Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417425(TA95-2417425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision de clôture de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que cette clôture, résultant d’une erreur commise par le requérant dans son dossier, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. Aucun des textes invoqués (articles L.424-1 et L.424-3 du CESEDA, article 8 de la CEDH) n’a été examiné au fond, la condition de recevabilité n’étant pas remplie. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2409899(TA95-2409899)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir des informations sur l’avancement de sa demande de naturalisation et en accélérer le traitement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2307553(TA95-2307553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, assistante d'enseignement artistique contractuelle, contestant son licenciement pour suppression de poste par la commune de Garges-lès-Gonesse. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le courrier de Mme B du 24 janvier 2023 constituait bien un recours gracieux, rendant sa requête recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de licenciement du 23 novembre 2022, estimant que la commune n'avait pas démontré la réalité de la suppression de l'emploi justifiant le licenciement, en méconnaissance des dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988. La solution retenue est donc l'annulation de la décision attaquée.
N° TA95-2417110(TA95-2417110)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident présentée par un réfugié. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, faute d’éléments probants sur un risque de perte d’apprentissage, de droits sociaux ou de placement en rétention, le refus n’affectant pas la qualité de réfugié. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2417113(TA95-2417113)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise suspendant le permis de conduire de Mme A pour six mois pour usage de stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de manière probante que son activité professionnelle de chauffeur-livreur était compromise. Il a également relevé que l'intérêt public lié à la sécurité routière primait, malgré l'argument de la requérante selon lequel elle n'aurait consommé que du CBD. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2416859(TA95-2416859)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 14 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA95-2409742(TA95-2409742)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait au préfet du Val-d'Oise de réexaminer sa demande de naturalisation. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours, la copie de la décision attaquée ou la preuve de la date de son recours administratif, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA95-2417389(TA95-2417389)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 novembre 2024 classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme C Épouse A. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la requérante étant en situation irrégulière et sa demande de changement de statut étant assimilée à une première demande. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2202502(TA95-2202502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, infirmière de bloc opératoire (IBODE), qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Simone Veil de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points majorés. Le tribunal a statué par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête présentait des questions juridiques identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d'État dans sa décision n°467057 du 19 juillet 2023. Cette décision a confirmé que les IBODE ne pouvaient prétendre à la NBI que pour la période postérieure à l'entrée en vigueur du décret n° 2022-313 du 3 mars 2022, et non de manière rétroactive. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'indemnisation de Mme B ont été rejetées.
N° TA95-2409618(TA95-2409618)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours le 4 juillet 2024, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de son recours administratif préalable, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, a donc été rendue sans instruction complémentaire.
N° TA95-2307552(TA95-2307552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, agent contractuel de la commune de Garges-lès-Gonesse, contestant son licenciement pour suppression de poste. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, jugeant que le recours gracieux de Mme B était valable et que sa requête n'était pas tardive. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de licenciement du 23 novembre 2022, estimant que la commune n'avait pas justifié de la réalité de la suppression du besoin ayant motivé le licenciement, en méconnaissance des dispositions du décret n°88-145 du 15 février 1988. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2416862(TA95-2416862)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de la possibilité de solliciter un récépissé. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond, la condition d'urgence faisant défaut.
N° TA95-2409570(TA95-2409570)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation d’une décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 15 novembre 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit l’acte attaqué, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2204456(TA95-2204456)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à la requalification de recettes éludées et d'un profit sur le Trésor de la SARL Absolut Scoot en revenus distribués à M. A, son gérant et associé, sur le fondement des articles 109-1-2° et 110 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant aux requérants de formuler des observations utiles. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration avait démontré l'appréhension des sommes par M. A, en sa qualité de maître de l'affaire, et a donc validé les impositions.
N° TA95-2403751(TA95-2403751)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.
N° TA95-2315366(TA95-2315366)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’admettre l’épouse de M. A au regroupement familial. Le préfet s’était fondé sur des mentions au fichier des antécédents judiciaires pour des violences conjugales, mais M. A n’a jamais été condamné et conteste ces faits anciens. Le tribunal juge que ces seuls éléments ne suffisent pas à établir un non-respect des principes essentiels de la vie familiale en France au sens de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision est donc annulée pour erreur d’appréciation.
N° TA95-2210412(TA95-2210412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une infirmière de bloc opératoire (IBODE) contestant le refus implicite de l’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points par le centre hospitalier Simone Veil. La requérante invoquait notamment l’illégalité du décret du 3 février 1992 pour méconnaissance du principe d’égalité. Par une ordonnance, le tribunal a rejeté la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les questions posées étaient identiques à celles déjà tranchées par le Conseil d’État dans sa décision du 19 juillet 2023. Cette solution s’appuie sur les dispositions de la loi n°91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n°92-112 du 3 février 1992.
N° TA95-2417780(TA95-2417780)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de son transfert du centre de détention de Nanterre vers celui de Châteaudun. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que cet éloignement rendrait les visites familiales impossibles, et a rappelé que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ne confère pas aux détenus le droit de choisir leur lieu d'incarcération.
N° TA95-2417457(TA95-2417457)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que cette décision de classement pour incomplétude ne constituait pas un acte administratif faisant grief, faute pour la requérante d’établir avoir fourni les pièces requises, notamment l’autorisation de travail. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2417244(TA95-2417244)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er octobre 2024 refusant la délivrance d'une carte professionnelle à M. B, agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un contrat de travail en cours ou d'un préjudice immédiat et certain, la promesse d'embauche produite étant postérieure au refus. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, a été rejeté.