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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SCI du 37 rue du Dauphin, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020 et 2021. Le litige portait sur l'affectation des étages d'un immeuble à Honfleur, initialement loués à usage mixte (commerce et habitation), mais que le preneur avait déclarés comme étant à usage commercial pour éviter la taxe d'habitation. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 1415, 1494 et 1495 du code général des impôts, la situation de fait au 1er janvier de chaque année (usage commercial déclaré et effectif) prévaut sur les stipulations du bail pour déterminer la valeur locative. La solution retenue est donc le rejet de la demande de réduction fiscale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2022. La requérante invoquait l'éloignement de plus de deux kilomètres de sa propriété par rapport au point de collecte le plus proche pour demander une exonération. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, la réclamation préalable de Mme A auprès de la communauté d'agglomération ayant été valablement formée et transmise. Sur le fond, l'affaire a été renvoyée à une formation collégiale pour examen, la juge unique ne pouvant statuer sur ce litige de plein contentieux.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SAS Valma Distribution, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2018 à 2020. La société invoquait notamment un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission départementale des impôts directs, mais le tribunal a jugé que le litige portait sur une question de droit relative au champ d'application de la taxe, excluant la compétence de cette commission. Sur le fond, les moyens tirés de l'absence de reversement du produit de la taxe aux caisses de retraite et de la méconnaissance de la doctrine administrative ont été écartés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions supplémentaires.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a annulé la décision du 23 novembre 2022 par laquelle la directrice de l'EPLEFPA de Coutances a licencié M. A, agent contractuel. La décision a été jugée entachée d'un vice de procédure, car la convocation à l'entretien préalable restreignait à tort le choix de l'assistance de l'agent aux seuls personnels de l'établissement, le privant ainsi de la garantie de pouvoir se faire assister par une personne de son choix, comme un avocat. La solution retenue s'appuie sur l'article 47 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Caen statue sur la demande de M. B, usufruitier d’un bien immobilier à Hauteville-sur-Mer, qui sollicite la réduction des taxes foncières des années 2021, 2022 et 2023. La requête est jugée irrecevable pour l’année 2021 en raison du non-respect du délai de réclamation prévu à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. En revanche, les conclusions relatives aux années 2022 et 2023 sont recevables. Sur le fond, le tribunal applique les articles 324 H et 324 Q de l’annexe III au code général des impôts pour évaluer la valeur locative, en fonction de critères tels que le caractère architectural et la qualité de la construction. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal examine la recevabilité et les critères d’évaluation fiscale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. B A qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu, de taxe sur les plus-values immobilières et de contributions sociales au titre de 2019. Le litige portait sur l'exonération de la plus-value immobilière pour résidence principale, que le tribunal a refusée en raison d'une consommation d'électricité anormalement basse, ne permettant pas de qualifier le bien de résidence principale. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant estimé que le requérant n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Les textes appliqués sont l'article 150 U, II 1° du code général des impôts et l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de la contribution à l'audiovisuel public (138 €) et des pénalités (14 €) au titre de 2021. La requérante invoquait l'irrégularité de la notification de l'acte de poursuite et soutenait avoir déjà payé la contribution par prélèvement automatique. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité en la forme de la saisie à tiers détenteur ne relèvent pas du juge de l'impôt, conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. En l'absence de preuve du paiement allégué, la demande de décharge de l'obligation de payer a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SAS Grand Large Yachting, qui contestait la majoration de 40 % pour défaut de déclaration annuelle de taxe sur les salaires (2018-2020). La société invoquait une confusion procédurale entre vérification de comptabilité et taxation d’office, ainsi qu’une absence de manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la mise en demeure du 16 juin 2021, bien que concomitante à la vérification, était régulière et que la simple conviction de la société de ne pas être redevable ne suffisait pas à écarter la majoration. La décision s’appuie sur l’article 1728 du code général des impôts, qui prévoit une majoration de 40 % en cas de défaut de déclaration après mise en demeure.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de la SAS Lapeyre. La société contestait le refus de l'administration fiscale d'appliquer le taux réduit de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour ses établissements de vente de meubles et matériaux de construction au titre des années 2011 et 2012. Le tribunal a jugé que le décret du 26 janvier 1995, qui limite le bénéfice de ce taux réduit à certains produits spécifiques, est légal et ne méconnaît pas les principes d'égalité devant la loi et les charges publiques. En conséquence, la demande de réduction des cotisations supplémentaires de TASCOM a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de l’université de Caen Normandie de l’exonérer des droits d’inscription pour l’année 2020-2021, nécessaires à la délivrance de son diplôme d’ingénieur. Le tribunal a jugé que la décision du 29 novembre 2021 n’était pas une simple confirmation d’une décision antérieure, rendant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant l’exonération, car M. B... ne remplissait pas les conditions légales pour en bénéficier, n’étant plus boursier ni dans une situation personnelle justifiant une dérogation. La solution s’appuie sur les articles L. 719-4, D. 612-4, R. 719-49 et R. 719-50 du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A contestant des saisies administratives à tiers détenteurs émises pour le recouvrement de taxes foncières, prélèvements sociaux et contribution audiovisuelle dues par son ex-épouse décédée. Le tribunal a écarté l'exception d'incompétence soulevée par l'administration fiscale, jugeant que la contestation de l'obligation de payer, fondée sur le défaut de qualité de légataire universel, relève du juge administratif. Sur le fond, il a considéré que M. A, désigné légataire universel par testament, est tenu au paiement des impositions en application de l'article 1682 du code général des impôts. La demande de sursis de paiement a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du département de l'Orne de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La décision a été prise sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que Mme A ne démontrait pas remplir les critères requis, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique pour tous ses déplacements extérieurs.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de Mme A visant à obtenir la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées", après le rejet de son recours administratif par le président du conseil départemental de l'Orne. Le tribunal a rappelé que l'attribution de cette carte est conditionnée, selon l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou à la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué en juge de plein contentieux sur le fondement des textes précités.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de salariés des sociétés Scholar Fab Entreprise et Scholar Fab Organisation demandant l’annulation de la décision du 1er août 2024 homologuant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance d’informations données au comité social et économique, et l’illégalité des critères d’ordre des licenciements. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des articles L. 1233-5 et suivants du code du travail. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Module Concept. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché public de fourniture et installation d'un complexe modulaire par la commune de Cabourg. Le juge a estimé que la société requérante n'établissait pas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, les critiques portant sur l'appréciation des offres par le pouvoir adjudicateur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 26 juin 2024 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de Mme A n'étaient pas réelles et sérieuses, compte tenu de ses échecs répétés et de résultats très faibles, malgré ses problèmes de santé. La décision a été rendue en application des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. et Mme B... et la A... C.P. Granville d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 14 décembre 2022 par lequel le maire de Granville ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de Mme F... pour la surélévation et la modification des ouvertures d’une maison. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le moyen tiré de fausses informations dans le dossier soumis à l’architecte des bâtiments de France était irrecevable car présenté après le délai de deux mois suivant la communication du premier mémoire en défense, conformément à l’article R. 600-5 du code de l’urbanisme. Les autres moyens, fondés sur les articles UF 7, UF 10 et UF 11 du plan local d’urbanisme, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans application des textes du code du patrimoine ou du code de l’urbanisme invoqués.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La décision a été prise sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a considéré que le handicap de Mme A ne remplissait pas les conditions requises, notamment l'absence de preuve d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou de la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique. La solution retenue confirme le bien-fondé du refus initial et du rejet du recours administratif préalable.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. et Mme D contestant la légalité de plusieurs permis de construire délivrés par la commune de Saint-Pair-sur-Mer à leurs voisins, M. et Mme E, pour l'extension et la surélévation de leur maison. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'absence de recours à un architecte, le caractère lacunaire des dossiers de demande, et la méconnaissance des articles UC 6, UC 7 et UC 10 du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les autorisations contestées étaient légales et que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes de frais de justice des requérants ont été écartées, tandis que ceux-ci ont été condamnés à verser une somme aux défendeurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... et Mme B... contestant l'arrêté du 17 août 2021 par lequel le président de la communauté de communes Argentan Intercom ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme D... pour la division d'un terrain à Ri. Le tribunal a jugé que le projet, consistant en la création de trois lots à bâtir sans voies ni équipements communs, relevait de la déclaration préalable et non du permis d'aménager. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-5 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.