Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2410206(TA95-2410206)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par la société Pro Direct Services d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de France Travail d’octroyer une aide à l’embauche, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Marseille, compétent car le siège social de la société requérante est situé dans les Bouches-du-Rhône.
N° TA95-2412276(TA95-2412276)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 août 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que l’intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2410732(TA95-2410732)
Litige entre un copropriétaire et son syndicat de copropriété concernant un échéancier de paiement et la communication de factures. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se déclare incompétent. Il rejette la requête car le litige oppose deux personnes privées et relève de la compétence des tribunaux judiciaires. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411894(TA95-2411894)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car M. B ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande ne relevant pas d'un renouvellement de titre. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2412242(TA95-2412242)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai et d’interdiction de retour, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2409868(TA95-2409868)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour au Bangladesh, ne démontrant ainsi pas une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la décision d'éloignement et la fixation du pays de destination ont été validées.
N° TA95-2411428(TA95-2411428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le maire de Groslay mettait en demeure la région Île-de-France de supprimer des dépôts de déchets sur un terrain. Le juge a retenu que le moyen tiré du défaut de base légale était propre à créer un doute sérieux, l'arrêté ayant été pris sur le fondement du code de l'urbanisme alors que la matière relève du code de l'environnement et du pouvoir de police spéciale du maire. La solution s'appuie sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2408963(TA95-2408963)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande indemnitaire de 30 000 euros contre l’État, en raison de l’absence de relogement malgré une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Par une ordonnance du 26 août 2024, le tribunal s’est déclaré territorialement incompétent, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se trouve le département de la Seine-Saint-Denis. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2411907(TA95-2411907)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de statuer sur sa demande de carte de séjour "passeport talent". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 octobre 2024, lui permettant de séjourner régulièrement, et qu'il n'établissait pas de précarité économique ou financière. La demande a été rejetée par ordonnance motivée, sans que les autres conditions de l'article L. 521-3 n'aient à être examinées.
N° TA95-2412210(TA95-2412210)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour de M. B. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la décision implicite étant née plus de deux ans avant l’introduction de la requête, sans que les difficultés liées à l’obtention d’un emploi ou d’un permis de conduire ne caractérisent une atteinte grave et immédiate à sa situation. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2408968(TA95-2408968)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par transmission du tribunal judiciaire de Nanterre, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître du recours de M. B et Mme D. Ce recours vise l'annulation d'une décision de la CAF des Yvelines relative à un indu de prime d'activité et d'allocations logement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Versailles, dans le ressort duquel se trouve le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée.
N° TA95-2412161(TA95-2412161)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de valider sa demande de titre de séjour "passeport talent" et de lui délivrer un document l'autorisant à travailler. Le juge estime qu'aucune décision de clôture n'a été prise, le dossier étant toujours en cours d'instruction, rendant les conclusions irrecevables. Il rappelle que la procédure de l'article L. 521-2 exige une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ce qui n'est pas établi en l'espèce. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2412140(TA95-2412140)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, compte tenu de l’absence de démarches avant octobre 2023 et du délai de cinq mois écoulé entre sa demande et sa seule relance. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2411729(TA95-2411729)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés d'accès au service public. Le juge a estimé que l'utilité de la mesure n'était pas établie, faute de preuve des démarches accomplies, et que l'urgence n'était pas justifiée. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409325(TA95-2409325)
Opposition à une contrainte de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine pour un indu d'allocation de logement sociale de 2 101 euros. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi après transmission par le tribunal de Versailles, se déclare incompétent au profit du tribunal du domicile de la requérante à Versailles, en application de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour règlement de la question de compétence, conformément à l'article R. 351-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2409303(TA95-2409303)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande d’effacement de son casier judiciaire. Le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, faute de compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en vertu des articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale, seules les juridictions judiciaires sont compétentes pour statuer sur une telle demande. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409302(TA95-2409302)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine d’octroyer le revenu de solidarité active à sa fille majeure. La requête a été jugée irrecevable car Mme C n’avait ni qualité pour représenter sa fille devant le tribunal, ni intérêt personnel à agir, en application des articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA95-2411722(TA95-2411722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence. Le requérant s'est désisté de sa requête avant l'audience. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
N° TA95-2411720(TA95-2411720)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A, chauffeur de taxi, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui créditer quatre points sur son permis de conduire après un stage de récupération. Le juge a reconnu l'urgence, car la décision empêche M. A d'exercer sa profession et de subvenir à ses besoins, notamment en période de jeux paralympiques. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de notification d'une décision de retrait de points, en méconnaissance des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision préfectorale a été ordonnée.
N° TA95-2411274(TA95-2411274)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut d'examen de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.