Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1070/2613
N° TA95-2409048(TA95-2409048)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait la décision du président du conseil départemental du Val-d'Oise mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2110125(TA95-2110125)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, attachée territoriale, contestant l'arrêté du maire de Taverny du 19 juillet 2021 la plaçant d'office en congé de maladie ordinaire. La requérante soutenait que cette décision était fondée sur des motifs erronés et illégaux, et qu'elle constituait un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune concernant les conclusions indemnitaires, jugeant que la demande de reconstitution de carrière était accessoire au recours pour excès de pouvoir. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au regard des textes applicables, notamment la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 87-602 du 30 janvier 1987 relatifs à la fonction publique territoriale.
N° TA95-2417094(TA95-2417094)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé la délivrance d'un titre de séjour à M. A, l'a obligé à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A ne pouvait se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour et que les éléments invoqués (gel de sa situation financière, désinscription de France Travail) ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2401393(TA95-2401393)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que l'avis du collège de médecins de l'OFII avait été régulièrement rendu et que la requérante n'établissait pas l'impossibilité d'accéder à des soins appropriés au Cameroun. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2401655(TA95-2401655)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2315366(TA95-2315366)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre l’épouse de M. A au regroupement familial. Le préfet s’était fondé sur des mentions au fichier des antécédents judiciaires pour des violences conjugales, mais M. A n’a jamais été condamné et conteste ces faits anciens. Le tribunal juge que ces seuls éléments ne suffisent pas à établir un non-respect des principes essentiels de la vie familiale en France au sens de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision est donc annulée pour erreur d’appréciation.
N° TA95-2408976(TA95-2408976)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 juin 2024 l'assignent à résidence pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'atteinte à la vie privée, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'assignation à résidence prise sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417079(TA95-2417079)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation du couple et la grossesse de l'épouse ne constituant pas des circonstances particulières justifiant une intervention immédiate. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens relatifs à la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2307552(TA95-2307552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, agent contractuel de la commune de Garges-lès-Gonesse, contestant son licenciement pour suppression de poste. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, jugeant que le recours gracieux de Mme B était valable et que sa requête n'était pas tardive. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de licenciement du 23 novembre 2022, estimant que la commune n'avait pas justifié de la réalité de la suppression du besoin ayant motivé le licenciement, en méconnaissance des dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2307553(TA95-2307553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, assistante d'enseignement artistique contractuelle, contestant son licenciement pour suppression de poste par la commune de Garges-lès-Gonesse. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le courrier de Mme B du 24 janvier 2023 constituait bien un recours gracieux, rendant sa requête recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de licenciement du 23 novembre 2022, estimant que la commune n'avait pas démontré la réalité de la suppression de l'emploi justifiant le licenciement, en méconnaissance des dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988. La solution retenue est donc l'annulation de la décision attaquée.
N° TA95-2312395(TA95-2312395)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant tunisien. Le juge estime que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité belge lors de l'embauche, ne suffit pas à établir une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2417337(TA95-2417337)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la requête était irrecevable en l'absence de recours au fond et que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2202036(TA95-2202036)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de M. B, ressortissant malien, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 47 149,84 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive d'un arrêté du 2 juillet 2019 (refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire), annulé par un jugement du 3 décembre 2020. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'État, mais a rejeté la demande d'indemnisation. Il a estimé que M. B ne démontrait pas de lien direct et certain entre l'illégalité et ses préjudices allégués (perte d'emploi, de logement, préjudice moral), faute de preuve que la rupture de son contrat de travail était due à l'arrêté illégal ou qu'il avait perdu une chance sérieuse d'emploi. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417568(TA95-2417568)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de séjour à M. A, réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’apporter des éléments concrets établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, sa qualité de réfugié n’étant pas remise en cause par l’absence de titre. L’ordonnance applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2417113(TA95-2417113)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise suspendant le permis de conduire de Mme A pour six mois pour usage de stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de manière probante que son activité professionnelle de chauffeur-livreur était compromise. Il a également relevé que l'intérêt public lié à la sécurité routière primait, malgré l'argument de la requérante selon lequel elle n'aurait consommé que du CBD. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417110(TA95-2417110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident présentée par un réfugié. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, faute d’éléments probants sur un risque de perte d’apprentissage, de droits sociaux ou de placement en rétention, le refus n’affectant pas la qualité de réfugié. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2417080(TA95-2417080)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exclusion définitive du statut de praticien associé de Mme B, prononcée par le directeur de l’hôpital Nord-Ouest Val-d’Oise. Le juge a estimé que la requérante n’établissait pas l’existence de la décision contestée, faute de produire l’acte attaqué ou de justifier d’obstacles à son obtention, rendant la requête irrecevable. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2207955(TA95-2207955)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018. Ces impositions faisaient suite à la qualification de bénéfices sociaux comme revenus distribués, en application de l'article 109-1 1° du code général des impôts, M. B étant considéré comme le seul maître de l'affaire de la SASU Drive Car. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi le rôle central de M. B, qui n'a pas prouvé qu'il ne disposait pas des pouvoirs les plus étendus sur la société, et a donc présumé qu'il avait appréhendé les distributions. La charge de la preuve incombant à M. B, qui avait tacitement accepté les rectifications, ses moyens ont été écartés.
N° TA95-2417569(TA95-2417569)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. A, bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments suffisamment précis sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation, l'absence de titre ne le privant pas de sa qualité de protégé. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2417244(TA95-2417244)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er octobre 2024 refusant la délivrance d'une carte professionnelle à M. B, agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un contrat de travail en cours ou d'un préjudice immédiat et certain, la promesse d'embauche produite étant postérieure au refus. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, a été rejeté.