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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du 28 novembre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de Mme A. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'imputabilité de certaines infractions à un tiers. Le juge a estimé que, même en excluant les infractions contestées, le nombre de points retirés restait suffisant pour justifier l'invalidation, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi en référé précontractuel par la Société d'équipement du Territoire de Belfort (SODEB) pour contester la procédure de passation d’un marché d’assistance technique à maîtrise d’ouvrage lancé par le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté. La SODEB soutenait notamment l’irrégularité de l’offre attributaire et un défaut d’information sur ses notes. La société s’est finalement désistée de sa requête. Le juge a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la SODEB au titre des frais de justice, sans ordonner de mesures sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait son assignation à résidence dans le Doubs pour 45 jours, prise par le préfet du Doubs le 18 janvier 2025. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’examen, et a jugé que la décision d’obligation de quitter le territoire français du 3 mars 2023, prise moins de trois ans auparavant, restait exécutoire. Il a également estimé que l’éloignement demeurait une perspective raisonnable, l’assignation prenant fin avant la convocation judiciaire de l’intéressé. La solution s’appuie sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, contestant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision de remise ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement Dublin III. Il a également jugé que l'assignation à résidence était légale, faute d'illégalité de la décision de transfert. La solution s'appuie sur les règlements (UE) n°604/2013 et (CE) n°1560/2003, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant sa remise aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que sa demande avait été traitée de manière expéditive et dans des conditions dégradantes en Suisse. Le tribunal a jugé que cette clause ne constitue pas un droit pour le demandeur et que les allégations de M. A sur les mauvaises conditions de traitement de sa demande en Suisse n'étaient pas suffisamment étayées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert vers la Suisse.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière, la présomption d'urgence n'étant pas applicable en l'espèce. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision préfectorale du 13 novembre 2024 n'a pas été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte du désistement de Mme B, agent de l'établissement de santé de Quingey, qui contestait le refus implicite de l'établissement de lui verser des indemnités liées à son cadre d'emploi et au travail dominical et férié. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après qu'un accord a été trouvé entre les parties. Le tribunal a rejeté sa demande de remboursement des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante camerounaise, afin d'obtenir l'instruction et le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle. En cours d'instance, le préfet du Doubs a informé la requérante qu'il serait procédé au renouvellement de son titre de séjour pour une durée de deux ans. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des demandes.