Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2313565(TA95-2313565)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. et Mme G, suite au décès de leur enfant à naître en décembre 2017, afin de déterminer les conditions de la prise en charge de la grossesse de Mme G par le centre hospitalier Beaujon et d'évaluer les éventuelles fautes commises. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de mise en cause de la sage-femme Mme D à titre personnel, rappelant que sa responsabilité, en tant qu'agent public, ne peut être engagée devant le juge administratif en l'absence de faute détachable du service, mais a précisé qu'elle pourrait participer aux opérations d'expertise. Enfin, la demande de provision de 20 000 euros a été rejetée en raison d'une contestation sérieuse.
N° TA95-2314451(TA95-2314451)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de Mme H et M. F, propriétaires voisins d’une ligne ferroviaire. Cette mesure vise à vérifier la conformité aux règles de l’art des travaux d’isolation acoustique réalisés par la société SNCF Réseau dans le cadre d’une convention du 12 janvier 2022, et à dresser un état des malfaçons alléguées. La mission de l’expert a été limitée aux seuls travaux objets de cette convention, et les demandes accessoires de provisions ou d’avis sur la réception des travaux ont été rejetées comme ne relevant pas de la procédure d’expertise. Les frais d’expertise sont réservés pour être mis à la charge de la partie qui succombera au fond.
N° TA95-2315912(TA95-2315912)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A pour contester un titre exécutoire émis par l’AP-HP pour un indu de traitement de 369,86 euros, ainsi qu’une saisie administrative à tiers détenteur pour un indu de 5 397,29 euros. Le tribunal a donné acte du désistement de Mme A concernant le titre exécutoire, celui-ci ayant été annulé par l’AP-HP. En revanche, les conclusions relatives à la saisie administrative à tiers détenteur ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, le contentieux du recouvrement relevant du juge judiciaire de l’exécution en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2104687(TA95-2104687)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de logement. Constatant que Mme A avait signé un bail le 22 novembre 2021, le juge a estimé l'injonction exécutée à cette date. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a fixé le montant de l'astreinte due pour la période du 1er juin au 22 novembre 2021 à 500 euros. Cette somme devra être versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA95-2409023(TA95-2409023)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement de M. A de sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance de référé. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2409118(TA95-2409118)
Litige portant sur le retrait d'une subvention "MaPrimeRenov" par l'Agence nationale de l'habitat. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal administratif de Bordeaux, seul compétent en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, l'immeuble concerné étant situé en Gironde.
N° TA95-2410003(TA95-2410003)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat portant retrait de la subvention "MaPrimeRenov", se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige, relatif à un immeuble situé à Rully (Oise), relève de la compétence du tribunal administratif d’Amiens. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2410031(TA95-2410031)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement de Mme B de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire. La requérante n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal constate ce désistement pur et simple.
N° TA95-2307096(TA95-2307096)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine de classer sans suite sa demande de renouvellement de carte de séjour « salarié » pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce refus d’enregistrement, fondé sur l’absence d’une autorisation de travail (pièce requise par l’annexe 10 du CESEDA), ne constituait pas une décision faisant grief, car l’incomplétude du dossier n’était pas contestée. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables. Les textes appliqués sont les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2305844(TA95-2305844)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Val-d’Oise du 17 mars 2023 lui retirant sa carte de séjour « étudiant ». En cours d’instance, le préfet a délivré à M. B une carte de séjour « salarié » valable jusqu’en février 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces chefs de demande. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401577(TA95-2401577)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante ivoirienne, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 décembre 2023 refusant son titre de séjour pour raisons médicales (article L. 425-9 du CESEDA), l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que le préfet n'avait pas produit l'avis du collège des médecins de l'OFII, privant ainsi la décision de base légale et violant les articles R. 425-11 et R. 435-13 du CESEDA. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2304343(TA95-2304343)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d’avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète le séjour des ressortissants algériens, rendant inapplicables les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile invoquées. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2401596(TA95-2401596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 20 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un certificat de résidence algérien mention "étudiant" à Mme A, ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas légalement fonder son refus sur l'absence de certification de la formation suivie par l'intéressée, dès lors que les stipulations du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n'imposent pas une telle condition. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi ont également été annulées.
N° TA95-2217492(TA95-2217492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire". Le tribunal a requalifié le recours comme dirigé contre la décision explicite de refus du 10 mai 2022, assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Il a jugé cette décision suffisamment motivée et a estimé que le requérant ne justifiait pas d'un contrat de travail pour bénéficier d'un titre "salarié" ni d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France pour obtenir un titre sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402219(TA95-2402219)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant et que les conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, faute de motifs exceptionnels ou humanitaires suffisants. La décision a également jugé que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la persistance de liens dans le pays d'origine.
N° TA95-2409674(TA95-2409674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 23 juin 2024 lui interdisant de retourner sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte et de défaut de motivation, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’éloignement, en application des articles L. 612-8 et L. 613-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2210249(TA95-2210249)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté la requête de l'EURL Cab Excellence, qui contestait des rappels de TVA (2016-2018) et des suppléments d'impôt sur les sociétés (2016-2017) suite à une vérification de comptabilité. La société, active dans le transport VTC, invoquait une irrégularité de procédure (motivation insuffisante de la proposition de rectification) et contestait le bien-fondé des impositions issues d'une reconstitution de chiffre d'affaires jugée sommaire. Le tribunal a jugé la proposition de rectification suffisamment motivée au regard de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales, et a considéré que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires, fondée sur les données du logiciel de facturation et les encaissements Uber, n'était pas excessivement sommaire. La demande de décharge des impositions restant à la charge de la société a donc été rejetée.
N° TA95-2410450(TA95-2410450)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation, ni d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de la présence de son épouse et de ses enfants au Bangladesh. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, faute pour le requérant d'apporter des éléments précis sur les risques personnels encourus en cas de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 721-4.
N° TA95-2410486(TA95-2410486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas d'un droit au maintien sur le territoire, sa demande de réexamen d'asile ayant été définitivement rejetée, et qu'il n'établissait pas de risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2400159(TA95-2400159)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière, et a jugé que l'arrêté ne souffrait pas d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.