Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409273(TA95-2409273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et non entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'attaches familiales ou d'insertion particulière en France. La décision s'appuie sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant la légalité de l'obligation de quitter le territoire, du délai de trente jours, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2409279(TA95-2409279)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 juin 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409401(TA95-2409401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante sri-lankaise, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 7 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3 de cette même convention (risque de traitements inhumains en cas de retour). Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire, du délai de départ volontaire de trente jours, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2409579(TA95-2409579)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A C A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu, invoqué sur le fondement de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, l'intéressé ayant pu présenter ses observations lors de l'instruction de sa demande d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision fixant le pays de destination, fondée sur la mesure d'éloignement, a été validée, le requérant n'établissant pas de risques personnels en cas de retour.
N° TA95-2409728(TA95-2409728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a ensuite jugé que le préfet avait pu légalement prendre une mesure d'éloignement sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que M. B n'établissait pas avoir sollicité un réexamen de sa demande d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté.
N° TA95-2411919(TA95-2411919)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'extrême urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures, notamment en l'absence de démarches préalables auprès de la préfecture. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais d'instance.
N° TA95-2411921(TA95-2411921)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui demandait l'obtention d'un rendez-vous plus rapproché pour déposer sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'établissant pas de circonstances imminentes justifiant une intervention dans les 48 heures, malgré la suspension de son contrat de travail. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond des textes invoqués (articles R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile).
N° TA95-2411922(TA95-2411922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Louvres fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé au 12 rue de Paris, présentant des fissures structurelles et un risque de chute de luminaire, afin de déterminer s'il constitue un danger imminent. Le juge a désigné un expert avec pour mission de se rendre sur place dans les 24 heures, de décrire les désordres, d'évaluer le danger grave et imminent, et de proposer des mesures de sécurité provisoires. L'expert devra déposer son rapport au greffe dans les plus brefs délais.
N° TA95-2411912(TA95-2411912)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier contestait les rapports de l'aide sociale à l'enfance du Val-d'Oise concernant ses visites médiatisées et demandait des mesures pour préserver son autorité parentale. Le juge estime que les moyens soulevés, relatifs au suivi et à la garde des enfants dans le cadre d'une assistance éducative ordonnée par le juge des enfants, relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2411880(TA95-2411880)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait l'exécution sous astreinte d'un jugement du 12 décembre 2023 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A étant en possession d'un récépissé valable jusqu'au 19 août 2024 et convoqué pour son renouvellement à cette date, ce qui excluait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410814(TA95-2410814)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le refus implicite de délivrance d’un rendez-vous pour le dépôt d’une demande de titre de séjour. Saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête de Mme B. Il a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors que la requérante disposait d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 17 juillet 2024, lui permettant de déposer une nouvelle demande, ce qu’elle n’avait pas fait. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2410839(TA95-2410839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Etandex qui contestait la procédure de passation du marché de réfection de la toiture de la piscine des Bussys. La société requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles R. 2132-9 et R. 2151-4 du code de la commande publique, ainsi qu'un défaut d'examen personnel des offres et une méthode de notation arbitraire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que le pouvoir adjudicateur n'avait pas manqué à ses obligations de publicité et de mise en concurrence. La demande de la société Soprema entreprises visant à retirer des débats des pièces couvertes par le secret des affaires a également été rejetée.
N° TA95-2410981(TA95-2410981)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. C, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant la présence de M. C comme une menace pour l'ordre public, malgré une condamnation ancienne de 2014 et une interpellation récente non encore jugée. Le tribunal a relevé que M. C était marié depuis quatre ans à une Française, avait travaillé en contrat à durée indéterminée et ne présentait pas de menace actuelle pour l'ordre public. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les textes précisément appliqués soient détaillés dans l'extrait.
N° TA95-2411243(TA95-2411243)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant bangladais, d'une demande d'injonction visant à obtenir une convocation en préfecture pour régulariser son séjour, en raison de dysfonctionnements de la plateforme "démarches-simplifiées". Le préfet des Hauts-de-Seine a fait valoir que le requérant était convoqué le 10 septembre 2024 pour la biométrie. Le juge a constaté que cette convocation rendait les conclusions à fin d'injonction sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée, l'action étant devenue sans objet.
N° TA95-2411247(TA95-2411247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C E qui demandait l'annulation d'un arrêté du ministre de l'intérieur du 19 juillet 2024, modifié le 31 juillet 2024. Cet arrêté imposait à M. E, sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, une mesure de contrôle administratif et de surveillance pour une durée de trois mois, incluant une restriction de ses déplacements et une obligation de présentation quotidienne au commissariat. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure et l'atteinte aux libertés, n'étaient pas fondés.
N° TA95-2411150(TA95-2411150)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé par la société EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de l'ANSM refusant l'inscription de ses spécialités au registre des groupes hybrides. En effet, l'ANSM a inscrit les médicaments concernés par une décision du 5 août 2024, postérieure à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions principales de la société requérante. Le tribunal a rejeté les conclusions de la société tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la considérant comme partie perdante dans la mesure où l'administration a régularisé la situation après l'engagement de la procédure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé suspension.
N° TA95-2411144(TA95-2411144)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour suspendre la décision du préfet du Val-d'Oise du 27 juin 2024 clôturant sa demande de renouvellement de carte de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après que le préfet lui a délivré une convocation et une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411310(TA95-2411310)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. La magistrate désignée a renvoyé à la formation collégiale l'examen de la légalité du refus de titre de séjour, tandis que les autres décisions ont été jugées sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien de 1968.
N° TA95-2410854(TA95-2410854)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A B du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) d'Antony. La requête du préfet des Hauts-de-Seine a été accueillie, la juge des référés ayant constaté que Mme A B se maintenait illégalement dans les lieux après la fin de son droit au séjour, ce qui constituait une situation d'urgence et d'utilité publique. La décision s'appuie sur les articles L. 552-1, L. 552-2, L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent l'hébergement des demandeurs d'asile et les conditions d'expulsion en cas d'occupation sans titre. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation, en l'absence de contestation sérieuse de la part de l'occupante.
N° TA95-2410483(TA95-2410483)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23, L. 423-7 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés.