Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412433(TA95-2412433)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 13 juin 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 5 juillet 2024. Le tribunal a estimé que le retrait du titre de séjour était fondé sur la menace à l'ordre public que représentait l'intéressé, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 614-1, et la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024.
N° TA95-2402639(TA95-2402639)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 août 2022 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a abrogé cet arrêté le 25 juin 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation, injonction et astreinte. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du même code et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocat de M. A, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2111902(TA95-2111902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de vérification de comptabilité de leur SCI, notamment le lieu du contrôle et le respect du débat oral et contradictoire. Le tribunal a jugé que le déroulement de la vérification dans les locaux de l'administration, proposé par le vérificateur et accepté par le gérant, ne constituait pas une irrégularité dès lors que cela n'avait pas entravé le débat contradictoire. La solution s'appuie sur l'article L. 13 du livre des procédures fiscales, interprété comme n'imposant pas le déroulement systématique du contrôle au siège de l'entreprise.
N° TA95-2413224(TA95-2413224)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de sa requête en suspension de la décision implicite de l’INSEE refusant de modifier son état civil dans le répertoire national d’identification des personnes physiques et le répertoire électoral unique. La requérante avait informé le tribunal de son désistement, qui a été jugé pur et simple. Aucun obstacle ne s’opposant à ce désistement, l’ordonnance en donne acte. La procédure était fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2106338(TA95-2106338)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Media Hub Outremer d'une demande de réduction de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020, contestant la surface imposable retenue par l'administration (63 m²) au lieu des 20 m² déclarés. Le tribunal a jugé que l'administration avait méconnu le principe général des droits de la défense en modifiant la base déclarée sans mettre en œuvre une procédure contradictoire préalable. En conséquence, il a prononcé la décharge partielle de l'imposition à hauteur de 1 033 euros, correspondant à l'excédent des bases imposées sur celles déclarées. Cette décision s'appuie sur les articles 1447, 1467 et 1467 A du code général des impôts, ainsi que sur le principe général des droits de la défense.
N° TA95-2413337(TA95-2413337)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Louvres fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un immeuble d'habitation présentant des fissures et un mur de soutènement déformé, afin de déterminer s'il constitue un danger imminent pour la sécurité des personnes. L'expert devra se prononcer dans les vingt-quatre heures et proposer, le cas échéant, des mesures de sécurité provisoires. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
N° TA95-2316476(TA95-2316476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes étaient légales, et a rejeté la demande de production du dossier administratif.
N° TA95-2316477(TA95-2316477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que l'arrêté préfectoral était légal.
N° TA95-2307096(TA95-2307096)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine de classer sans suite sa demande de renouvellement de carte de séjour « salarié » pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce refus d’enregistrement, fondé sur l’absence d’une autorisation de travail (pièce requise par l’annexe 10 du CESEDA), ne constituait pas une décision faisant grief, car l’incomplétude du dossier n’était pas contestée. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables. Les textes appliqués sont les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2305844(TA95-2305844)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Val-d’Oise du 17 mars 2023 lui retirant sa carte de séjour « étudiant ». En cours d’instance, le préfet a délivré à M. B une carte de séjour « salarié » valable jusqu’en février 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces chefs de demande. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409023(TA95-2409023)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement de M. A de sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance de référé. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2217492(TA95-2217492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire". Le tribunal a requalifié le recours comme dirigé contre la décision explicite de refus du 10 mai 2022, assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Il a jugé cette décision suffisamment motivée et a estimé que le requérant ne justifiait pas d'un contrat de travail pour bénéficier d'un titre "salarié" ni d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France pour obtenir un titre sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410003(TA95-2410003)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat portant retrait de la subvention "MaPrimeRenov", se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige, relatif à un immeuble situé à Rully (Oise), relève de la compétence du tribunal administratif d’Amiens. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2210249(TA95-2210249)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a rejeté la requête de l'EURL Cab Excellence, qui contestait des rappels de TVA (2016-2018) et des suppléments d'impôt sur les sociétés (2016-2017) suite à une vérification de comptabilité. La société, active dans le transport VTC, invoquait une irrégularité de procédure (motivation insuffisante de la proposition de rectification) et contestait le bien-fondé des impositions issues d'une reconstitution de chiffre d'affaires jugée sommaire. Le tribunal a jugé la proposition de rectification suffisamment motivée au regard de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales, et a considéré que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires, fondée sur les données du logiciel de facturation et les encaissements Uber, n'était pas excessivement sommaire. La demande de décharge des impositions restant à la charge de la société a donc été rejetée.
N° TA95-2316729(TA95-2316729)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a examiné les requêtes de la société portugaise Moreira et Dias Consultores lda contestant des suppléments d'impôt sur les sociétés pour 2016-2018. La société soutenait notamment ne pas disposer d'établissement stable en France au sens de la convention franco-portugaise du 14 janvier 1971, en raison de la présence d'un seul salarié et de l'absence d'émission de factures par sa succursale. Le tribunal a rejeté les demandes de décharge, considérant que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général des impôts et la convention fiscale.
N° TA95-2412327(TA95-2412327)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen particulier, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, en estimant que la procédure était régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
N° TA95-2410031(TA95-2410031)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement de Mme B de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire. La requérante n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal constate ce désistement pur et simple.
N° TA95-2207419(TA95-2207419)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, contestant le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA95-2400159(TA95-2400159)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière, et a jugé que l'arrêté ne souffrait pas d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.
N° TA95-2412288(TA95-2412288)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les arrêtés des 12 et 22 août 2024 par lesquels le préfet du Val-d'Oise avait assigné à résidence M. B, un ressortissant pakistanais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé, en l'assignant à résidence dans le Val-d'Oise alors qu'il résidait en Seine-Saint-Denis. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.