Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2113441(TA95-2113441)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, brigadier-chef de police, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la demande avait été adressée à une autorité incompétente (le ministre de l'intérieur), la compétence relevant du préfet de zone de défense en vertu de l'arrêté du 30 décembre 2005. En application de l'article L. 114-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'obligation de transmission à l'autorité compétente ne s'applique pas aux relations entre l'administration et ses agents. Par conséquent, aucune décision implicite de rejet n'étant née, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées comme irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400157(TA95-2400157)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2400414(TA95-2400414)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la seule présence en France depuis 2014 et une activité professionnelle à temps partiel ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400799(TA95-2400799)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen individuel. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention franco-malienne du 26 septembre 1994 et la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2401061(TA95-2401061)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416550(TA95-2416550)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine lui retirant son titre de séjour, refusant son renouvellement, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un vice de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2105359(TA95-2105359)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation de l'État à lui verser près de 2 millions d'euros. Le requérant soutenait que sa radiation des cadres pour abandon de poste en 2016 était illégale, invoquant un vice d'incompétence et l'exercice d'un droit de grève. Le tribunal a opposé l'autorité de la chose jugée, la légalité de la radiation ayant été définitivement confirmée par un jugement du 20 mars 2018, un arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles du 12 juin 2020, et une décision du Conseil d'État du 22 avril 2021. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées comme irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416621(TA95-2416621)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait correctement appliqué les critères de détermination de l'État membre responsable, notamment l'article 12-4 du règlement, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement n°604/2013 et de l'article 29 du règlement n°603/2013 n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation, d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2312937(TA95-2312937)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 31 juillet 2023 par lequel le ministre de l'intérieur a révoqué M. B, gardien de la paix, pour des faits d'escroquerie. La sanction est annulée car M. B n'a pas été informé de son droit de se taire lors de son audition administrative, en méconnaissance du principe découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et de la décision du Conseil constitutionnel du 4 octobre 2024. Le tribunal enjoint au ministre de réintégrer M. B, sans se prononcer sur les autres moyens de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2103724(TA95-2103724)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C B, un enseignant contractuel, qui demandait réparation pour la dégradation de ses conditions de travail et l'illégalité de son licenciement pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que les évaluations négatives et l'accompagnement pédagogique mis en place par sa hiérarchie relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, sans comportement fautif. Il a également estimé que le requérant n'établissait pas de lien entre son syndrome anxio-dépressif et son service, ni que son licenciement était fondé sur des faits imputables à son état de santé. En conséquence, la responsabilité de l'État n'était pas engagée et les conclusions indemnitaires ont été rejetées. Les textes appliqués incluent le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 et la loi n°83-634 du 13 juillet 1983.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416643(TA95-2416643)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 novembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. B, ressortissant américain, dans ce département. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte les obligations de contrôle judiciaire auxquelles M. B était soumis en Gironde. L'annulation est prononcée au visa de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416675(TA95-2416675)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement UE n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 4, 5 et 21 du règlement, jugeant l'arrêté légal. La solution retenue confirme la validité de la décision de transfert fondée sur l'acceptation de la reprise en charge par l'Allemagne.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417334(TA95-2417334)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, condition prohibée par l’article L. 521-3, rendant la requête irrecevable. Aucun des textes relatifs au fond du droit au séjour n’a été examiné.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2417338(TA95-2417338)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait dans l’Oise à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif d’Amiens, territorialement compétent.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2004719(TA95-2004719)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Eiffage Energie Systèmes-GER2I d’un litige l’opposant au CNRS, relatif au solde du marché de travaux « C-19 Fluides spéciaux » pour la construction d’un centre de nanosciences. La société requérante demandait l’établissement du décompte général et définitif du marché et la condamnation du CNRS à lui verser plus de 6,5 millions d’euros TTC, invoquant des fautes du maître d’ouvrage et des sujétions techniques imprévues. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SAS Eiffage Energie Systèmes-GER2I, en se fondant notamment sur la clause de renonciation à réclamation contenue dans l’avenant n°1 du 29 mars 2017, qu’il a jugée opposable à la société. La décision a également mis à la charge de la société requérante une somme de 10 000 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416856(TA95-2416856)

Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, demande l’annulation d’une décision implicite de refus de titre de séjour née du silence du préfet sur une demande postale. Le juge constate que la requérante ne justifie pas avoir déposé sa demande selon les modalités prévues par les articles R. 431-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment par comparution personnelle ou par téléservice. En l’absence de preuve d’une demande régulièrement déposée, aucune décision implicite de rejet n’a pu naître, rendant la requête manifestement irrecevable. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal rejette la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2205401(TA95-2205401)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision 48SI) et le refus de prise en compte d'un stage de sensibilisation. Le tribunal a jugé que la requête était tardive concernant la décision 48SI, car elle avait été régulièrement notifiée le 1er février 2022 avec mention des voies et délais de recours, et que M. A n'avait saisi le tribunal que le 4 avril 2022, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la route.

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OrdonnanceAutorisationPARTIEL

N° TA95-2301830(TA95-2301830)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D B d’une requête visant à l’annulation du refus implicite de sa demande de regroupement familial pour sa fille, et à ce qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d’autoriser ce regroupement. En cours d’instance, le préfet a accordé le bénéfice du regroupement familial le 21 septembre 2023. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il rejette en revanche la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2416756(TA95-2416756)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l’isolement d’un détenu. Le juge a constaté que la mesure contestée avait cessé de produire ses effets en raison du transfert du requérant vers un autre établissement pénitentiaire avant l’introduction de la requête. En conséquence, la demande a été jugée irrecevable, faute d’objet, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés. Cette solution repose sur l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416940(TA95-2416940)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au CCAS de Neuilly-sur-Seine de lui accorder une domiciliation administrative. Le juge a estimé que la demande, fondée sur la situation précaire et de handicap du requérant, ne se référait à aucune disposition claire relative à la compétence du juge des référés. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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