Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2402252(TA95-2402252)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger Mme B avant le 1er novembre 2024, sous astreinte de 100 euros par mois de retard. Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation en juin 2023, avait refusé une offre de logement jugée trop éloignée du travail de son époux. Le tribunal a estimé que ce refus ne pouvait délier l'État de son obligation de relogement, car le préfet n'a pas prouvé que l'offre comportait l'information requise par l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation sur les conséquences d'un refus. La décision applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du même code, qui imposent à l'État une obligation de résultat pour le relogement des personnes reconnues prioritaires.
N° TA95-2403351(TA95-2403351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a ordonné le relogement de Mme B par l’État. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en juin 2023, avait refusé une offre de logement T4 jugée inadaptée à sa famille de six personnes. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas démontré que l’offre comportait l’information prévue par l’article R. 441-16-3 du code de la construction et de l’habitation, ce qui empêchait de délier l’État de son obligation. Une injonction de relogement avant le 1er novembre 2024 a été prononcée, assortie d’une astreinte.
N° TA95-2403371(TA95-2403371)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait son relogement d'urgence par l'État en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. M. B avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine, mais avait refusé une offre de logement de type T2 à Nanterre en invoquant un sentiment d'insécurité. Le tribunal a estimé que ce refus n'était pas fondé sur un motif légitime, car le requérant n'avait pas démontré de risques graves d'insécurité, et qu'il avait été informé des conséquences de son refus. En conséquence, l'État était délié de son obligation de relogement.
N° TA95-2403924(TA95-2403924)
Décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation DALO urgences) du 8 juillet 2024. Le tribunal a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer le relogement de Mme B A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 7 juillet 2023, avant le 1er novembre 2024, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant pas démontré que l'État était délié de son obligation de résultat, l'offre de logement n'ayant pas abouti.
N° TA95-2403929(TA95-2403929)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de reloger Mme C B avant le 1er novembre 2024, sous astreinte de 150 euros par mois. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avait refusé une offre de logement jugée trop éloignée de l'école de ses filles. Le tribunal a estimé que ce refus ne pouvait délier l'État de son obligation, car le préfet n'a pas prouvé que l'offre comportait l'information requise par l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation sur les risques de perdre le bénéfice de la décision de la commission. La solution retenue applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-3 du même code.
N° TA95-2403938(TA95-2403938)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), concerne la demande de Mme B née C, reconnue prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine le 21 juin 2023. La requérante conteste le refus d'une offre de logement, qu'elle juge inadaptée à son état de santé (pathologie respiratoire) car située au quatrième étage sans ascenseur. Le tribunal rejette l'argument du préfet selon lequel le refus serait abusif, estimant que l'administration n'a pas prouvé avoir informé clairement la requérante des conséquences d'un refus, comme l'exige l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il enjoint au préfet d'assurer le relogement de Mme B née C sous astreinte, conformément aux articles L. 441-2-3-1 et suivants du même code.
N° TA95-2404031(TA95-2404031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 21 avril 2023. Le tribunal a écarté l'argument du préfet selon lequel la radiation de la demande de logement social de l'intéressé ferait obstacle à l'exécution de la décision, estimant que cette radiation n'établissait pas une renonciation de sa part. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat pour loger les bénéficiaires reconnus urgents.
N° TA95-2215469(TA95-2215469)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'opposition de M. B à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu d'allocation de logement familiale de 3 432 euros (période 2013). Le tribunal a jugé que, bien que l'opposition à contrainte ne nécessite pas de recours administratif préalable, le requérant ne peut contester le bien-fondé de l'indu sans avoir exercé ce recours obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. En l'absence d'un tel recours, les moyens de M. B, notamment ceux tirés de l'autorité de la chose jugée ou d'erreurs de calcul, ont été déclarés irrecevables. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2411233(TA95-2411233)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine retirant la carte de séjour pluriannuelle de M. B, ressortissant marocain. Bien que l'urgence soit présumée en cas de retrait de titre de séjour, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, violation de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2411223(TA95-2411223)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le droit au maintien de M. A avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile et de son réexamen. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque réel de traitements inhumains en cas de retour au Bangladesh.
N° TA95-2411323(TA95-2411323)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que l'entretien individuel avait été mené conformément à l'article 5 du règlement, et que M. A n'avait pas démontré l'existence de défaillances systémiques en Espagne justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
N° TA95-2411329(TA95-2411329)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de police de Paris du 27 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la régularité des conditions d'interpellation, relevant de l'autorité judiciaire. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni.
N° TA95-2410918(TA95-2410918)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d'abroger deux arrêtés de 2024 déclarant insalubre son logement à Neuilly-sur-Seine. Le juge a constaté que la requête au fond en annulation avait été attribuée au tribunal administratif de Versailles par le Conseil d'État. En conséquence, le tribunal de Cergy-Pontoise s'est déclaré incompétent pour connaître du référé, invitant le requérant à saisir le tribunal de Versailles.
N° TA95-2411620(TA95-2411620)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de la décision du 31 juillet 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus d'orientation en région (Bordeaux) opposé par M. A ne justifiait pas l'annulation, car sa pré-inscription scolaire à Paris et son hébergement à Mantes-la-Jolie ne démontraient pas une impossibilité de suivre des études à Bordeaux, et que la saturation du dispositif national d'accueil était un motif valable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411648(TA95-2411648)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant sénégalais, dans l'attente de son éloignement. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, car le préfet n'a pas tenu compte du fait que M. A s'était vu délivrer un titre de séjour valable par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408695(TA95-2408695)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie signée de sa requête malgré une demande de régularisation notifiée à son domicile. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 612-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2411682(TA95-2411682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait des défaillances systémiques en Suisse et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé que la responsabilité de la Suisse était établie sur le fondement de l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de l'enregistrement préalable de ses empreintes dans ce pays. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure de transfert.
N° TA95-2408758(TA95-2408758)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411094(TA95-2411094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Issy ophtalmologique pour suspendre une décision du 18 juillet 2024 de la CPAM des Hauts-de-Seine lui infligeant une suspension de cinq ans d'exercice conventionnel. L'association invoquait l'urgence, en raison de la perte quasi-totale de son chiffre d'affaires et du risque de licenciement de ses salariés, ainsi que plusieurs moyens créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l'irrégularité de la procédure de contrôle et l'absence de mise en demeure préalable. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les conditions de l'urgence et l'existence de moyens sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2411889(TA95-2411889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A, professeure des écoles. Celle-ci contestait les décisions du DASEN des Hauts-de-Seine du 14 mai 2024 mettant fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service et requalifiant ses arrêts en congés de maladie ordinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les préjudices financiers et moraux invoqués n'étant pas suffisamment établis pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.