Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412171(TA95-2412171)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 juin 2024 clôturant la demande de titre de voyage de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant se bornant à invoquer l'impossibilité de voyager depuis un an sans justifier d'un projet de voyage imminent. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées. M. B a toutefois été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2409325(TA95-2409325)
Opposition à une contrainte de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine pour un indu d'allocation de logement sociale de 2 101 euros. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi après transmission par le tribunal de Versailles, se déclare incompétent au profit du tribunal du domicile de la requérante à Versailles, en application de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour règlement de la question de compétence, conformément à l'article R. 351-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2409303(TA95-2409303)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande d’effacement de son casier judiciaire. Le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, faute de compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en vertu des articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale, seules les juridictions judiciaires sont compétentes pour statuer sur une telle demande. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409302(TA95-2409302)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine d’octroyer le revenu de solidarité active à sa fille majeure. La requête a été jugée irrecevable car Mme C n’avait ni qualité pour représenter sa fille devant le tribunal, ni intérêt personnel à agir, en application des articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA95-2412231(TA95-2412231)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise de Mme Oter aux autorités allemandes, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le juge a relevé que la requérante résidait à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2411729(TA95-2411729)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés d'accès au service public. Le juge a estimé que l'utilité de la mesure n'était pas établie, faute de preuve des démarches accomplies, et que l'urgence n'était pas justifiée. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2412227(TA95-2412227)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions du 20 août 2024 par lesquelles le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie pour les décisions portant obligation de quitter le territoire, dès lors que le dépôt d'un recours en annulation suspendait leur exécution en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412225(TA95-2412225)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait son relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. Le juge rappelle que le recours spécifique prévu à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation constitue la seule voie de droit pour obtenir l'exécution d'une telle décision, et non le référé mesures utiles. La demande est donc irrecevable.
N° TA95-2412140(TA95-2412140)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, compte tenu de l’absence de démarches avant octobre 2023 et du délai de cinq mois écoulé entre sa demande et sa seule relance. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2412146(TA95-2412146)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du sous-préfet de Saint-Quentin suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de sa reconversion professionnelle alléguée ou de l'impossibilité pour sa conjointe d'assurer les déplacements familiaux, et la période de vacances invoquée étant déjà achevée. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2412161(TA95-2412161)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de valider sa demande de titre de séjour "passeport talent" et de lui délivrer un document l'autorisant à travailler. Le juge estime qu'aucune décision de clôture n'a été prise, le dossier étant toujours en cours d'instruction, rendant les conclusions irrecevables. Il rappelle que la procédure de l'article L. 521-2 exige une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ce qui n'est pas établi en l'espèce. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2412222(TA95-2412222)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant, sous astreinte. Le tribunal a considéré que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence justifiant l'intervention du juge des référés dans le délai de 48 heures, et l'a rejetée par une ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2412216(TA95-2412216)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, placé en rétention administrative et exposé à un éloignement imminent, n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une urgence nécessitant l'intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen du bien-fondé de l'atteinte à la vie privée et familiale, en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411274(TA95-2411274)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut d'examen de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2411722(TA95-2411722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence. Le requérant s'est désisté de sa requête avant l'audience. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
N° TA95-2411720(TA95-2411720)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A, chauffeur de taxi, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui créditer quatre points sur son permis de conduire après un stage de récupération. Le juge a reconnu l'urgence, car la décision empêche M. A d'exercer sa profession et de subvenir à ses besoins, notamment en période de jeux paralympiques. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de notification d'une décision de retrait de points, en méconnaissance des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision préfectorale a été ordonnée.
N° TA95-2408560(TA95-2408560)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge constate que le requérant n'a pas contesté le motif d'irrecevabilité retenu par la commission (absence de signature) et n'a pas régularisé sa requête, malgré une invitation à motiver ses moyens en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En conséquence, la requête, qui ne comporte que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés, est rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2411619(TA95-2411619)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités roumaines. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement Dublin III et une méconnaissance de l'article 13 du même règlement, estimant que la responsabilité de la Roumanie avait expiré. Le tribunal a jugé que la Roumanie était bien l'État membre responsable, car Mme A y avait introduit sa première demande d'asile, rejetée définitivement, et que les autorités roumaines avaient accepté sa reprise en charge. La solution retenue s'appuie sur les articles 7, 13 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA95-2409936(TA95-2409936)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée le 10 juillet 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2409650(TA95-2409650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 23 août 2024, a rejeté la requête de M. B contestant une décision de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise relative à la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée manifestement incompétente pour en connaître.