11 389 décisions disponibles — page 198/570
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A B, mineur victime d’un accident de tyrolienne lors d’une sortie organisée par la commune de Cherbourg-en-Cotentin le 3 août 2017. La juridiction a retenu la responsabilité de la commune pour faute, en raison d’un défaut de surveillance sur les lieux de l’activité dangereuse, en méconnaissance des obligations prévues par le code de l’action sociale et des familles (article R. 227-15). Toutefois, une faute de la victime, qui ne s’est pas assurée de l’arrivée de son camarade avant de s’engager, a été retenue, ce qui est de nature à exonérer partiellement la commune. Le tribunal a ordonné une expertise médicale avant dire droit pour évaluer les préjudices et a condamné la commune à verser une provision de 10 000 euros à M. A B.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, agent territorial de Cherbourg-en-Cotentin, qui contestait son exclusion temporaire d'un jour. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la convocation à l'entretien préalable était régulière. Il a également considéré que les faits reprochés (négligences, non-respect des procédures, difficultés relationnelles) étaient établis et constituaient une faute disciplinaire. Enfin, la sanction a été jugée proportionnée au regard des manquements et des évaluations professionnelles antérieures de l'agent. La décision se fonde sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret du 18 septembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier, titulaire d'une carte de résident expirée, demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour afin de pouvoir travailler. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier de difficultés financières concrètes liées à la suspension de son contrat de travail. La demande est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 8 août 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son expulsion. Le tribunal a pris acte du désistement de M. B concernant l'assignation à résidence et a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les textes appliqués incluent la convention européenne des droits de l'homme, la convention internationale des droits de l'enfant, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision était suffisamment motivée, le préfet ayant examiné la situation de l'intéressé, notamment son état de santé, sans que l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne fasse obstacle à son éloignement.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que les décisions d'éloignement (obligation de quitter le territoire, fixation du pays, interdiction de retour) avaient été abrogées par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour le 3 septembre 2024, antérieurement à l'enregistrement de la requête, les rendant irrecevables. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté les moyens relatifs à l'état de grossesse, à la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et aux erreurs manifestes d'appréciation concernant le délai de départ volontaire et l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour de M. A. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son projet de formation en alternance. Par ailleurs, le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté, la demande de communication des motifs n'ayant pas été effectuée dans les formes requises. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er décembre 2023 par lequel le préfet du Calvados lui a retiré sa carte de résident. Le tribunal a jugé que, la décision d'expulsion du 18 août 2023 étant devenue définitive, l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour en application de l'article R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens invoqués par le requérant, tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la société Vert Marine, qui contestait son éviction d’une procédure de délégation de service public pour l’exploitation d’un centre aquatique. La société soutenait que la communauté de communes du Val Es Dunes avait commis une faute en n’écartant pas l’offre du délégataire sortant, qu’elle estimait irrégulière. Le tribunal a jugé qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité n’était établie, et que la société ne démontrait pas avoir été privée d’une chance sérieuse d’obtenir le contrat. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, ainsi que les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Orne de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a estimé que la condition d’urgence, caractérisée par une situation d’urgence extrême justifiant une intervention sous 48 heures, n’était pas remplie, les seules difficultés alléguées dans le parcours universitaire et professionnel ne suffisant pas à l’établir. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car l'administration avait délivré au requérant une nouvelle attestation de prolongation d'instruction le 16 janvier 2025, en application des articles R. 431-15-1 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable comme dirigée contre une décision inexistante. L'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant sierra-léonais, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ayant bénéficié de récépissés successifs et son dossier étant toujours en cours d'instruction par la préfecture. En l'absence d'urgence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) rejeté par le tribunal administratif de Caen. Le requérant, un ressortissant afghan faisant l'objet d'un transfert Dublin vers la Belgique, invoquait une atteinte grave à son droit d'asile en raison de sa minorité alléguée et de la présence de son frère en France. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute d'éléments établissant un transfert effectif imminent. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B, ressortissant soudanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, le défaut de motivation et l'absence d'examen personnalisé, ainsi que la violation des articles L. 521-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire, au motif que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le CESEDA, la convention européenne des droits de l'homme (article 3), et les directives européennes 2008/115/CE et 2013/32/UE.
Le Tribunal Administratif de Caen (3ème Chambre) a annulé la décision du 16 février 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, un ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur un avis défavorable du maire pour estimer que l'intéressé ne justifiait pas d'une intégration républicaine suffisante, alors que M. A maîtrisait la langue française et résidait en France depuis plus de huit ans après avoir été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne la délivrance de la carte de résident à l'intégration républicaine.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de l'Orne d'autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que les ressources de M. A, constituées de sa pension de retraite, étaient inférieures au SMIC, condition exigée par l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également écarté le moyen tiré de la prise en compte de l'aide au logement, estimant qu'elle ne constitue pas une ressource stable au sens de cet accord. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision préfectorale.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence en tant que parent d'enfant français. Le préfet du Calvados ayant informé le requérant, après l'introduction de la requête, que son titre de séjour était disponible, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet. Le juge a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. C et condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de justificatifs suffisants des difficultés financières alléguées, malgré la suspension de son contrat d'apprentissage. De plus, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 janvier 2025 excluait l'existence d'une décision implicite de rejet. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.