Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411559(TA95-2411559)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension immédiate, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, absence d'examen de vulnérabilité, illégalité du questionnaire) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la directive 2013/33/UE.
N° TA95-2411039(TA95-2411039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 23 juillet 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de méconnaissance de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugeant que la durée totale d'assignation (90 jours) restait inférieure au maximum légal de 135 jours. Il a également estimé que l'erreur matérielle dans l'arrêté sur le nombre de renouvellements possibles était sans incidence sur sa légalité.
N° TA95-2410727(TA95-2410727)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure d'information et d'entretien individuel, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation pour non-application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'acceptation de la reprise en charge par la Suisse.
N° TA95-2410481(TA95-2410481)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B du logement qu'il occupe sans droit ni titre dans une résidence universitaire du CROUS de Versailles. Le juge a constaté que l'occupant s'était maintenu dans les lieux malgré l'abrogation de son droit d'occupation et une mise en demeure, caractérisant ainsi l'absence de contestation sérieuse. L'urgence a été retenue en raison de l'atteinte au bon fonctionnement du service public, le logement ne pouvant être attribué à un autre étudiant. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'éducation.
N° TA95-2409339(TA95-2409339)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 10 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que le requérant, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2409994(TA95-2409994)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu n'était pas fondé, le requérant ayant pu présenter ses observations lors de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, les moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour ont été écartés comme infondés, la décision étant suffisamment motivée et conforme aux articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409039(TA95-2409039)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet des Yvelines obligeait M. A, ressortissant indien, à quitter le territoire français sans délai et lui interdisait le retour pour deux ans. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, qui détenait une convocation pour un rendez-vous en sous-préfecture en vue d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Cette annulation est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2411747(TA95-2411747)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 août 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2410478(TA95-2410478)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement du CROUS de Versailles. La juridiction a constaté que l'intéressé s'était maintenu dans les lieux après l'abrogation de son droit d'occupation pour défaut de paiement et non-respect des conditions d'éligibilité, et ce malgré une mise en demeure. La solution retenue repose sur l'urgence et l'utilité de la mesure pour assurer le bon fonctionnement du service public, le maintien de l'occupant faisant obstacle au logement d'un autre étudiant. Les textes appliqués sont le code général de la propriété des personnes publiques, le code de l'éducation et le code de justice administrative.
N° TA95-2411611(TA95-2411611)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et une interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence pour les litiges relatifs aux décisions de police. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA95-2410570(TA95-2410570)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence, présumée en principe pour un refus de renouvellement, n'était pas établie en l'espèce, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la possession de récépissés et de son emploi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410575(TA95-2410575)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 de ce même règlement, en raison de sa situation familiale en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure avait été régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste en n'usant pas de la clause discrétionnaire. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
N° TA95-2411572(TA95-2411572)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 août 2024 obligeant M. B à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2410690(TA95-2410690)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 17 juillet 2024 du directeur académique des Hauts-de-Seine refusant l'affectation de sa fille au lycée Jean-Pierre Vernant. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'imminence de la rentrée scolaire et du préjudice lié à l'impossibilité de suivre la spécialité « gestion finance » dès le début de l'année de terminale. Le juge a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article D. 211-11 du code de l'éducation, relatif à l'affectation des élèves, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, l'exécution de la décision attaquée a été suspendue.
N° TA95-2410718(TA95-2410718)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le directeur académique des Hauts-de-Seine a affecté l'enfant B D au collège les Ormeaux de Fontenay-aux-Roses. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la rentrée scolaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article D. 211-11 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que le trajet de 35 minutes à pied ou 20 minutes en transport en commun ne constituait pas une atteinte grave et immédiate à la situation de l'enfant. En conséquence, la suspension n'a pas été ordonnée.
N° TA95-2410728(TA95-2410728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), le défaut d'examen de sa situation personnelle, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement, en raison de la présence de son frère reconnu réfugié et de sa sœur naturalisée en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410767(TA95-2410767)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B A contre deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine : l’un du 18 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d’un an, et l’autre du 4 août 2024 l’assignant à résidence. Le requérant contestait notamment l’insuffisance de motivation, l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, une erreur d’appréciation de la menace à l’ordre public, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions étaient légales au regard des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2410497(TA95-2410497)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B d'un logement de la résidence universitaire Charlotte Perriand gérée par le CROUS de Versailles. La solution retenue est fondée sur l'absence de titre d'occupation de M. B, son titre ayant été abrogé en raison du non-renouvellement de ses justificatifs d'étudiant. Le juge a caractérisé l'urgence et l'utilité de la mesure par la nécessité de garantir le bon fonctionnement du service public du logement étudiant, dans un contexte de forte demande. Il a enjoint à M. B de libérer les lieux sous huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du règlement intérieur des résidences universitaires.
N° TA95-2410477(TA95-2410477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A C du logement H-319 de la résidence universitaire Antony Pole ADE, qu'il occupait sans droit ni titre depuis le non-renouvellement de son occupation prononcé le 17 octobre 2023. La juridiction a constaté que le maintien dans les lieux faisait obstacle au logement d'un autre étudiant, caractérisant ainsi l'urgence et l'utilité de la mesure pour le bon fonctionnement du service public. La solution retenue s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de l'éducation, le juge ayant relevé l'absence de contestation sérieuse face à la décision de non-renouvellement et à la mise en demeure infructueuse du 7 février 2024.
N° TA95-2411920(TA95-2411920)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant se maintenant irrégulièrement sur le territoire français depuis septembre 2021. Il a également relevé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de régularisation, née du silence de l'administration en application des articles R. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.