Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407234(TA95-2407234)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d'avoir fourni une argumentation et des pièces justificatives suffisantes après avoir été invité à régulariser son recours. La solution retenue est un rejet pour défaut de motivation et d'éléments probants, sans examen au fond du droit au logement garanti par les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2401466(TA95-2401466)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’indu d’allocation de logement familiale et sociale, d’un montant total de 6 434 euros. La requérante s’est bornée à invoquer des difficultés personnelles et financières, sans fournir d’argumentation juridique précise sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Le juge a considéré que ces moyens étaient inopérants ou insuffisamment étayés, en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La décision rappelle que l’opposition à contrainte ne peut utilement contester la créance que par des moyens de fond, et non par des considérations gracieuses.
N° TA95-2112701(TA95-2112701)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS Loft Dream contestant le refus de l’administration fiscale de lui accorder le fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 à juin 2021. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives au mois de juin 2021, faute de décision préalable. Pour les mois de décembre 2020 et janvier 2021, il a rejeté la demande de substitution de motif de l’administration, estimant que celle-ci ne pouvait se fonder sur la tardiveté des demandes. La solution retenue repose sur l’application de l’ordonnance n° 2020-317 et du décret n° 2020-371 relatifs au fonds de solidarité.
N° TA95-2113483(TA95-2113483)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS ZGT, qui demandait l'annulation du refus de l'aide complémentaire sur les stocks invendus prévue par le décret n° 2021-594 du 14 mai 2021. La société, exerçant une activité de commerce ambulant de tous produits, ne relevait d'aucun des secteurs éligibles listés à l'article 2 du décret, notamment le commerce de détail de textiles, d'habillement et de chaussures sur éventaires et marchés. Le tribunal a admis la substitution de motif demandée par l'administration, fondée sur l'activité principale déclarée au K bis, et a jugé que la décision de refus était légalement justifiée.
N° TA95-2214102(TA95-2214102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société RADI, qui contestait une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire (article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la matérialité des faits était établie, l'employeur ne pouvant se prévaloir de la présentation de documents d'identité pour s'exonérer de sa responsabilité. Il a rappelé que ces sanctions ne nécessitent pas d'élément intentionnel.
N° TA95-2216601(TA95-2216601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société CHBA, qui contestait la décision du 5 octobre 2022 de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de séjour. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable avait été respectée, la société ayant été informée des griefs et mise en mesure de présenter ses observations, et que les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des droits de la défense et de l'erreur d'appréciation étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, y compris celles relatives à la décharge ou à la réduction des sommes et aux frais de justice.
N° TA95-2216602(TA95-2216602)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Youran, qui contestait les sanctions financières (contribution spéciale et contribution forfaitaire) mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un étranger sans titre. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des droits de la défense, mais les a écartés. Elle a jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration avait été respectée et que les sanctions étaient fondées sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la société requérante.
N° TA95-2217091(TA95-2217091)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, inspecteur des finances publiques, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour un préjudice moral et des frais de procédure. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision attaquée, estimant que le chef du bureau des affaires juridiques disposait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que les éléments présentés par M. C ne permettaient pas d'établir l'existence d'agissements répétés de harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, ni un manquement de l'administration à son obligation de sécurité. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et indemnitaires.
N° TA95-2102516(TA95-2102516)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme E, agent territorial de la commune de Gonesse, afin d'obtenir réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 9 mai 2015. La requérante demandait l'indemnisation de divers préjudices (tierce personne, déficits fonctionnels, souffrances endurées, préjudices esthétiques et moral) pour un montant total de 22 320 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet, les considérant sans objet, et a examiné le fond des conclusions indemnitaires. Se fondant sur le rapport d'expertise établissant un lien de causalité direct et certain entre l'accident et les préjudices, le tribunal a reconnu le droit à indemnisation de Mme E pour les préjudices patrimoniaux et personnels non couverts par les prestations statutaires, en application des principes généraux de la responsabilité de la puissance publique.
N° TA95-2406840(TA95-2406840)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l’inadaptation de son logement à son état de santé, l’humidité et l’insuffisance de surface pour ses enfants. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête ou ne comportaient pas les précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision applique les dispositions des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2304693(TA95-2304693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Mazlum Barber Shop, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour avoir employé deux ressortissants étrangers sans titre de travail. Le tribunal a rappelé que ces contributions sanctionnent objectivement l'emploi irrégulier, sans nécessité d'intention dolosive, et que la société n'a pas démontré s'être acquittée de ses obligations de vérification des titres. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, fondée sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2307469(TA95-2307469)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui permettre de souscrire un contrat d'engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal a jugé que cette décision n'était pas au nombre de celles devant être motivées, car la réussite au concours ne conférait aucun droit à l'engagement. Sur le fond, il a estimé que le refus était légalement justifié par la condamnation pénale de M. C pour agression sexuelle sur mineur, même non inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire, ce qui établissait l'absence de garanties exigées pour la fonction. La solution s'appuie sur les articles L. 4132-1 du code de la défense et L. 114-1 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2305465(TA95-2305465)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F A, détenu à la maison d'arrêt d'Osny, qui contestait la décision du garde des sceaux du 13 mars 2023 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 9 juin 2023. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision avait été signée par une autorité compétente (délégation régulière), que la procédure contradictoire avait été respectée (information du détenu, consultation du dossier et avis médical favorable), et que la prolongation était justifiée au regard des dispositions du code pénitentiaire (articles R. 213-21 et R. 213-25). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2004189(TA95-2004189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la condamnation de la commune de Levallois-Perret pour ne pas lui avoir proposé un contrat de droit public lors de son emploi en tant qu'animateur vacataire du 2 mai au 6 octobre 2017. Le tribunal a jugé que l'emploi occupé par M. C ne présentait pas un caractère permanent, car il répondait à un besoin occasionnel de la collectivité, et que sa période antérieure d'emploi sous contrat d'accompagnement (droit privé) ne pouvait être invoquée pour établir la permanence du besoin. En conséquence, la commune n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La requête a été rejetée, incluant les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2011313(TA95-2011313)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la commune de Gennevilliers visant à obtenir la nullité du contrat de raccordement électrique conclu avec Enedis et la restitution de la somme de 8 083,52 euros. La commune contestait le devis accepté en 2019, estimant que la proposition technique d'Enedis était fondée sur une surévaluation des besoins et qu'elle prévoyait une extension du réseau plutôt qu'un simple renforcement. Le tribunal a jugé que la qualification d'extension était justifiée au regard des articles L. 342-1 et D. 342-2 du code de l'énergie, et que la participation financière de la commune était légalement due en application de l'article L. 342-11 du même code. En conséquence, les conclusions de la commune ont été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.
N° TA95-2406444(TA95-2406444)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans ni de liens personnels ou familiaux suffisants pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, faute pour M. B de démontrer une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2404989(TA95-2404989)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant chinois, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur le seul maintien irrégulier de l'intéressé depuis 2019, sans tenir compte de la réalité et du sérieux de ses études, en méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A.
N° TA95-2405451(TA95-2405451)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 mars 2024 refusant un titre de séjour à M. D, ressortissant philippin, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. D justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2405480(TA95-2405480)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car Mme C n'avait pas sollicité une telle admission et le préfet n'était pas tenu de l'examiner d'office. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
N° TA95-2405500(TA95-2405500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauricien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'interdiction de retour sur le territoire français, ont été rejetées.