Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2310704(TA95-2310704)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident "longue durée-UE". Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. B étaient insuffisantes et instables sur les cinq années précédant sa demande, en application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2207122(TA95-2207122)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SASU MEDICAL HOME, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2016 et 2017, ainsi que des pénalités et amendes. La société invoquait des vices de procédure (délai de réponse, défaut de motivation, absence de saisine de la commission des impôts) et contestait le bien-fondé des redressements, notamment la déductibilité de la TVA sur des factures jugées fictives et le caractère anormal de certains actes de gestion. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière et que les charges et crédits de TVA n'étaient pas justifiés, tout en relevant d'office que l'amende pour factures fictives prévue au 2 du I de l'article 1737 du code général des impôts n'était pas applicable à la société, cette pénalité ne pouvant être infligée qu'à l'émetteur des factures. La demande de décharge a donc été rejetée, de même que les conclusions au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417470(TA95-2417470)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que, le silence gardé par l'administration pendant quatre mois ayant fait naître une décision implicite de rejet, la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La demande a donc été rejetée, y compris celle relative aux frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417472(TA95-2417472)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en raison d'une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de sa situation professionnelle, financière ou de l'urgence de son déplacement en Algérie. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2411698(TA95-2411698)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a rappelé que, dans le cadre du plein contentieux, les moyens de légalité externe (vices de procédure, de forme ou de compétence) sont inopérants. Il a estimé que Mme B n’apportait pas de précisions suffisantes pour contester le motif de la décision, fondé sur son absence de bonne foi en raison de déclarations incomplètes sur ses séjours à l’étranger. L’ordonnance s’appuie sur les articles L. 262-17 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2302644(TA95-2302644)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. La décision a été jugée illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A et de lui délivrer un récépissé dans l'attente. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2409324(TA95-2409324)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 675,91 euros, versé entre 2018 et 2020. Le requérant, qui n’avait pas déclaré son activité professionnelle, n’a soulevé que des moyens inopérants, comme sa situation financière difficile, sans contester le bien-fondé de la créance. Après une invitation à régulariser sa requête restée sans suite, le juge a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande. La décision s’appuie sur les articles L. 262-2 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416894(TA95-2416894)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension d’un arrêté préfectoral du 10 novembre 2024 ordonnant la fermeture administrative de l’établissement « Imperio Club » pour deux mois, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société requérante n’ayant pas démontré que cette fermeture temporaire mettrait en péril la pérennité de son activité. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2417551(TA95-2417551)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 6 décembre 2024, il transmet le dossier au tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2416766(TA95-2416766)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 4 novembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de résident de M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation, atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2110090(TA95-2110090)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Benmaza, qui contestait le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine. La décision de retrait, fondée sur l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale car les suspicions d'agression sexuelle sur un enfant accueilli, bien que non pénalement établies, constituaient des éléments suffisants pour considérer que les conditions de sécurité et d'épanouissement n'étaient plus garanties. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414565(TA95-2414565)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A dirigée contre la décision du 7 août 2024 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Cette commission avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, en raison d'une incohérence entre la composition de son foyer déclarée dans son recours amiable et celle figurant dans sa demande de logement. Le tribunal a estimé que le requérant n'avait pas contesté utilement ce motif de rejet, se bornant à affirmer que son épouse devait vivre avec lui sans apporter d'argument pertinent. La solution retenue est un rejet sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, en application des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412249(TA95-2412249)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, le tribunal a prononcé le rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2111516(TA95-2111516)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C contestant la décision du 12 juillet 2021 par laquelle le maire de Chaumontel a exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle. La commune a opposé une exception de non-lieu à statuer, arguant que la décision attaquée avait été abrogée le 10 février 2022. Le tribunal a rappelé que l'abrogation d'un acte administratif ne prive le recours en excès de pouvoir de son objet que si l'acte n'a reçu aucune exécution pendant sa période de vigueur. En l'espèce, la décision de préemption ayant été exécutée, le non-lieu n'est pas constaté et le tribunal statue sur le fond.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2213229(TA95-2213229)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme B comme irrecevable pour cause de tardiveté. Les requérants contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, issues d'un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle. Le tribunal a jugé que le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales court à compter de la notification de la décision de l'administration au contribuable lui-même, à son domicile réel, et non à son mandataire. En l'espèce, la notification de la décision rejetant leur réclamation ayant été faite à leur domicile le 19 novembre 2020, leur requête enregistrée le 22 septembre 2022 était hors délai.

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N° TA95-2306109(TA95-2306109)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme G et M. F, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Malakoff pour un projet de trois logements. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, l'arrêté de délégation étant exécutoire et suffisamment précis. Il a également jugé que la production de nouvelles pièces après les consultations des services n'imposait pas un renouvellement de ces avis, sauf si elles étaient de nature à influencer les avis rendus. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2207127(TA95-2207127)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016, ainsi que les pénalités correspondantes. Le requérant invoquait des vices de procédure (défaut de signature de la décision de rejet, réponse tardive et non motivée de l'administration, refus de saisine de la commission des impôts) et contestait le bien-fondé des impositions (remboursement de frais kilométriques, origine d'une somme de 3 500 euros, majoration pour manquement délibéré). Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de signature de la décision de rejet était inopérant et que, faute pour le contribuable d'avoir exprimé son désaccord dans le délai de trente jours suivant la proposition de rectification, l'administration n'était pas tenue de saisir la commission des impôts. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, sur la base des articles L. 57, R. 57-1 et L. 59 du livre des procédures fiscales.

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N° TA95-2403160(TA95-2403160)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la stabilité et de la pérennité de l’activité professionnelle du requérant, justifiée par des bulletins de paie et un contrat de travail à durée indéterminée. La solution retenue se fonde sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le pouvoir discrétionnaire du préfet en matière de régularisation exceptionnelle. En conséquence, l’annulation de la décision de refus de titre de séjour entraîne celle de l’obligation de quitter le territoire français.

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N° TA95-2402638(TA95-2402638)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait pas un défaut d'examen particulier de sa situation, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401635(TA95-2401635)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 26 décembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux, et d'erreur de droit, estimant que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1), et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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