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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour une maison individuelle. Le préfet s’est par la suite désisté purement et simplement de son déféré. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune annulation du permis de construire n’a donc été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire tacite délivré à M. B pour une maison sur les parcelles situées au lieudit "Cervi" à Pianottoli-Caldarello. La juridiction retient que le projet méconnaît l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car il s'implante dans un espace d'habitat diffus, sans continuité avec une agglomération ou un village existant, et ne constitue pas une simple extension d'une construction existante. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et les précisions apportées par le PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI A Sulana demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Bonifacio refusant un permis de construire trois villas. Les conclusions dirigées contre l'avis défavorable du préfet ont été jugées irrecevables car cet avis constitue un acte préparatoire ne faisant pas grief. Le tribunal a estimé que le maire avait légalement sollicité l'avis du préfet, conformément aux articles L. 422-6 et L. 174-6 du code de l'urbanisme, suite à l'annulation du plan local d'urbanisme et à la remise en vigueur du plan d'occupation des sols.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud refusant un permis de construire une maison et des chambres d'hôtes. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que le signataire de l'arrêté bénéficiait d'une délégation de signature régulière et que la décision était suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme en s'implantant dans une zone d'urbanisation diffuse, et l'article L. 122-10 du même code en raison de la forte potentialité agricole du terrain. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé le permis de construire tacite accordé à Mme B pour la restauration et l'extension d'une maison à Oletta, ainsi que le certificat correspondant. Le tribunal a retenu un vice de procédure, car la consultation préalable du gestionnaire de la route départementale n°82, requise par l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme, n'avait pas été effectuée, privant ainsi les intéressés d'une garantie. Par ailleurs, le projet méconnaissait l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme en constituant une extension de l'urbanisation en discontinuité avec les bourgs ou groupes d'habitations existants, le bâtiment étant à l'état de ruine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC).
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 29 novembre 2023 ayant condamné l’État à verser une provision de 11 144 euros à M. et Mme A, constate que l’administration n’a pas ordonnancé ni payé les sommes dues, malgré la saisine du comptable public. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative et de la loi du 16 juillet 1980, il enjoint au préfet de la Corse-du-Sud de procéder au paiement dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L’État est également condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire d’Ajaccio du 18 juin 2024 faisant opposition à sa déclaration préalable de travaux. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement pur et simple de M. A et lui en a donné acte. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire d’Ocana pour une maison individuelle avec piscine. Le préfet s’est désisté purement et simplement de son déféré. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune annulation du permis de construire n’est donc prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio. Le préfet s’est ensuite désisté purement et simplement de son déféré. Par une ordonnance du 17 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune appréciation au fond n’a été portée sur la légalité du permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, d’un déféré tendant à l’annulation pour excès de pouvoir d’un arrêté du maire d’Ajaccio ne s’étant pas opposé à la transformation d’un vide sanitaire, d’une cave et d’un garage en deux appartements. Le préfet s’est désisté purement et simplement de son recours. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 17 septembre 2024, du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud. Ce désistement met fin au recours pour excès de pouvoir que le préfet avait formé contre un arrêté du maire de Propriano accordant un permis de construire une résidence de tourisme. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements.
Le Tribunal Administratif de Bastia a liquidé l'astreinte prononcée le 14 mars 2024 à l'encontre de la commune de Lucciana pour inexécution persistante d'un jugement du 18 avril 2019 ordonnant le rétablissement de la libre circulation sur une route. Constatant que la commune n'avait toujours pas exécuté cette obligation, le tribunal a condamné la commune à verser 15 400 euros au titre de l'astreinte pour la période du 16 avril au 17 septembre 2024, dont la moitié à l'État et l'autre moitié au requérant, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. En raison du mauvais vouloir persistant de la commune, le tribunal a également porté le taux de l'astreinte à 200 euros par jour à compter de la notification du présent jugement. Enfin, la commune a été condamnée à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Belgodère pour quatre maisons avec piscines. La décision a été censurée pour vice de forme, l'arrêté ne mentionnant pas le nom et le prénom du signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également retenu que le projet, situé sur un terrain boisé de plus de quatre hectares, nécessitait une autorisation de défrichement préalable non obtenue, violant les articles L. 425-6 et R. 431-19 du code de l'urbanisme. Enfin, l'extension de l'urbanisation en discontinuité avec les agglomérations existantes a été jugée contraire à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du maire de Ventiseri du 1er avril 2022 qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de M. B pour l'installation de deux containers. Le tribunal juge que le projet, situé dans un hameau de seulement cinq constructions, constitue une extension de l'urbanisation en discontinuité avec une agglomération ou un village existant, en méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Il écarte l'exception prévue à l'article L. 121-10 du même code, faute pour M. B de démontrer le caractère nécessaire des containers à une activité agricole. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B, exploitant agricole, pour contester un ordre de reversement et des titres exécutoires émis par l'Office du Développement Agricole et Rural de Corse (ODARC) pour un montant de 12 437,32 euros, correspondant à un indu d'indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) pour la campagne 2019, ainsi que la lettre de fin d'instruction du préfet de la Corse-du-Sud et la pénalité associée. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation des titres exécutoires, et une erreur d'appréciation sur sa bonne foi. L'ODARC a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions et le bien-fondé des moyens, en application du règlement d'exécution (UE) n° 809/2014 et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure et la motivation des actes
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B A, ouvrier de l'État, qui contestait le refus du ministre des armées de l'admettre à la retraite anticipée pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que les tâches effectuées par le requérant, notamment en électronique et en maintenance de matériel vidéo, ne relevaient pas de la rubrique IX du décret n° 67-711 du 18 août 1967, qui définit les emplois insalubres ouvrant droit à ce dispositif. Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur d'appréciation et d'un défaut d'information, en retenant une substitution de motifs proposée par l'administration. La décision s’appuie sur le décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 relatif au régime des pensions des ouvriers de l’État.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux arrêtés du maire de Coggia plaçant M. A en congé de maladie ordinaire dans l'attente de l'avis du conseil médical. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de préjudice grave et immédiat. Il a notamment relevé que le préjudice économique allégué n'était pas démontré et que l'état dépressif invoqué préexistait aux décisions contestées. Les requêtes ont donc été rejetées sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux arrêtés du maire de Coggia (7 et 22 août 2024) plaçant M. A en congé de maladie ordinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la perte de salaire compromettait ses charges courantes ni que son état dépressif, antérieur aux décisions, constituait une urgence nouvelle. Les requêtes ont été rejetées sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur retirant trois points du permis de conduire de M. B A et procédant au retrait de ce permis. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les besoins professionnels du requérant (contrat d’apprentissage), en raison de la gravité de l’infraction et des impératifs de sécurité routière. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de Mme B, attachée territoriale, qui contestait l'arrêté du maire de Prunelli-du-Fiumorbo refusant de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute de son accident de service du 3 janvier 2017. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'expertise médicale ordonnée, faute pour la requérante de démontrer que les documents médicaux non consultés étaient nécessaires. Sur le fond, il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'absence de lien direct et certain entre les douleurs persistantes et l'accident initial, conformément à l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984. En conséquence, la requête a été rejetée.