Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412393(TA95-2412393)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait une autorisation d'urbanisme (DP 9558524O0006) délivrée le 10 avril 2024 pour la construction d'une véranda à Sarcelles. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a constaté ce désistement sans qu'il soit nécessaire de statuer au fond. La requête en excès de pouvoir est ainsi close, sans examen de la légalité de l'autorisation contestée.
N° TA95-2411993(TA95-2411993)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'ENIC-NARIC à lui verser 154 250 euros en réparation de préjudices économique et moral. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve de la date de dépôt de la réclamation préalable auprès de l'administration, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit ce document dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA95-2410310(TA95-2410310)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du 21 juin 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté son recours amiable pour un logement prioritaire, tout en la reconnaissant prioritaire pour une offre d'hébergement. La requérante, qui bénéficiait déjà d'une décision favorable d'orientation vers l'hébergement, n'a soulevé que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, ne contestant pas le bien-fondé de cette réorientation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou dépourvus de précisions suffisantes.
N° TA95-2405051(TA95-2405051)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant sri lankais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, compte tenu du mariage de l'intéressé avec une Française et de son insertion professionnelle stable depuis 2019. L'arrêté a été annulé dans son intégralité, incluant l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de deux ans. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-1.
N° TA95-2417590(TA95-2417590)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, compétent pour les litiges relatifs aux décisions de police concernant les résidents de la Seine-Saint-Denis, département où résidait le requérant à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2405429(TA95-2405429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 mars 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut d’examen sérieux de sa situation. Il a jugé que, bien que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régisse de manière complète le séjour des ressortissants algériens, le préfet dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour délivrer un certificat de résidence. En l’espèce, M. A n’a pas démontré une résidence stable et continue en France depuis 2015 ni une insertion professionnelle suffisante, les pièces produites étant peu nombreuses et peu probantes.
N° TA95-2403591(TA95-2403591)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à l'absence de communication du rapport médical de l'OFII et une méconnaissance des articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était fondé, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2406191(TA95-2406191)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, ressortissante chinoise, contre un arrêté préfectoral du 4 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante contestait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de procédure contradictoire, et l'erreur manifeste d'appréciation sur le caractère réel et sérieux de ses études. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la formation de français langue étrangère suivie n'était pas diplômante, présentait un volume horaire insuffisant et ne s'inscrivait pas dans un cursus cohérent, justifiant ainsi le refus de renouvellement sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2316320(TA95-2316320)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, demandeur d'asile de nationalité tibétaine, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. B avait présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans motif légitime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la situation particulière du requérant avait été examinée, et que les moyens soulevés (défaut d'examen, irrégularité de procédure, erreur de fait et de droit) n'étaient pas fondés.
N° TA95-2407374(TA95-2407374)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 mai 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant congolais, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire français, de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit, le préfet ayant considéré à tort que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison d'une condamnation isolée et ancienne pour violences conjugales. Le tribunal applique l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne le renouvellement de la carte de résident à l'absence de menace grave pour l'ordre public. Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2409619(TA95-2409619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet du Val-d'Oise et annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme A, épouse C, ressortissante ivoirienne. Le tribunal a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du même code, relatifs au renouvellement du titre de séjour pour conjoint de français, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2411924(TA95-2411924)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme A, ressortissante chinoise, dirigées contre un arrêté d’expulsion du 3 juillet 2024 et un arrêté d’assignation à résidence du 19 juillet 2024 pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que la décision d’expulsion était légale, la présence de l’intéressée constituant une menace grave et actuelle pour l’ordre public au sens des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de sa condamnation pour complicité de proxénétisme aggravé. Il a également estimé que l’assignation à résidence était justifiée et proportionnée, et que les moyens tirés de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant étaient infondés.
N° TA95-2416942(TA95-2416942)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme A C, ressortissante brésilienne. La requérante sollicitait un changement de statut vers une carte "vie privée et familiale" après avoir été en situation irrégulière depuis 2016. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A C s'était elle-même placée dans cette situation en n'engageant des démarches qu'en février 2024, et qu'elle disposait d'un récépissé valide. La solution retenue est fondée sur l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence à très bref délai, malgré son projet de naturalisation pour participer aux Jeux Olympiques.
N° TA95-2416785(TA95-2416785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant contribué à sa propre situation d'urgence en attendant près de trois ans et demi après la naissance de la décision attaquée pour former un recours. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2306109(TA95-2306109)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme G et M. F, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Malakoff pour un projet de trois logements. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, l'arrêté de délégation étant exécutoire et suffisamment précis. Il a également jugé que la production de nouvelles pièces après les consultations des services n'imposait pas un renouvellement de ces avis, sauf si elles étaient de nature à influencer les avis rendus. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2414441(TA95-2414441)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le recours de M. B contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. La juridiction constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
N° TA95-2413845(TA95-2413845)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de la CPAM du Val-d'Oise de l'admettre à l'aide médicale de l'État (AME). La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la CPAM, comme l'exigent les articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une invitation à régulariser sa demande, le requérant n'a pas fourni les pièces nécessaires dans le délai imparti. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2213229(TA95-2213229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme B comme irrecevable pour cause de tardiveté. Les requérants contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, issues d'un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle. Le tribunal a jugé que le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales court à compter de la notification de la décision de l'administration au contribuable lui-même, à son domicile réel, et non à son mandataire. En l'espèce, la notification de la décision rejetant leur réclamation ayant été faite à leur domicile le 19 novembre 2020, leur requête enregistrée le 22 septembre 2022 était hors délai.
N° TA95-2415498(TA95-2415498)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de logement prioritaire. En cours d’instance, la commission a fait droit à son recours amiable, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, tout en rejetant les conclusions relatives aux frais de justice. La décision applique notamment les dispositions de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle et du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2411935(TA95-2411935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er août 2024 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’erreur d’appréciation concernant la décision de remise, en application des articles L. 621-2 et R. 621-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.