Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412332(TA95-2412332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A C, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l’assignant à résidence pour 45 jours. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de recours de sept jours prévu par l’article L. 732-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA95-2412097(TA95-2412097)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de M. B, qui demandait des injonctions à l'encontre de Colombes Habitat Public (communication d’informations et attribution d’une place de parking). Le juge des référés constate que le requérant n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande, laquelle ne relève pas des procédures de référé prévues aux articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative. En outre, le litige, lié à l’exécution d’un contrat de bail de droit privé, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2412294(TA95-2412294)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé sur sa demande de titre de séjour, sans que cette mesure ne permette de prévenir un péril grave. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2411911(TA95-2411911)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral suspendant l'activité de pension pour chiens de la SARL Doggies et Compagnie. La société requérante n'a pas démontré l'urgence, faute de produire des pièces comptables justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.
N° TA95-2410468(TA95-2410468)
Refus de carte professionnelle de conducteur de taxi – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – Incompétence territoriale constatée – Transmission au tribunal administratif de Versailles. Le juge a estimé que, faute d’activité professionnelle existante du requérant, l’article R. 312-10 du code de justice administrative ne pouvait s’appliquer, et a retenu la compétence du tribunal du siège de l’autorité ayant pris la décision (préfet des Yvelines), en application de l’article R. 312-1 du même code.
N° TA95-2410216(TA95-2410216)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence de l’autorité judiciaire et non de la juridiction administrative. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA95-2410638(TA95-2410638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête de M. B contestant une décision de l’inspection du travail autorisant son licenciement disciplinaire, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le siège social de l’employeur se situe en Seine-Saint-Denis, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil. Par ordonnance, le président a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2410738(TA95-2410738)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, comme manifestement irrecevable. Le requérant avait saisi le tribunal le 25 juillet 2024, alors que le délai de recours contentieux était de quarante-huit heures à compter de la notification de l'arrêté le 3 juillet 2024. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 614-1 et L. 614-6.
N° TA95-2411894(TA95-2411894)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car M. B ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2412276(TA95-2412276)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 août 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2412242(TA95-2412242)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai et d’interdiction de retour, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2410732(TA95-2410732)
Litige entre un copropriétaire et son syndicat de copropriété concernant un échéancier de paiement et la communication de factures. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se déclare incompétent. Il rejette la requête car le litige oppose deux personnes privées et relève de la compétence des tribunaux judiciaires. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410206(TA95-2410206)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par la société Pro Direct Services d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de France Travail d’octroyer une aide à l’embauche, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Marseille, compétent car le siège social de la société requérante est situé dans les Bouches-du-Rhône.
N° TA95-2409536(TA95-2409536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de liens personnels et familiaux intenses et stables en France, son épouse et ses enfants résidant au Bangladesh, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. En conséquence, la décision de reconduite à la frontière a été jugée légale, et les conclusions d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2409517(TA95-2409517)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de police de Paris du 1er avril 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Elle a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait bien examiné sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2409590(TA95-2409590)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de liens familiaux en France. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh, ne méconnaissant pas l'article 3 de la même Convention. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409544(TA95-2409544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu, ainsi que les erreurs manifestes d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L. 423-23, L. 612-8, L. 721-4) et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2409539(TA95-2409539)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant colombien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, cette disposition ne s'appliquant pas à une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E.
N° TA95-2410623(TA95-2410623)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées des Hauts-de-Seine de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative et a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre, territorialement compétent.
N° TA95-2410626(TA95-2410626)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Val-d'Oise de lui accorder la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a constaté que ce litige, relatif à l’attribution d’une prestation relevant du contentieux de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Pontoise, territorialement compétent.