Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2408869(TA95-2408869)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le rejet de sa demande par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision attaquée ou un justificatif de sa réclamation, comme l'exigent les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, le président du tribunal a prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA95-2412176(TA95-2412176)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de démontrer un risque suffisamment grave et immédiat pour ses libertés (droit au travail, liberté d'aller et venir), malgré l'expiration prochaine de son titre. L'absence de production d'un contrat de travail ou d'éléments établissant une menace de licenciement a conduit au rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411704(TA95-2411704)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas indiqué son domicile dans sa requête, et ne se trouvait plus au centre de rétention, rendant impossible toute notification d'une demande de régularisation. Cette omission méconnaît les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, justifiant le rejet sans instruction préalable.
N° TA95-2408700(TA95-2408700)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge, statuant seul sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a estimé que la requête ne comportait que des moyens inopérants ou manifestement infondés. La décision rappelle les conditions posées par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation pour bénéficier d'une telle désignation.
N° TA95-2408724(TA95-2408724)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui remettre une dette de 267,90 euros correspondant à un indu de prime d’activité. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient inopérants ou insuffisamment précis, notamment sur sa bonne foi et sa situation de précarité, en application des articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA95-2409594(TA95-2409594)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 3 juillet 2024, avait été introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de quarante-huit heures prévu à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2411989(TA95-2411989)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre des arrêtés du préfet de police de Paris l’obligeant à quitter le territoire français, prononçant une interdiction de retour et le plaçant en rétention, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant est placé en rétention à Vincennes, situé dans le ressort du tribunal administratif de Paris. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, seule compétente pour statuer sur la requête.
N° TA95-2409650(TA95-2409650)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 23 août 2024, a rejeté la requête de M. B contestant une décision de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise relative à la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée manifestement incompétente pour en connaître.
N° TA95-2409672(TA95-2409672)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le rejet implicite de son recours préalable obligatoire relatif au versement de son RSA, mais le tribunal a jugé que sa demande initiale à la CAF constituait une simple demande d'information et non un recours contestant une décision. En tout état de cause, le recours préalable obligatoire formé en cours d'instance était trop récent pour qu'une décision implicite de rejet ait pu naître. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2409936(TA95-2409936)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée le 10 juillet 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2410106(TA95-2410106)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un litige portant sur le refus de versement de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) pour la période de janvier 2016 à mars 2017. Par une ordonnance du 23 août 2024, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 821-5 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce contentieux relève de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre.
N° TA95-2409259(TA95-2409259)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 14 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit au maintien de M. A avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et que sa nouvelle demande de réexamen, présentée après ce rejet définitif, ne lui conférait pas un nouveau droit au séjour en application de l'article L. 542-2 du CESEDA. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH, faute de preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Turquie. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409714(TA95-2409714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté légalement fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la mesure d'éloignement, sans faire droit aux demandes d'annulation et d'injonction du requérant.
N° TA95-2409711(TA95-2409711)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, ressortissante turque, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait notamment que son recours devant la Cour nationale du droit d'asile était toujours pendant, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire. Le tribunal a appliqué les articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que le droit de se maintenir en France prend fin à la date de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. En l'espèce, le recours étant toujours en cours, la requérante bénéficiait de ce droit, rendant illégale l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2410168(TA95-2410168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 mai 2024 du directeur académique du Val d'Oise refusant l'EXEAT de Mme A, professeure des écoles, et donc sa mutation interdépartementale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation familiale ou à son état de santé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410177(TA95-2410177)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a écarté les moyens d'erreur de fait et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A d'apporter des preuves de sa résidence habituelle en France depuis 2011 ou de liens familiaux stables. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408673(TA95-2408673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a estimé que la demande d'asile de M. C avait été définitivement rejetée par la CNDA, ce qui ne lui permettait plus de bénéficier d'un droit au maintien sur le territoire en application de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2409424(TA95-2409424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a d'abord déclaré la requête irrecevable pour tardiveté, car le recours, formé le 28 juin 2024, n'a pas été introduit dans le délai de 48 heures suivant la notification de l'arrêté, comme l'exige l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune circonstance exceptionnelle n'a été retenue pour justifier ce dépassement. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour, n'ont pas été examinés au fond.
N° TA95-2409376(TA95-2409376)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. Enfin, la décision a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé.
N° TA95-2409304(TA95-2409304)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 18 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour l’intéressé de justifier de liens personnels ou professionnels suffisamment intenses en France. Il a également jugé que M. A n’établissait pas encourir des risques personnels en cas de retour en Turquie, au regard de l’article 3 de la même Convention. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 (4°) et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.