rejeté la requête de Mme D qui demandait l'annulation du refus implicite de la directrice départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) de la Haute-Corse de lui communiquer des documents statistiques sur les maladies animales. Le tribunal a estimé que la demande, portant sur une période de sept ans et des données non centralisées, présentait un caractère abusif au sens de l'article L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration, car elle aurait imposé une charge de travail disproportionnée au service. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, ordonne une expertise médicale à la demande de M. A, qui estime avoir subi des préjudices lors de sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 4 août 2022. La mesure est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, l’expertise étant jugée utile pour déterminer d’éventuels manquements et évaluer les préjudices. Le tribunal rejette la demande de pré-rapport, aucune obligation légale n’imposant cette formalité, et écarte la demande de l’hôpital relative à la charge des frais d’expertise, celle-ci étant prématurée.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a annulé la décision implicite de rejet du ministre de la transition écologique refusant de communiquer à Mme F plusieurs audits internes relatifs aux conditions de travail et à la souffrance au travail au sein du service national d'ingénierie aéroportuaire (SNIA). Le tribunal a enjoint au ministre de transmettre ces documents, sous réserve de l'occultation des mentions protégées par le secret de la vie privée ou le secret professionnel, conformément aux articles L. 311-1 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration. La demande de sursis à statuer du ministre, formulée dans l'attente d'un nouvel avis de la CADA, a été rejetée, le juge n'étant pas lié par cet avis.
Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet de la Haute-Corse de lui communiquer des documents vétérinaires (analyses de prélèvements bovins et rapports d’abattages). Le tribunal a retenu que, bien que ces documents soient en principe communicables au sens de l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet soutenait qu’ils n’existaient pas, ce qui n’était contredit par aucune pièce du dossier et en l’absence d’obligation légale de les établir. La solution est fondée sur l’inexistence matérielle des documents demandés, justifiant le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et d’astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de magistrat unique, a rejeté la requête de la société Favone plongée. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite de la chambre de commerce et d'industrie de Corse de lui communiquer des contrats de vacation et bons de commande, relatifs à un marché public de formation. Le tribunal a estimé que la société n'établissait pas l'existence des documents sollicités, condition nécessaire à l'application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'expertise et les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant sur renvoi du Conseil d’État, a examiné la demande de M. B, brigadier de police, visant à obtenir la communication d’un rapport d’audit interne. Le tribunal a jugé que ce rapport, élaboré dans le cadre d’une mission de service public, constitue un document administratif communicable, sous réserve de l’occultation des mentions protégées par les articles L. 311-5 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration (notamment la sécurité publique et la vie privée). Il a enjoint au ministre de l’intérieur de communiquer le rapport après occultation desdites mentions, dans un délai de deux mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les articles L. 300-2, L. 311-1, L. 311-5, L. 311-6 et L. 311-7 du même code, ainsi que sur le décret n° 2013-728 du 12 août 2013.
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 18 septembre 2024, a rejeté la requête de Mme B A comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. La requérante contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement de loyers impayés d’un logement social (créance non fiscale). En application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution, et non du juge administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.