Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2004189(TA95-2004189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la condamnation de la commune de Levallois-Perret pour ne pas lui avoir proposé un contrat de droit public lors de son emploi en tant qu'animateur vacataire du 2 mai au 6 octobre 2017. Le tribunal a jugé que l'emploi occupé par M. C ne présentait pas un caractère permanent, car il répondait à un besoin occasionnel de la collectivité, et que sa période antérieure d'emploi sous contrat d'accompagnement (droit privé) ne pouvait être invoquée pour établir la permanence du besoin. En conséquence, la commune n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La requête a été rejetée, incluant les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2105304(TA95-2105304)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, agent contractuel de la commune de Villeneuve-la-Garenne, qui réclamait le paiement de 39 413 euros pour 3 941 heures supplémentaires effectuées entre 2013 et 2017. La juridiction a d'abord jugé sans objet les conclusions en annulation de la décision de refus du maire, le recours indemnitaire relevant du plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de la réalité des heures supplémentaires alléguées, faute de preuves suffisantes, et qu'il n'établissait pas qu'elles avaient été demandées par son chef de service, comme l'exigent les décrets n° 2000-815 et n° 2002-60. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2216601(TA95-2216601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société CHBA, qui contestait la décision du 5 octobre 2022 de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de séjour. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable avait été respectée, la société ayant été informée des griefs et mise en mesure de présenter ses observations, et que les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des droits de la défense et de l'erreur d'appréciation étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, y compris celles relatives à la décharge ou à la réduction des sommes et aux frais de justice.
N° TA95-2304693(TA95-2304693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Mazlum Barber Shop, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour avoir employé deux ressortissants étrangers sans titre de travail. Le tribunal a rappelé que ces contributions sanctionnent objectivement l'emploi irrégulier, sans nécessité d'intention dolosive, et que la société n'a pas démontré s'être acquittée de ses obligations de vérification des titres. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, fondée sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413314(TA95-2413314)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, constate que le requérant résidait à Sartrouville (Yvelines) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2106489(TA95-2106489)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une fonctionnaire de la police nationale d’une demande indemnitaire fondée sur l’illégalité fautive du refus de sa mutation dérogatoire, annulé par un précédent jugement. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de sa demande préalable, devenues sans objet dans le cadre du recours de plein contentieux. Il a reconnu la responsabilité de l’État pour faute, mais a limité l’indemnisation à 10 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence, estimant que les préjudices financiers et matériels n’étaient pas établis. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et sur le décret n° 90-437 du 29 mai 1990 relatif aux mutations des fonctionnaires.
N° TA95-2115896(TA95-2115896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir (et non en plein contentieux), a annulé les décisions du 15 octobre 2021 par lesquelles la direction générale des finances publiques refusait à M. C, chauffeur de transport, le bénéfice du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire (décembre 2020 et janvier à juin 2021). La solution retenue est fondée sur un vice de forme : les décisions, notifiées par téléservice, ne comportaient pas les mentions obligatoires (prénom, nom et qualité de l’auteur) en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à l’administration de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois.
N° TA95-2406444(TA95-2406444)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans ni de liens personnels ou familiaux suffisants pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, faute pour M. B de démontrer une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2413199(TA95-2413199)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise concerne une requête en excès de pouvoir introduite par M. C, visant à contester un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai et d’interdiction de retour d’un an. Le tribunal, constatant que le requérant résidait à Créteil (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2111021(TA95-2111021)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait son licenciement par la commune de Colombes et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de rejet de sa réclamation indemnitaire, celle-ci ayant pour seul effet de lier le contentieux indemnitaire. Sur le fond, il a rappelé que l'illégalité d'une décision n'engage la responsabilité de l'administration que si, en l'absence de cette illégalité, la même décision n'aurait pas pu être prise légalement. En l'espèce, le licenciement de M. C, bien qu'annulé pour un vice de forme, était justifié au fond car il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un contrat à durée indéterminée, et sa période d'essai n'était pas satisfaisante. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2406768(TA95-2406768)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante bosnienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et avait été précédé d'un examen approfondi de sa situation. Il a également jugé que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main d'œuvre étrangère. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2412987(TA95-2412987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme A à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante algérienne, justifiait de l'urgence en raison de l'expiration imminente de son titre le 22 septembre 2024 et de ses démarches infructueuses, tant en ligne qu'en préfecture, où son titre avait été perdu. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas respecté son obligation de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable, en application des principes généraux du droit au séjour. La solution retenue ordonne une mesure utile ne faisant pas obstacle à une décision administrative, sans astreinte dans le dispositif.
N° TA95-2405479(TA95-2405479)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B E, ressortissant arménien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, écartant les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405468(TA95-2405468)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de refus de titre de séjour prise par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de Mme C, ressortissante sénégalaise. La juridiction a jugé que cette décision, révélée par un courriel du 25 mars 2024, était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français ont été rejetées comme irrecevables, cette décision étant inexistante. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2405901(TA95-2405901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé d'admettre au séjour M. C, ressortissant serbe, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'insertion professionnelle solide de M. C, qui justifie d'un emploi de plaquiste à temps complet depuis 2017. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA95-2405266(TA95-2405266)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et qu'elle énonçait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406233(TA95-2406233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature étant régulièrement déléguée. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été rejeté, faute pour le requérant d'avoir sollicité un titre sur ce fondement.
N° TA95-2406234(TA95-2406234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 10 c) de la convention franco-tunisienne et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sans qu'aucun des textes invoqués ne soit jugé applicable en faveur du requérant.
N° TA95-2404980(TA95-2404980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII.
N° TA95-2406438(TA95-2406438)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet la délivrance d'un titre "recherche d'emploi ou création d'entreprise" aux diplômés d'un grade master ou équivalent. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'incompétence et que les moyens soulevés, y compris celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.