Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411910(TA95-2411910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance prise par le ministre de l’intérieur le 27 juin 2024, se déclare incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de la requérante, qui habite à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Melun, compétent pour ce département.
N° TA95-2411032(TA95-2411032)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 21 août 2024, a radié des registres du greffe les productions enregistrées sous le n° 2411032 pour les joindre au dossier de la requête n° 2307993. Cette décision fait suite à une requête en excès de pouvoir de M. B A et de la SCI 4 place du Général de Gaulle, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire modificatif délivré par la commune de Fontenay-aux-Roses. Le tribunal a estimé que ces productions constituaient des écritures complémentaires à une précédente requête contestant le permis de construire initial, et a ordonné leur rattachement à cette dernière. La solution retenue repose sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2411739(TA95-2411739)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an. Le juge a constaté que le recours, soumis au délai de quarante-huit heures prévu par l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, avait été enregistré le 10 août 2024, soit bien après l’expiration de ce délai suivant la notification de l’arrêté le 5 juillet 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA95-2411309(TA95-2411309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné M. A à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que cette mesure était dépourvue de base légale, car M. A avait déjà exécuté l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente en retournant au Maroc en septembre 2022. L’exception de non-lieu soulevée par le préfet, qui avait abrogé l’arrêté en cours d’instance, a été écartée car l’acte avait reçu un commencement d’exécution. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2411305(TA95-2411305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président de l'université Paris-Nanterre refusant l'admission de M. A en master "Droit des affaires". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision contestée portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de preuve de candidatures à d'autres masters. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2411293(TA95-2411293)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2024 l'assignant à résidence dans le Val-d'Oise pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérants les moyens contestant la mesure d'éloignement sous-jacente du 18 avril 2023, la légalité de l'assignation à résidence s'appréciant à la date de son édiction. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411022(TA95-2411022)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a assigné M. A, ressortissant ivoirien, à résidence pour 45 jours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, familiale ou professionnelle, d'autant que l'affaire au fond est appelée à une audience prochaine. La requête est donc rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411110(TA95-2411110)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait son souhait de rester en France, sa méconnaissance de l'espagnol et l'absence d'attaches en Espagne pour demander l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Le tribunal a jugé que ces allégations, évasives et non étayées, ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation de la part du préfet, rappelant que cette clause ne confère aucun droit au demandeur d'asile. La décision confirme le transfert vers l'Espagne.
N° TA95-2411942(TA95-2411942)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral du 14 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Bondy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2407942(TA95-2407942)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d’un recours contestant la décision implicite confirmant la fin de son droit au revenu de solidarité active (RSA). Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête comme manifestement infondée. Il a rappelé que, s’agissant d’un recours de plein contentieux, les moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation, absence de saisine de la commission de recours amiable) sont inopérants, car ils ne remettent pas en cause le bien-fondé des droits de l’intéressée. En application des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que Mme C... ne justifiait pas d’une résidence stable et effective en France, condition essentielle pour l’octroi du RSA.
N° TA95-2407770(TA95-2407770)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la taxe sur les logements vacants mise à sa charge pour 2023. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de sa réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément aux articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et R. 412-1 du code de justice administrative. Cette absence de pièce rendait la requête manifestement irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407278(TA95-2407278)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une demande du greffe, en ne produisant pas l'acte attaqué ni une signature valide, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA95-2304246(TA95-2304246)
Requête de Mme A contestant le rejet implicite de sa demande de subvention "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête par ordonnance. La solution retenue est que les moyens invoqués par la requérante (éligibilité confirmée par un commercial, abus de faiblesse) sont inopérants, car ils ne contestent pas le motif de rejet fondé sur l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 (travaux commencés avant l'accusé de réception de la demande). L'ordonnance est prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2303895(TA95-2303895)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A dirigée contre la décision de non-opposition à la déclaration de conformité des travaux prise par le maire de Mériel-sur-Oise. Le tribunal a jugé que cette attestation, délivrée sur le fondement de l'article R. 462-10 du code de l'urbanisme, se borne à constater l'absence de contestation de la conformité par la commune et ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été considérée comme manifestement irrecevable et rejetée sans régularisation possible.
N° TA95-2202515(TA95-2202515)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chaville lui ordonnant de cesser des travaux. M. A s’est désisté de sa requête, et le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA95-2410769(TA95-2410769)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2115575(TA95-2115575)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert judiciaire visant à étendre une expertise initialement ordonnée le 25 mars 2022 dans le cadre d’un projet de construction de logements de fonction lié à l’extension d’un collège à Argenteuil. Cette extension de mission, fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, permet de rendre l’expertise opposable à trois sociétés nouvellement mises en cause (Lunempara, Ingethermique et Clemelec), en raison de l’utilité non contestée de leur participation aux opérations d’expertise. La solution retenue consiste donc à élargir le périmètre des parties concernées par la mesure d’instruction technique.
N° TA95-2410778(TA95-2410778)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. D., ressortissant espagnol, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 du préfet des Hauts-de-Seine, estimant que la mesure d'éloignement méconnaissait les articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue repose sur le constat que M. D., citoyen de l'Union européenne résidant en France depuis plus de 13 ans, ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant son éloignement.
N° TA95-2411019(TA95-2411019)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la présence de sa famille en France pour que la France soit désignée responsable via les clauses discrétionnaires des articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que M. B n'établit pas l'existence d'un lien de dépendance avec des membres de sa famille résidant légalement en France, ni ne justifie d'aucune attache familiale particulière justifiant l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
N° TA95-2411717(TA95-2411717)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 20 et 27 juin 2024. Ces arrêtés lui refusaient un titre de séjour, l'obligeaient à quitter le territoire français sans délai, fixaient son pays de destination, prononçaient une interdiction de retour d'un an et l'assignaient à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.