Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2413182(TA95-2413182)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 août 2024 obligeant M. B à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2317417(TA95-2317417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A B, qui contestait la décision du 6 décembre 2023 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine lui refusant la reconnaissance de son caractère prioritaire et urgent pour un logement social. Le juge a estimé que les requêtes ne contenaient que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Il a rappelé que la commission de médiation, saisie sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, apprécie souverainement le caractère prioritaire et urgent d'une demande.
N° TA95-2216602(TA95-2216602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Youran, qui contestait les sanctions financières (contribution spéciale et contribution forfaitaire) mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un étranger sans titre. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des droits de la défense, mais les a écartés. Elle a jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration avait été respectée et que les sanctions étaient fondées sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la société requérante.
N° TA95-2413314(TA95-2413314)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, constate que le requérant résidait à Sartrouville (Yvelines) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2406840(TA95-2406840)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l’inadaptation de son logement à son état de santé, l’humidité et l’insuffisance de surface pour ses enfants. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête ou ne comportaient pas les précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision applique les dispositions des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2305465(TA95-2305465)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F A, détenu à la maison d'arrêt d'Osny, qui contestait la décision du garde des sceaux du 13 mars 2023 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 9 juin 2023. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision avait été signée par une autorité compétente (délégation régulière), que la procédure contradictoire avait été respectée (information du détenu, consultation du dossier et avis médical favorable), et que la prolongation était justifiée au regard des dispositions du code pénitentiaire (articles R. 213-21 et R. 213-25). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2011313(TA95-2011313)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la commune de Gennevilliers visant à obtenir la nullité du contrat de raccordement électrique conclu avec Enedis et la restitution de la somme de 8 083,52 euros. La commune contestait le devis accepté en 2019, estimant que la proposition technique d'Enedis était fondée sur une surévaluation des besoins et qu'elle prévoyait une extension du réseau plutôt qu'un simple renforcement. Le tribunal a jugé que la qualification d'extension était justifiée au regard des articles L. 342-1 et D. 342-2 du code de l'énergie, et que la participation financière de la commune était légalement due en application de l'article L. 342-11 du même code. En conséquence, les conclusions de la commune ont été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.
N° TA95-2102516(TA95-2102516)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme E, agent territorial de la commune de Gonesse, afin d'obtenir réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 9 mai 2015. La requérante demandait l'indemnisation de divers préjudices (tierce personne, déficits fonctionnels, souffrances endurées, préjudices esthétiques et moral) pour un montant total de 22 320 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet, les considérant sans objet, et a examiné le fond des conclusions indemnitaires. Se fondant sur le rapport d'expertise établissant un lien de causalité direct et certain entre l'accident et les préjudices, le tribunal a reconnu le droit à indemnisation de Mme E pour les préjudices patrimoniaux et personnels non couverts par les prestations statutaires, en application des principes généraux de la responsabilité de la puissance publique.
N° TA95-2105304(TA95-2105304)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, agent contractuel de la commune de Villeneuve-la-Garenne, qui réclamait le paiement de 39 413 euros pour 3 941 heures supplémentaires effectuées entre 2013 et 2017. La juridiction a d'abord jugé sans objet les conclusions en annulation de la décision de refus du maire, le recours indemnitaire relevant du plein contentieux. Sur le fond, le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de la réalité des heures supplémentaires alléguées, faute de preuves suffisantes, et qu'il n'établissait pas qu'elles avaient été demandées par son chef de service, comme l'exigent les décrets n° 2000-815 et n° 2002-60. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2214102(TA95-2214102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société RADI, qui contestait une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire (article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la matérialité des faits était établie, l'employeur ne pouvant se prévaloir de la présentation de documents d'identité pour s'exonérer de sa responsabilité. Il a rappelé que ces sanctions ne nécessitent pas d'élément intentionnel.
N° TA95-2312559(TA95-2312559)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 15 135,44 euros pour la période de décembre 2011 à décembre 2013. Le requérant invoquait l’autorité de la chose jugée par le tribunal des affaires de sécurité sociale, mais ce moyen a été écarté comme inopérant car le jugement antérieur portait sur un vice de forme et non sur le fond. Les autres arguments de M. C, notamment sur son statut d’associé minoritaire, ont été jugés insuffisants pour contester l’omission de déclaration de ressources. La décision se fonde sur les articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413493(TA95-2413493)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise lui imposant une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour d'un an. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Paris, en application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative. Il constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris, et non dans le ressort de Cergy-Pontoise. En conséquence, le dossier est transmis au tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2413492(TA95-2413492)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 19 septembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence du Tribunal Administratif de Paris. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2412987(TA95-2412987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme A à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante algérienne, justifiait de l'urgence en raison de l'expiration imminente de son titre le 22 septembre 2024 et de ses démarches infructueuses, tant en ligne qu'en préfecture, où son titre avait été perdu. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas respecté son obligation de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable, en application des principes généraux du droit au séjour. La solution retenue ordonne une mesure utile ne faisant pas obstacle à une décision administrative, sans astreinte dans le dispositif.
N° TA95-2412571(TA95-2412571)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, attaché d'administration, qui demandait la transmission intégrale d'un rapport d'enquête administrative diligenté par la région Île-de-France à la suite d'un signalement pour harcèlement sexuel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de sanction disciplinaire ou une atteinte grave à ses droits de la défense. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et d'indemnisation.
N° TA95-2413331(TA95-2413331)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision de la CAF du Val-d'Oise de suspendre le versement de son RSA. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour la requérante d'avoir fourni des éléments concrets sur ses difficultés financières et sociales. La décision contestée faisait suite à une régularisation de dossier et à un trop-perçu, et la requérante pouvait solliciter des modalités de remboursement. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience.
N° TA95-2314502(TA95-2314502)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B. Cette mesure vise à déterminer les conditions de sa prise en charge à l'hôpital militaire de Percy en septembre 2021, notamment concernant l'oubli présumé d'un corps étranger lors d'une intervention chirurgicale. Le tribunal a rejeté les demandes de pré-rapport, de consignation et de réservation des dépens, ces éléments relevant de la procédure d'expertise ou du juge du fond.
N° TA95-2408723(TA95-2408723)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis relative à une demande de logement prioritaire, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître d’une décision prise par une autorité dont le siège se situe en Seine-Saint-Denis. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2408542(TA95-2408542)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B d’un litige relatif à l’attribution de la prestation de compensation du handicap par la maison départementale des personnes handicapées du Val-d’Oise, rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces décisions relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. L’ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2005266(TA95-2005266)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 16 juin 2020 à l'encontre de l'État pour défaut d'exécution d'une injonction de relogement de Mme A. Constatant que l'intéressée a signé un bail pour un logement de type T3 le 29 décembre 2021, le tribunal a jugé l'injonction exécutée à cette date. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a fixé le montant de l'astreinte due pour la période du 1er août 2020 au 29 décembre 2021 à 3 200 euros, à verser au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.