20 742 décisions disponibles — page 43/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par M. A... sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de Gironde le 10 juillet 2025, n’avait reçu aucune offre de logement dans les délais impartis. Le tribunal a constaté que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la commission de médiation et a ordonné le logement ou le relogement de M. A... par l’État, pouvant assortir cette injonction d’une astreinte. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation de la Gironde le 13 février 2025. La requérante demandait l’exécution de cette décision et une indemnisation pour l’inexécution, mais un précédent jugement du 29 septembre 2025 avait déjà enjoint au préfet de lui proposer un logement. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute pour Mme B... d’avoir formé une réclamation préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Enfin, les conclusions à fin d’injonction ont été jugées dépourvues d’objet, le tribunal ayant déjà statué sur ce point par le jugement n° 2504688 du 29 septembre 2025.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, fait droit à la requête de Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 12 juin 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté (T1-T2) ne lui a été proposée dans les délais impartis, le tribunal enjoint au préfet de la Gironde de procéder à son relogement avant le 1er avril 2026. La solution retenue rappelle que le juge doit ordonner le logement dès lors que l’offre fait défaut, indépendamment des diligences de l’administration.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 11 décembre 2025 pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une structure adaptée au plus tard le 15 mars 2026. La solution retenue ordonne l'exécution de la décision de la commission de médiation, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte dans le dispositif final.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal de la fabrication d’une carte de séjour temporaire pour l’intéressé, ce qui a conduit M. A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 24 février 2026, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été nécessaire pour statuer sur le fond.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue repose sur l'application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant la régularité d'une lettre ouverte du maire de La Bachellerie durant la campagne électorale municipale. Le juge a rappelé que, selon l'article L. 248 du code électoral, une contestation des opérations électorales n'est possible qu'après le scrutin, rendant la demande prématurée. Il a également souligné son incompétence pour enjoindre au maire de cesser certains comportements ou pour statuer sur la régularité de ces actes en dehors d'un recours contre les élections elles-mêmes. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Auto Bilan d’une demande de condamnation du département de la Gironde à l’indemniser de préjudices matériel et moral. Après que le département a informé le tribunal d’un accord amiable, la société requérante s’est désistée de sa requête tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de la SARL Auto Bilan au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant que les circonstances de l’espèce ne justifiaient pas une telle condamnation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles situées à Ayguemorte-Les-Graves, dans le cadre de l'occupation temporaire autorisée pour les études préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse/Dax (GPSO). La solution retenue est motivée par le refus de signer les procès-verbaux opposé par le maire et les propriétaires, ce qui justifie l'intervention de l'expert conformément aux dispositions de la loi de 1892.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025, autorisant SNCF Réseau à occuper temporairement ces terrains pour les diagnostics archéologiques et géotechniques du projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La solution retenue est motivée par le refus des propriétaires et du maire de signer les procès-verbaux, situation prévue par les dispositions de l'article 7 de la loi de 1892.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande du préfet de la Gironde. Cette demande visait à désigner un expert pour constater d'urgence l'état des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025, autorisant SNCF Réseau à occuper temporairement ces terrains pour des diagnostics archéologiques et géotechniques préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La désignation de l'expert est justifiée par le refus du maire de Landiras et de certains propriétaires de signer les procès-verbaux d'état des lieux. La solution retenue applique les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 3 février 2026 par laquelle le directeur territorial de l’OFII a refusé à Mme A..., mineure née en France, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal juge que l’OFII ne pouvait assimiler la demande d’asile de l’enfant à une demande de réexamen, dès lors qu’elle est personnelle et distincte de celle de ses parents. La décision est fondée sur les articles L. 551-15 et L. 551-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et une injonction est prononcée pour un réexamen sous huit jours.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par la préfète de la Dordogne pour demander la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Domme à la SARL Beaux Espaces pour des hébergements hôteliers. La préfète invoquait une méconnaissance du règlement du PLU, l’absence de consultation des commissions accessibilité et sécurité, et un risque pour la sécurité publique au titre de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. La préfète s’est désistée de sa requête par un mémoire du 20 février 2026. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure de suspension.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., demandeur d'asile guinéen, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 29 janvier 2026 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII avait légalement pu considérer que M. A... ne respectait pas les exigences des autorités chargées de l'asile, en ne se présentant pas à deux convocations, justifiant ainsi la cessation des conditions d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'information prévue à l'article L. 551-10 du même code avait été délivrée au requérant lors de son entretien d'évaluation, dans une langue qu'il comprenait.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de l'EPIC Aquitanis OPH de Bordeaux Métropole. Il a ordonné une expertise afin de déterminer la nature, les causes et l'imputabilité des désordres affectant la construction de logements sociaux sur la commune de Saint-Sulpice-et-Cameyrac, ainsi que de chiffrer les coûts de réparation et les préjudices subis. La mesure a été déclarée commune et opposable à l'ensemble des constructeurs et à leurs assureurs, dont les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles, sans préjudice des responsabilités encourues. Les demandes de mise hors de cause et les autres conclusions des parties ont été réservées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par une fonctionnaire hospitalière afin d'obtenir une expertise médicale sur la consolidation de son état de santé et l'évaluation de ses préjudices, suite à une maladie professionnelle (burn-out) reconnue imputable au service. La requérante, qui a été déclarée inapte et conteste son reclassement, cherche à obtenir la réparation intégrale de ses préjudices non couverts par le statut. Le juge des référés a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un éventuel litige indemnitaire. Il a désigné un expert pour décrire l'état de santé de la requérante et évaluer ses préjudices.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme C... tendant à l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 3 900,99 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais la CAF opposait le caractère frauduleux de l'indu, devenu définitif. Le juge a rappelé qu'aux termes de l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale, aucune remise gracieuse ne peut être accordée lorsque l'indu résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration caractérisant une volonté de dissimulation. En l'espèce, les omissions déclaratives de Mme C. (primes, libéralités, ressources du fils) révélaient une telle volonté, ce qui excluait toute remise, indépendamment de sa bonne foi ou de sa précarité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de 18 mois infligée le 26 février 2024 par la commune de Blanquefort à une auxiliaire de puériculture. La décision a été jugée insuffisamment motivée, en méconnaissance de l’article L. 532-5 du code de la fonction publique, et disproportionnée au regard des faits reprochés (deux incidents mineurs sans antécédents disciplinaires). Le tribunal a enjoint à la commune de retirer la sanction du dossier, de reconstituer la carrière de l’agent et de lui verser la rémunération due, ainsi que 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 808,21 euros pour la période de mars 2020 à mai 2022. Le juge a estimé que la valeur en capital des parts sociales détenues par le requérant dans une société, même non productives de revenus, devait être prise en compte comme ressource en application des articles L. 262-2, L. 132-1 et R. 132-1 du code de l’action sociale et des familles. La contestation de M. B... sur l'évaluation de cette valeur n'a pas été jugée fondée, et sa situation financière difficile n'est pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de l'indu. La décision du département de la Dordogne est donc confirmée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui servir le revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er août 2022. Le tribunal a annulé la décision du 26 février 2024 rejetant son recours administratif préalable obligatoire comme irrecevable, ainsi que la décision initiale du 18 avril 2023. Il a enjoint au département de réexaminer les droits de M. B... au RSA à compter du 1er août 2022 dans un délai de deux mois. Cette solution s’appuie sur les articles L. 262-2 et L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur les principes de motivation et de notification régulière des décisions administratives.