Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1075/2613
N° TA95-2416980(TA95-2416980)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise du 3 avril 2024 clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la clôture était liée à l'instruction de la demande de titre de séjour de son conjoint, et que Mme A ne pouvait se prévaloir de la qualité de conjoint "passeport talent famille" en l'absence de décision définitive sur cette situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2417131(TA95-2417131)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, et interdiction de retour de deux ans, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé à la date de la décision attaquée. M. A résidant à Paris, le dossier a été transmis au Tribunal administratif de Paris par ordonnance du 9 décembre 2024.
N° TA95-2417728(TA95-2417728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé avec droit au travail. Le juge a relevé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, et qu'une injonction de délivrance ferait obstacle à cette décision. La requérante a été invitée à contester cette décision implicite par la voie du référé suspension prévu à l'article L. 521-1 du même code.
N° TA95-2412307(TA95-2412307)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 31 août 2024, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni signé sa requête, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examiner le fond de l'affaire.
N° TA95-2414437(TA95-2414437)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge constate que la requête ne comporte que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, et qu’elle n’a pas été régularisée malgré une invitation à le faire. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2414432(TA95-2414432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une requête de Mme A contestant le refus de versement du revenu de solidarité active (RSA) pour août 2023. En cours d'instance, il a été établi que la CAF avait émis le paiement avec un simple retard, régularisant ainsi la situation. Par conséquent, le tribunal a constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2412655(TA95-2412655)
Refus de carte mobilité inclusion (stationnement) – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – Décès du requérant en cours d’instance – Non-lieu à statuer. Le tribunal constate que la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement", a perdu son objet en raison de son décès survenu le 12 novembre 2024. Les droits attachés à cette carte étant strictement personnels et sans enjeu patrimonial, il n’y a plus lieu de statuer, en application du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412349(TA95-2412349)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de permis de construire modificatif du 24 juin 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411995(TA95-2411995)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une provision de 46 275 euros à l’ENIC-NARIC. La requête était irrecevable car M. B n’a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, il n’a pas produit la preuve du dépôt de sa réclamation. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2410909(TA95-2410909)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester le refus implicite du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec mention "stationnement". En cours d'instance, le département a finalement accordé la carte sollicitée, valable sans limitation de durée. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 6 décembre 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné le département à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402638(TA95-2402638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait pas un défaut d'examen particulier de sa situation, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2403163(TA95-2403163)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 février 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, le préfet ayant notamment relevé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales. Il a également estimé que cette décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation familiale et de ses attaches au Congo. Par suite, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, tirés de l'illégalité des décisions précédentes, ont été écartés.
N° TA95-2403166(TA95-2403166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 février 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante camerounaise, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée, car il a ignoré sa demande de changement de statut vers la mention "salarié" formulée avant la décision. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice. La décision est fondée sur les articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414695(TA95-2414695)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B C A qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 13 mars 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante n'a pas produit d'argumentation permettant d'établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
N° TA95-2406328(TA95-2406328)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 296,06 euros. La requérante demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours préalable et la décharge de cette somme. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était inopérant, faute pour Mme A d'avoir sollicité la communication des motifs. Il a également jugé que le moyen relatif à la méconnaissance du caractère contradictoire de la procédure était manifestement infondé, la requérante ayant pu présenter ses observations dans le cadre du recours préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2416820(TA95-2416820)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre l'arrêté du maire de Rueil-Malmaison du 17 octobre 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de travaux de surélévation d'une maison individuelle. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (incompétence, dossier incomplet, méconnaissance des articles UEd 7 et UEd 12 du PLU) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA95-2413025(TA95-2413025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, contestant l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 7 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. La décision a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente, la cheffe de la section asile bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d’asile et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 541-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2413131(TA95-2413131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante libanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée et que la requérante n'avait pas sollicité son titre sur le fondement de l'article L. 423-1.
N° TA95-2413374(TA95-2413374)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté les requêtes de M. A C, ressortissant malgache, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" ainsi qu'un récépissé avec autorisation de travail. Le tribunal a considéré que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions de refus de récépissé n'étaient pas entachées d'illégalité, l'autorisation de travail n'étant pas de droit dans le cadre d'une demande de titre "vie privée et familiale". Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2403160(TA95-2403160)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la stabilité et de la pérennité de l’activité professionnelle du requérant, justifiée par des bulletins de paie et un contrat de travail à durée indéterminée. La solution retenue se fonde sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le pouvoir discrétionnaire du préfet en matière de régularisation exceptionnelle. En conséquence, l’annulation de la décision de refus de titre de séjour entraîne celle de l’obligation de quitter le territoire français.