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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018. La contribuable soutenait que la réintégration d'un passif injustifié, inscrit au bilan de clôture de 2017, devait être imposée au titre de 2017 en raison des règles d'intangibilité du bilan d'ouverture et d'annualité de l'impôt. Le tribunal a jugé que, le délai de reprise pour 2017 étant expiré, le premier exercice non prescrit était 2018, rendant l'imposition à ce titre légalement fondée. Il a également écarté le moyen tiré de la convention européenne des droits de l'homme, sans le développer dans le texte de la décision.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de Mme AV... épouse B... et de plusieurs autres requérants, qui contestaient l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel le préfet du Calvados a déclaré d'utilité publique, au profit de l'Établissement public foncier de Normandie, l'acquisition de parcelles sur l'espace dunaire de l'estuaire de l'Orne à Merville-Franceville-Plage. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier d'enquête publique, de l'insuffisance de motivation de l'avis du commissaire enquêteur, du défaut de justification du recours à l'expropriation, et de l'atteinte excessive au droit de propriété. Il a jugé que l'opération présentait un caractère d'utilité publique et que les parcelles incluses dans le périmètre étaient nécessaires à la protection du milieu dunaire. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet de la Manche d’un recours en excès de pouvoir contre un permis d’aménager tacite délivré par le maire du Parc à la SCI Mobi pour régulariser l’extension d’une piste de sports mécaniques. Le tribunal a rejeté les moyens d’irrecevabilité soulevés par la commune et la SCI, mais a examiné le moyen tiré du défaut d’avis conforme du préfet. Compte tenu de l’annulation rétroactive du plan local d’urbanisme intercommunal par la cour administrative d’appel de Nantes, le tribunal a jugé que le territoire était soumis au règlement national d’urbanisme à la date de la décision attaquée, rendant obligatoire l’avis conforme du préfet en application des articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l’urbanisme. En conséquence, le tribunal a annulé le permis d’aménager tacite pour vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet de la Manche d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme positif délivré par le maire de Lessay pour un projet de division parcellaire. Le préfet soutenait que ce certificat méconnaissait l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, qui impose une extension de l’urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. Le tribunal a examiné la conformité du projet au regard du schéma de cohérence territoriale (SCoT) applicable, lequel fixe des critères précis d’identification des villages et agglomérations. La décision retient que ces critères sont suffisamment précis et compatibles avec les dispositions littorales, ce qui a conduit au rejet de la requête préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Ouistreham Loisirs, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Blainville-sur-Mer refusant un permis d'aménager pour un parc résidentiel de loisirs. Le tribunal a jugé que l'avis défavorable du préfet, fondé sur des documents d'urbanisme en cours d'élaboration visant à préserver la zone, n'était pas illégal et que le maire n'avait pas commis d'erreur de droit en s'y conformant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 422-5 du code de l'urbanisme, confirmant la légalité du refus.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui contestait le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que le préfet avait légalement refusé le titre sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour Mme A de justifier de l'obtention d'un diplôme au grade de master ou équivalent.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 26 août 2024 par lequel le préfet du Calvados obligeait M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour un an. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la stabilité et de l'intensité de ses liens familiaux en France (mariage avec une Française depuis 2018, vie commune continue). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné deux requêtes concernant l’expropriation de parcelles situées dans le marais de Villers-Blonville, au profit du Conservatoire de l’espace littoral. La première requête visait l’annulation de l’arrêté de cessibilité du 24 octobre 2022, tandis que la seconde contestait le refus implicite d’abroger les arrêtés de déclaration d’utilité publique de 2017 et de prorogation de 2022. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’illégalité des actes antérieurs et l’irrégularité de la procédure d’enquête parcellaire, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les demandes de M. A, ressortissant turc, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, n’étaient pas fondés, compte tenu de l’absence de menace pour l’ordre public et de l’appréciation de la situation personnelle et familiale du requérant. Les décisions attaquées ont donc été jugées légales, sans qu’il soit nécessaire d’enjoindre au préfet de délivrer un titre ou de réexaminer la situation.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation, des erreurs de fait, et la méconnaissance des articles L. 421-3, L. 421-5, L. 423-23 et L. 433-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté l’ensemble de ces moyens, estimant que la décision était suffisamment motivée, fondée sur des faits exacts, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’autoriser à redoubler au sein de l’institut de formation en soins infirmiers d’Alençon (Croix-Rouge Française), se déclare incompétent. Il juge que cette décision, prise par un organisme privé participant au service public, ne constitue pas un acte administratif car elle n’implique pas l’exercice de prérogatives de puissance publique. En conséquence, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Le tribunal renvoie l’affaire au Tribunal des conflits, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015, après que la présidente du tribunal judiciaire d’Alençon a déjà décliné la compétence judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. E d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Caen (17 novembre 2022 et 7 avril 2023) accordant un permis de construire et un permis modificatif pour l’extension d’une maison individuelle. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles UB 7.2.2 et UB 7.2.3 du plan local d’urbanisme (PLU) relatifs aux règles de retrait des constructions par rapport aux limites séparatives. Le tribunal a jugé que le balcon et la terrasse situés au-delà de la bande de constructibilité principale ne respectaient pas la règle de retrait (R=H), car leur distance à la limite séparative était insuffisante. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre une régularisation du permis, les autres moyens étant écartés comme inopérants ou non fondés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. A concernant la décision du ministre de l'intérieur du 19 décembre 2024. Cette décision fixait au 28 décembre 2024 la date limite pour réussir l'épreuve théorique du permis de conduire, sous peine de devoir repasser l'intégralité des épreuves. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A ne justifiant pas de difficultés professionnelles suffisamment graves et immédiates. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car elle présentait simultanément, sans ordre de priorité, des demandes fondées sur les articles L. 521-1 (référé suspension) et L. 521-2 (référé liberté) du code de justice administrative, ce que la procédure interdit. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté la demande sans examiner son urgence ou son bien-fondé.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, rendue le 25 février 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant résidait à Évreux (Eure) et que, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal territorialement compétent pour statuer sur ce litige était le Tribunal Administratif de Rouen. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Orne suspendant le permis de conduire de M. B pour neuf mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, en consommant du CBD peu avant de conduire, avait lui-même contribué à la situation d'urgence invoquée. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée, appréciée objectivement et globalement.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. Prince, ressortissant nigérian, contestant la décision de l'OFII du 20 janvier 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil au motif qu'il aurait dissimulé avoir obtenu une protection internationale en Italie. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la procédure prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas été respectée, faute pour l'OFII d'avoir mis M. Prince en mesure de présenter ses observations écrites préalablement. Il a également enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil à compter de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment détaillée. Il estime que le requérant n'apporte pas la preuve de défaillances systémiques en Belgique au sens de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et que sa situation personnelle, notamment ses problèmes de santé et d'isolement, ne justifie pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 5 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant des requérants. Les juges ont estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour les parents d'avoir fourni des éléments circonstanciés démontrant une atteinte grave et immédiate à la situation de leur enfant, malgré les allégations d'hypersensibilité, de troubles "DYS" et de problèmes respiratoires. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.