Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1260/2613
N° TA95-2411558(TA95-2411558)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension par les parents d’un élève contestant son affectation en classe de sixième au collège Victor Hugo de Nanterre, a constaté que l’administration avait finalement accordé la dérogation demandée pour le collège Les Chènevreux. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en suspension et en injonction, devenues sans objet. L’État a été condamné à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA95-2411309(TA95-2411309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné M. A à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que cette mesure était dépourvue de base légale, car M. A avait déjà exécuté l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente en retournant au Maroc en septembre 2022. L’exception de non-lieu soulevée par le préfet, qui avait abrogé l’arrêté en cours d’instance, a été écartée car l’acte avait reçu un commencement d’exécution. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2411305(TA95-2411305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président de l'université Paris-Nanterre refusant l'admission de M. A en master "Droit des affaires". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision contestée portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de preuve de candidatures à d'autres masters. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2411293(TA95-2411293)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2024 l'assignant à résidence dans le Val-d'Oise pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérants les moyens contestant la mesure d'éloignement sous-jacente du 18 avril 2023, la légalité de l'assignation à résidence s'appréciant à la date de son édiction. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411261(TA95-2411261)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de la présence de sa famille en France et de craintes pour sa santé et sa sécurité en Espagne. Le tribunal a jugé que M. B n'établissait pas la présence en France de membres de sa famille au sens du règlement, ni ne démontrait de défaillance systémique des autorités espagnoles dans le traitement des demandes d'asile. Par conséquent, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'examiner la demande en France.
N° TA95-2411138(TA95-2411138)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 4 et 5 du règlement de Dublin, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les critères de détermination de l'État responsable prévus par le règlement Dublin III.
N° TA95-2411110(TA95-2411110)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait son souhait de rester en France, sa méconnaissance de l'espagnol et l'absence d'attaches en Espagne pour demander l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Le tribunal a jugé que ces allégations, évasives et non étayées, ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation de la part du préfet, rappelant que cette clause ne confère aucun droit au demandeur d'asile. La décision confirme le transfert vers l'Espagne.
N° TA95-2411085(TA95-2411085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule les arrêtés du 30 juillet 2024 par lesquels le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. A, ressortissant guinéen, à quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A, notamment en omettant de mentionner qu'il avait sollicité le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Cette absence d'examen constitue un vice propre entachant d'illégalité la décision d'éloignement, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes. La solution est fondée sur les principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation d'examen sérieux de la situation individuelle.
N° TA95-2411019(TA95-2411019)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la présence de sa famille en France pour que la France soit désignée responsable via les clauses discrétionnaires des articles 16 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que M. B n'établit pas l'existence d'un lien de dépendance avec des membres de sa famille résidant légalement en France, ni ne justifie d'aucune attache familiale particulière justifiant l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
N° TA95-2410982(TA95-2410982)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des défaillances systémiques en Espagne. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les procédures d'information et d'entretien individuel avaient été respectées. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur les articles 13.1 et 23 du règlement Dublin III.
N° TA95-2410929(TA95-2410929)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par les parents d'une élève demandant la suspension de la décision du directeur académique des Hauts-de-Seine affectant leur fille au collège Romain Rolland plutôt qu'au collège Lakanal, situé dans leur secteur de résidence. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le recteur, faute de décision définitive d'affectation au collège souhaité. Il a jugé que la condition d'urgence était remplie en raison de la proximité de la rentrée scolaire et des conséquences sur la sécurité de l'enfant, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article D. 211-11 du code de l'éducation, relatif à la priorité des élèves domiciliés dans le secteur de recrutement, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au directeur académique de réexaminer la situation de l'élève dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2410928(TA95-2410928)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur académique des Hauts-de-Seine affectant l'enfant F D au collège Romain Rolland plutôt qu'au collège Lakanal. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la rentrée scolaire était imminente et que l'affectation contestée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'enfant. Aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article D. 211-11 du code de l'éducation et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence caractérisée.
N° TA95-2410778(TA95-2410778)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. D., ressortissant espagnol, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 du préfet des Hauts-de-Seine, estimant que la mesure d'éloignement méconnaissait les articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue repose sur le constat que M. D., citoyen de l'Union européenne résidant en France depuis plus de 13 ans, ne constituait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, justifiant son éloignement.
N° TA95-2410769(TA95-2410769)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2411214(TA95-2411214)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi que contre un arrêté d’assignation à résidence. Le requérant invoque notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’une erreur de fait concernant sa nationalité. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les moyens soulevés portent sur l’application des articles L. 412-5, L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’accord franco-tunisien.
N° TA95-2400003(TA95-2400003)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours contestant une saisie administrative à tiers détenteur portant sur une amende forfaitaire et 32 forfaits de post-stationnement impayés. S’agissant de l’amende forfaitaire, le tribunal s’est déclaré incompétent, jugeant que ce litige relève de la procédure pénale et donc de l’ordre judiciaire, en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. Pour les forfaits de post-stationnement, il a transmis le dossier à la commission du contentieux du stationnement payant, seule compétente en vertu de l’article L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales. La requête a ainsi été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative sur la première partie, et renvoyée à la juridiction spécialisée pour la seconde.
N° TA95-2411039(TA95-2411039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 23 juillet 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de méconnaissance de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugeant que la durée totale d'assignation (90 jours) restait inférieure au maximum légal de 135 jours. Il a également estimé que l'erreur matérielle dans l'arrêté sur le nombre de renouvellements possibles était sans incidence sur sa légalité.
N° TA95-2411559(TA95-2411559)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension immédiate, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, absence d'examen de vulnérabilité, illégalité du questionnaire) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2013/33/UE.
N° TA95-2409483(TA95-2409483)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut d'examen, ont été écartés.
N° TA95-2409481(TA95-2409481)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation d’un arrêté du préfet du Nord du 3 décembre 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par le requérant (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.