Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2311912(TA95-2311912)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 7 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le seul fait d'avoir présenté une carte d'identité italienne contrefaite lors de son embauche ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2416644(TA95-2416644)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour pour soins. Le tribunal a estimé que le silence du préfet du Val-d'Oise, après une injonction de délivrance d'un titre de séjour prononcée par un jugement du 14 février 2024, constituait un défaut d'exécution de ce jugement et non une nouvelle décision implicite de rejet. En conséquence, les conclusions de la requête ne relevaient pas de la procédure de référé suspension mais de l'exécution des décisions de justice, rendant la demande irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2401228(TA95-2401228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante pakistanaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de sa situation. Il a notamment jugé que la décision de refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2208735(TA95-2208735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, psychologue de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui octroyer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. La juridiction a d'abord jugé la requête recevable, considérant qu'une décision implicite de refus était bien née du silence gardé sur sa demande. Cependant, le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre, constatant que les créances relatives à la NBI pour la période antérieure au 1er janvier 2017 étaient prescrites lors de la demande de l'agente en novembre 2021. La solution retenue s'appuie sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
N° TA95-2417324(TA95-2417324)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la famille H qui demandait la suspension de la décision du centre hospitalier de Gonesse d'arrêter les thérapeutiques actives prodiguées à M. C H. Le juge a considéré que la décision médicale, prise dans le cadre des dispositions du code de la santé publique (notamment les articles L. 1110-1, L. 1110-5 et R. 4127-37-2) pour éviter une obstination déraisonnable, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées (droit à la vie, liberté de conscience, consentement aux soins). La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que les conditions d'urgence et d'illégalité manifeste n'étaient pas réunies.
N° TA95-2409907(TA95-2409907)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant algérien. Le tribunal juge que la seule présentation d'une carte d'identité italienne contrefaite lors de l'embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2409958(TA95-2409958)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à Mme B, ressortissante vietnamienne, par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que Mme B, mère d’un enfant français, justifiait contribuer effectivement à son entretien et à son éducation, conformément aux articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également enjoint au préfet de lui délivrer ce titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA95-2401269(TA95-2401269)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale (11ème chambre), a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mars 2023. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre ne méconnaissait pas l'article 6-7 de l'accord franco-algérien, car le requérant pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du caractère disproportionné de l'interdiction de retour.
N° TA95-2409918(TA95-2409918)
Classement sans suite d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 juillet 2024. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par le caractère incomplet du dossier, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2401645(TA95-2401645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ghanéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a notamment jugé que les pièces produites ne permettaient pas d'établir une présence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise pour saisir la commission du titre de séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2401640(TA95-2401640)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant libanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni défaut d'examen, M. C n'ayant pas sollicité une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la durée de séjour et l'activité professionnelle invoquées ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une régularisation, et que l'intéressé conservait des attaches familiales au Liban. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans méconnaissance de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2401635(TA95-2401635)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 26 décembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux, et d'erreur de droit, estimant que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1), et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2401651(TA95-2401651)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant équatorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 à L. 422-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2211640(TA95-2211640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, animateur territorial, contestant le refus implicite de la commune de Nanterre de le réintégrer après un avis médical favorable à son reclassement sur un poste administratif. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, estimant que la commune n’avait pas commis de faute en ne procédant pas à son reclassement, dès lors que l’avis du comité médical ne constituait qu’une préconisation et que l’administration disposait d’un pouvoir d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs au reclassement des fonctionnaires.
N° TA95-2417089(TA95-2417089)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait le transfert de son dossier de renouvellement de titre de séjour du préfet de l'Essonne vers le préfet du Val-d'Oise. La juge des référés a estimé que la mesure demandée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de l'Essonne sur la demande de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête.
N° TA95-2416260(TA95-2416260)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante colombienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’ayant justifié d’aucune circonstance particulière, ayant elle-même contribué à la situation d’urgence par son inaction prolongée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’appréciation de l’urgence en matière de délivrance de rendez-vous en préfecture.
N° TA95-2408471(TA95-2408471)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 février 2024 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée. Le tribunal a également rejeté les autres griefs, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416162(TA95-2416162)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de carte de résident. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant convoqué l'intéressée le 16 décembre 2024, la requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a admis Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2402133(TA95-2402133)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante brésilienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence et a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de visa long séjour, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rejeté les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et d'illégalité par voie d'exception soulevés contre les décisions subséquentes.
N° TA95-2408477(TA95-2408477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (10ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 10 juin 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).