Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2303895(TA95-2303895)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A dirigée contre la décision de non-opposition à la déclaration de conformité des travaux prise par le maire de Mériel-sur-Oise. Le tribunal a jugé que cette attestation, délivrée sur le fondement de l'article R. 462-10 du code de l'urbanisme, se borne à constater l'absence de contestation de la conformité par la commune et ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été considérée comme manifestement irrecevable et rejetée sans régularisation possible.
N° TA95-2407770(TA95-2407770)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la taxe sur les logements vacants mise à sa charge pour 2023. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de sa réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément aux articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et R. 412-1 du code de justice administrative. Cette absence de pièce rendait la requête manifestement irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2310838(TA95-2310838)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son ajournement en licence 3 de droit à l'université Paris Nanterre. La requérante soutenait que l'université aurait dû prendre en compte des points obtenus en première année à l'université de Caen pour compenser sa moyenne de troisième année. Le tribunal a jugé ce moyen manifestement insusceptible de venir au soutien de la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé, sur le fondement de l'article D. 612-32-5 du code de l'éducation et des modalités de contrôle de l'université, que seuls les résultats d'une même année peuvent se compenser. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2407942(TA95-2407942)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d’un recours contestant la décision implicite confirmant la fin de son droit au revenu de solidarité active (RSA). Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête comme manifestement infondée. Il a rappelé que, s’agissant d’un recours de plein contentieux, les moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation, absence de saisine de la commission de recours amiable) sont inopérants, car ils ne remettent pas en cause le bien-fondé des droits de l’intéressée. En application des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que Mme C... ne justifiait pas d’une résidence stable et effective en France, condition essentielle pour l’octroi du RSA.
N° TA95-2410769(TA95-2410769)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2411261(TA95-2411261)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de la présence de sa famille en France et de craintes pour sa santé et sa sécurité en Espagne. Le tribunal a jugé que M. B n'établissait pas la présence en France de membres de sa famille au sens du règlement, ni ne démontrait de défaillance systémique des autorités espagnoles dans le traitement des demandes d'asile. Par conséquent, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'examiner la demande en France.
N° TA95-2410928(TA95-2410928)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur académique des Hauts-de-Seine affectant l'enfant F D au collège Romain Rolland plutôt qu'au collège Lakanal. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la rentrée scolaire était imminente et que l'affectation contestée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'enfant. Aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article D. 211-11 du code de l'éducation et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence caractérisée.
N° TA95-2407714(TA95-2407714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni motivé son recours, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2411293(TA95-2411293)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2024 l'assignant à résidence dans le Val-d'Oise pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérants les moyens contestant la mesure d'éloignement sous-jacente du 18 avril 2023, la légalité de l'assignation à résidence s'appréciant à la date de son édiction. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411305(TA95-2411305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président de l'université Paris-Nanterre refusant l'admission de M. A en master "Droit des affaires". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision contestée portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de preuve de candidatures à d'autres masters. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2411309(TA95-2411309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné M. A à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que cette mesure était dépourvue de base légale, car M. A avait déjà exécuté l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente en retournant au Maroc en septembre 2022. L’exception de non-lieu soulevée par le préfet, qui avait abrogé l’arrêté en cours d’instance, a été écartée car l’acte avait reçu un commencement d’exécution. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2411942(TA95-2411942)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral du 14 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Bondy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2409483(TA95-2409483)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut d'examen, ont été écartés.
N° TA95-2409481(TA95-2409481)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Nord du 3 décembre 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.
N° TA95-2409092(TA95-2409092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. En cours d'instance, le préfet du Val d'Oise a convoqué la requérante à un rendez-vous le 25 juillet 2024. Constatant que l'objet du litige avait disparu, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA95-2409394(TA95-2409394)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté pris sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409484(TA95-2409484)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A contre un arrêté préfectoral du 30 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant contestait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de son droit à être entendu et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Lors de l'audience, la préfète a sollicité une substitution de base légale, passant du 1° au 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la production par M. A d'un visa de court séjour. Le tribunal a fait droit à cette demande et a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué.
N° TA95-2409507(TA95-2409507)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-de-Haute-Provence du 31 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, celui-ci ne constituant pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2409397(TA95-2409397)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle. Concernant le refus de délai de départ volontaire, le tribunal a considéré que le préfet avait pu légalement se fonder sur le risque de soustraction à la mesure, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été intégralement rejetée.
N° TA95-2409431(TA95-2409431)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris portant de 12 à 24 mois la durée de son interdiction de retour en France. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, en l'absence de preuve de liens familiaux stables en France.