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Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, estimant que le requérant avait pu présenter ses observations lors de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de permis de construire une maison d’habitation à Banville. Le tribunal a jugé que la maire était compétente pour statuer, le transfert de compétence à la commune étant définitif malgré l’annulation du PLU. Il a également écarté les moyens tirés de l’erreur de droit et de la méconnaissance des articles L. 101-2, L. 111-3 et L. 111-4 du code de l’urbanisme, estimant que le projet ne se situait pas dans une partie urbanisée de la commune. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A, y compris celles aux fins d’injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 ordonnant le dessaisissement des armes de M. C, le retrait de son permis de chasser et son inscription au fichier des interdits d'armes. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, signalé pour des faits de violence avec armes et un défaut de précaution dans le stockage, avait contribué à la situation d'urgence qu'il invoquait. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société L'Abri côtier, qui contestait le rejet tacite de sa demande de permis de construire pour la démolition et reconstruction de son restaurant à Lion-sur-Mer. Le tribunal a jugé que la décision de rejet était suffisamment motivée, car elle listait les pièces manquantes ou incohérentes du dossier. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et du détournement de procédure, estimant que la commune avait valablement constaté l'incomplétude du dossier sur le fondement des articles L. 424-2 et R. 423-23 du code de l'urbanisme. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C, voisins immédiats, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Falaise à la société Nexity pour un ensemble de 83 logements et 9 maisons. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance du dossier de demande (articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l’urbanisme) et la méconnaissance du règlement de la zone UD du plan local d’urbanisme (PLU), ainsi que de l’article R. 111-27 du même code. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, considérant que le dossier permettait à l’administration d’apprécier la conformité du projet et que les règles d’urbanisme applicables n’étaient pas violées. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de la communauté de communes Cœur de Nacre et des communes de Saint-Aubin-sur-Mer et Luc-sur-Mer, qui demandaient l’annulation des décisions implicites du maire de Cresserons prolongeant trois permis d’aménager accordés en janvier 2020 à la société Claude Jean investissement. Le tribunal a jugé que les requérantes ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant, les terrains concernés étant situés sur le territoire de la commune de Cresserons et non sur le leur. En conséquence, les demandes ont été déclarées irrecevables, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres fins de non-recevoir ou le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 424-21 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La juridiction a estimé que, malgré les difficultés quotidiennes et l'adaptation de son mode de vie évoquées par le requérant, les éléments médicaux et les pièces du dossier ne démontraient pas que son handicap entraînait une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien réfugié, qui contestait le refus du préfet du Calvados d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a été jugée légale : le signataire disposait d’une délégation régulière, et les ressources du demandeur étaient insuffisantes au regard du seuil requis pour un foyer de deux personnes. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d’une erreur d’appréciation, sans se prononcer sur la condamnation pénale mentionnée.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B, agent du centre hospitalier de Flers, contestant un avertissement qui lui a été infligé pour avoir donné une interview politique dans l'enceinte de l'établissement. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la procédure disciplinaire avait respecté le principe du contradictoire et que les faits étaient établis. Il a jugé que la sanction d'avertissement, fondée sur les articles L. 532-4 du code général de la fonction publique et le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989, n'était pas disproportionnée au regard du manquement aux obligations de réserve et d'obéissance hiérarchique. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B et Mme D d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral et matériel résultant de l'illégalité de la décision du 4 février 2022 de la CAF de la Manche, qui engageait leur responsabilité dans le cadre d'une procédure de non-décence de leur logement. Les requérants contestaient notamment le fondement juridique de cette décision, l'absence de procédure contradictoire et des erreurs de fait. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de la CAF était légale. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire, sans qu'il soit fait application des textes spécifiques invoqués par les requérants.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Manche du 6 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. En cours d'instance, le préfet a retiré ces arrêtés par une décision du 19 décembre 2024. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. Il a admis M. B à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 500 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A B qui contestait le refus du département de l'Orne de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que, bien que Mme B souffre d'une pathologie dégénérative et utilise une canne, les éléments fournis ne démontraient pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique pour tous ses déplacements extérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision du 4 juin 2024 par laquelle le préfet du Calvados a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C épouse B, ressortissante gabonaise. La décision est annulée pour deux motifs : d'une part, elle méconnaît l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration en ne mentionnant pas le prénom, le nom et la qualité de son signataire ; d'autre part, le préfet a commis une erreur d'appréciation en classant la demande sans suite au motif que l'intéressée n'avait pas honoré deux convocations, alors qu'il n'est pas établi qu'elle les avait reçues.
Le Tribunal administratif de Caen a annulé la décision du 5 septembre 2022 par laquelle le directeur de l’établissement public de santé mentale du Château de Vaux avait infligé un blâme à M. B, moniteur éducateur. Le juge a estimé qu’aucune faute ne pouvait être retenue à son encontre, faute de consigne personnelle et directe de conduire la résidente aux urgences, et compte tenu de son occupation à une autre mission au moment de l’arrivée de la collègue en renfort. La sanction a donc été jugée infondée et annulée pour excès de pouvoir, sur le fondement des principes généraux de la fonction publique et des lois n° 83-634 et n° 86-33.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Claude Jean Investissement d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la communauté de communes Cœur de Nacre de retirer ou d’abroger deux délibérations fixant la répartition de l’enveloppe foncière annuelle pour l’habitat. La société invoquait l’incompétence de l’organe communautaire, un défaut de motivation, une rupture d’égalité et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la communauté de communes était compétente en matière d’aménagement de l’espace et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales et L. 153-6 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé le compte-rendu de l'entretien professionnel 2022 de Mme A, agent du centre hospitalier Aunay-Bayeux, pour l'année 2021. La requérante contestait la compétence de l'autorité ayant mené l'entretien et la régularité de la procédure. Le tribunal a jugé que l'entretien avait été conduit par la directrice des ressources humaines, qui n'était pas la supérieure hiérarchique directe de l'agente, en méconnaissance de l'article 3 du décret n° 2020-719 du 12 juin 2020. Cette irrégularité a entraîné l'annulation du compte-rendu, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérien, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation concernant la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur en ne faisant pas usage de cette clause, faute de lien familial suffisamment établi et de risques avérés en Espagne. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, agent du centre hospitalier public du Cotentin, qui contestait sa suspension de fonctions sans rémunération pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la qualification de sanction disciplinaire, la méconnaissance du principe de proportionnalité et des droits fondamentaux (CEDH), ne présentaient pas de questions nouvelles. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à l'obligation vaccinale des personnels soignants.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B A contestant sa suspension sans rémunération par le centre hospitalier public du Cotentin pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La suspension, fondée sur la loi du 5 août 2021 et le décret du 7 août 2021, ne constitue pas une sanction disciplinaire mais une mesure de police administrative, échappant aux garanties procédurales invoquées. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe de proportionnalité et l'absence de base réglementaire, étaient infondés, s'appuyant sur l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 29 mars 2024. La requête a été rejetée, et la demande de frais de justice de Mme A a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Calvados refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, compte tenu de son entrée tardive dans les démarches de régularisation et du caractère précaire de son activité professionnelle. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.