Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2400402(TA95-2400402)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'une carte de séjour à une ressortissante tunisienne. Le préfet avait motivé son refus par l'utilisation d'une fausse carte d'identité française lors de l'embauche, estimant que cela constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal a jugé que ce seul fait ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public, en application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2315188(TA95-2315188)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 29 septembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial au profit de l'épouse de M. A, ressortissant algérien. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. A est régie exclusivement par l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Ce texte ne permet pas de refuser le regroupement familial pour un motif d'ordre public, contrairement au code précité. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2210412(TA95-2210412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une infirmière de bloc opératoire (IBODE) contestant le refus implicite de l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points par le centre hospitalier Simone Veil. La requérante invoquait notamment l’illégalité du décret du 3 février 1992 pour méconnaissance du principe d’égalité. Par une ordonnance, le tribunal a rejeté la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les questions posées étaient identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d’État dans sa décision du 19 juillet 2023. Cette solution s’appuie sur les dispositions de la loi n°91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n°92-112 du 3 février 1992.
N° TA95-2312413(TA95-2312413)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, de nationalité égyptienne, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre son épouse et son fils au regroupement familial. Le tribunal a d’abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n’ayant pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a ensuite jugé que les conditions de ressources et de logement prévues aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’étaient pas remplies, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA95-2312166(TA95-2312166)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant gabonais, née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2310832(TA95-2310832)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident à un ressortissant centrafricain, fils d’une réfugiée. La décision est fondée sur une erreur de droit au regard de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant remplissant les conditions pour obtenir ce titre en tant qu’enfant de réfugié. Le tribunal écarte l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, la carte délivrée à la sœur du requérant n’ayant pas retiré la décision contestée. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais d’instance.
N° TA95-2202700(TA95-2202700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, infirmière de bloc opératoire (IBODE), qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Simone Veil de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points majorés. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et que le décret du 3 février 1992 méconnaissait le principe d'égalité en réservant la NBI aux seuls infirmiers en soins généraux. Le tribunal a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que les questions soulevées étaient identiques à celles tranchées par le Conseil d'État dans sa décision n°467057 du 19 juillet 2023. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.
N° TA95-2416850(TA95-2416850)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B A, ressortissant somalien bénéficiaire de la protection subsidiaire. La condition d’urgence a été reconnue comme présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, sans circonstance particulière invoquée par l’administration pour y faire échec. Le juge a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 424-9 et L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2307673(TA95-2307673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, assistante d'enseignement artistique contractuelle, contestant son licenciement par le maire de Garges-lès-Gonesse pour suppression de poste. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, considérant que le courrier de Mme B du 24 janvier 2023 constituait un recours gracieux valable. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de licenciement du 23 novembre 2022, estimant que la commune n'avait pas démontré la réalité de la disparition du besoin ayant justifié le recrutement, en méconnaissance des dispositions de l'article 39-3 du décret n°88-145 du 15 février 1988. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2217689(TA95-2217689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme A contestant la décision du 17 octobre 2022 par laquelle l'établissement public Grand Paris aménagement a exercé son droit de préemption urbain sur deux lots situés à Garges-lès-Gonesse. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'absence de projet réel d'aménagement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était régulière et fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA95-2417780(TA95-2417780)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de son transfert du centre de détention de Nanterre vers celui de Châteaudun. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que cet éloignement rendrait les visites familiales impossibles, et a rappelé que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ne confère pas aux détenus le droit de choisir leur lieu d'incarcération.
N° TA95-2305160(TA95-2305160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder le bénéfice du regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu se fonder sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour refuser la demande, en raison de faits de violences conjugales commis par le requérant en 2016, jugés incompatibles avec les principes essentiels de la vie familiale en France. La décision n’a pas non plus été considérée comme une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2417244(TA95-2417244)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er octobre 2024 refusant la délivrance d'une carte professionnelle à M. B, agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un contrat de travail en cours ou d'un préjudice immédiat et certain, la promesse d'embauche produite étant postérieure au refus. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, a été rejeté.
N° TA95-2313173(TA95-2313173)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI NRS d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption urbaine du maire d’Asnières-sur-Seine du 14 juin 2023. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, au motif que l’abrogation de la décision attaquée, intervenue le 25 janvier 2024, n’avait pas privé d’objet le recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de préemption pour tardiveté, en application de l’article L. 213-2 du code de l’urbanisme, la commune ayant notifié sa décision après l’expiration du délai légal d’un mois suivant la réception des documents complémentaires demandés au notaire.
N° TA95-2312395(TA95-2312395)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant tunisien. Le juge estime que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité belge lors de l'embauche, ne suffit pas à établir une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2110168(TA95-2110168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS 2M TRAINING et CONSULTANCY, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 3 848 euros pour la période du 30 septembre 2018 au 1er septembre 2019. La société n’a pas apporté la preuve du bien-fondé de sa demande, notamment en ne produisant pas les factures justificatives pour les frais de repas, de transport et bancaires, ni démontré le règlement effectif des opérations. Le tribunal a rappelé que la charge de la preuve incombe au redevable en vertu de l’article L. 177 du livre des procédures fiscales, et que l’absence de factures conformes aux articles 271 et 289 du code général des impôts empêche la déduction de la TVA. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2409948(TA95-2409948)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l'annulation du refus du maire de Châtenay-Malabry de lui attribuer une place en crèche. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du tribunal, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de son recours administratif préalable, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2409568(TA95-2409568)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la radiation de son dossier auprès de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise pour usurpation d'identité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une invitation à régulariser, Mme B n'a pas produit la décision attaquée ni justifié du dépôt d'une réclamation préalable, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409340(TA95-2409340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait 60 000 euros en réparation des préjudices liés à une interdiction de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou une pièce justifiant de la date de dépôt de sa réclamation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue par la première vice-présidente.
N° TA95-2417337(TA95-2417337)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la requête était irrecevable en l'absence de recours au fond et que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.