Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2204028(TA33-2204028)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient le refus de la région Nouvelle-Aquitaine de créer un arrêt de transport scolaire devant leur domicile. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de signature, la décision étant régulièrement signée par une autorité délégataire. Elle a également jugé que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, la distance de 500 mètres jusqu’à l’arrêt existant n’étant pas excessive et la dangerosité du trajet n’étant pas établie. La solution s’appuie sur le règlement régional des transports scolaires, qui laisse à la région l’appréciation de l’opportunité de créer un arrêt, et sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA33-2204370(TA33-2204370)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B A contestant l'arrêté du 15 février 2022 du sous-préfet de Bergerac ordonnant la saisie définitive de ses armes et l'interdiction d'en acquérir. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que le recours hiérarchique de M. A, expédié le 14 avril 2022, n'était pas tardif. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué au motif qu'il était insuffisamment motivé en droit, en méconnaissance des exigences de l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure. En conséquence, il a enjoint au préfet de restituer les armes et munitions saisies à M. A.
N° TA33-2300181(TA33-2300181)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le permis de construire tacite délivré par le maire de Marsac-sur-l'Isle à M. B pour la construction d’une maison d’habitation en zone N du PLUi du Grand Périgueux. Cette zone, inconstructible selon le règlement applicable, n’autorisait pas ce type de construction à la date du dépôt de la demande. Le préfet de la Dordogne, auteur du déféré pour excès de pouvoir, a obtenu gain de cause, le tribunal jugeant que le projet méconnaissait les dispositions des articles N 17-1 et N 1-2 du PLUi. La décision repose sur les règles d’urbanisme en vigueur, sans que l’existence d’un précédent permis retiré en 2017 ne puisse justifier la construction.
N° TA33-2406562(TA33-2406562)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’hospitalisation d’office prise par le préfet de la Gironde en 2001. Le tribunal rappelle que, depuis l’entrée en vigueur de l’article L. 3216-1 du code de la santé publique le 1er janvier 2013, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître de la régularité des décisions administratives en matière de soins psychiatriques sans consentement. En conséquence, la requête, enregistrée en 2024, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le président du tribunal rejette donc la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu’il soit besoin de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire.
N° TA33-2500156(TA33-2500156)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant portugais, contestant les arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 3 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, avec interdiction de circulation et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles R. 114-6 du code de la sécurité intérieure et R. 40-29 du code de procédure pénale, ainsi que de la violation de l'article L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que le comportement de M. C, caractérisé par de multiples condamnations et mentions au fichier des antécédents judiciaires, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et les conclusions accessoires.
N° TA33-2500381(TA33-2500381)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’une demande d’effacement d’une condamnation figurant au bulletin n° 2 de son casier judiciaire, qu’il estimait faire obstacle à son activité professionnelle. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Il a rappelé que, selon l’article 775-1 du code de procédure pénale, une telle demande relève exclusivement de la compétence du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée.
N° TA33-2500111(TA33-2500111)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert vers la République Tchèque, responsable de sa demande d'asile selon le règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen, et de violation des articles 4 et 5 du règlement, estimant que la procédure était régulière et que la requérante n'avait pas justifié de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
N° TA33-2500176(TA33-2500176)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 8 janvier 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait assigné à résidence M. A pour 45 jours. Le juge estime que la naissance de l'enfant de M. A, issu de sa relation avec une ressortissante française, constitue un changement de circonstances de fait faisant obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement. Cette impossibilité d'exécuter l'obligation de quitter le territoire français entraîne l'illégalité de l'assignation à résidence. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500215(TA33-2500215)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public communal affectée au centre nautique de Bordeaux Lac. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'occupation illicite entravait le fonctionnement du service public sportif et générait des risques pour la sécurité et la salubrité publiques. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à la protection du domaine public.
N° TA33-2500205(TA33-2500205)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 8 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de quatre ans, et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500363(TA33-2500363)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire présentée par Mme B. La requérante n'avait pas produit la décision contestée ni introduit de requête distincte en annulation, ce qui rendait sa demande manifestement irrecevable. Le juge a appliqué les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
N° TA33-2500230(TA33-2500230)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 9 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit au séjour, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500228(TA33-2500228)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 décembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné l'expulsion de M. B, ressortissant turc, et retiré sa carte de résident. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une méconnaissance de l'article 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA33-2408017(TA33-2408017)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre des saisies administratives à tiers détenteur émises par la commune de Coutras pour le recouvrement de créances non fiscales. Le juge a rappelé que, en vertu de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales et de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l’exécution, relevant de l’ordre judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2403668(TA33-2403668)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Carrefour station-service d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mérignac du 10 avril 2024 ayant sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. En cours d’instance, la commune a accordé le permis sollicité par un arrêté du 10 septembre 2024. Invitée à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 27 janvier 2025, le tribunal a constaté son désistement d’instance et lui en a donné acte.
N° TA33-2500185(TA33-2500185)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. F, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et l'absence de vérification de son droit au séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, et que les mesures étaient proportionnées. Il a ainsi validé les arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500182(TA33-2500182)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté de la préfète de la Dordogne l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2403823(TA33-2403823)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale judiciaire présentée par Mme A E, fonctionnaire de la Région Nouvelle-Aquitaine. Cette mesure vise à déterminer la nature et l'étendue des séquelles liées à sa maladie professionnelle anxio-dépressive reconnue, ainsi qu'à évaluer les préjudices subis, en vue d'une éventuelle action en responsabilité contre son employeur. Le tribunal a jugé cette expertise utile, distincte de l'atteinte à l'intégrité physique déjà indemnisée, et a rejeté les conclusions de la Région qui en contestait l'utilité. La demande de frais d'instance a été rejetée en l'absence de partie perdante.
N° TA33-2500136(TA33-2500136)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 6 janvier 2025 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné le transfert de Mme A, ressortissante mauritanienne, vers l'Espagne, responsable de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n°604/2013, en raison de sa vulnérabilité, de son état de santé et de ses liens familiaux en France (demi-sœur réfugiée, frère présent). Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17, compte tenu de la situation particulière de Mme A. La décision est annulée, sans examen des autres moyens.
N° TA33-2500099(TA33-2500099)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant biélorusse, contestant un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 4 janvier 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français et un second arrêté du même jour l’assignant à résidence pour quarante-cinq jours. La juridiction a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d’être entendu, garanti par l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, était infondé, et a écarté les autres moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit et d’appréciation). Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code des relations entre le public et l’administration, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.