Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411834(TA95-2411834)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née le 5 août 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition de l'article L. 521-3 n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2411310(TA95-2411310)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B, ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. La magistrate désignée a renvoyé à la formation collégiale l'examen de la légalité du refus de titre de séjour, tandis que les autres décisions ont été jugées sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien de 1968.
N° TA95-2410624(TA95-2410624)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. B, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, ainsi que son assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, qui réside avec sa compagne française et leurs deux enfants français nés en 2023. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2411786(TA95-2411786)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quinze jours prévu par l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA95-2411799(TA95-2411799)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour « salarié » l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration sur sa demande de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’utilité prévue par l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2411726(TA95-2411726)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 779-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D E et M. C A. Ceux-ci demandaient l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 août 2024 les mettant en demeure de quitter un terrain à Eragny-sur-Oise sous 48 heures. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence d'arrêté municipal préalable, et l'absence de structures d'accueil pour les gens du voyage. La solution retenue confirme la légalité de la procédure d'évacuation forcée, en application de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA95-2410443(TA95-2410443)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer Mme A, ressortissante serbe, pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui délivrer un récépissé, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. La requérante démontrait l'urgence, car l'impossibilité de déposer sa demande, due à des instructions contradictoires de la préfecture, la privait de récépissé et menaçait le bénéfice de sa bourse universitaire et la poursuite de ses études. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410359(TA95-2410359)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à une ressortissante camerounaise dans un délai d'un mois pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'expiration prochaine du titre de séjour et des risques de précarité et d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur le droit de l'étranger à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, sans qu'une astreinte ne soit prononcée à ce stade.
N° TA95-2410550(TA95-2410550)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un rendez-vous plus proche pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, se plaignant d'un délai de convocation de près de deux ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, présent en France depuis 2020, n'avait entrepris ses démarches de régularisation qu'en janvier 2024 et n'avait pas démontré que sa situation administrative compromettait son emploi. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411724(TA95-2411724)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une contrainte émise par la CAF du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 1 420 euros. Le juge a relevé que le requérant avait formé une opposition à cette contrainte, ce qui suspend de plein droit son caractère exécutoire, privant ainsi la demande de suspension d'objet. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2411719(TA95-2411719)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la SASU Le Salon de Sabrina qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour quinze jours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société ne démontrant pas que cette fermeture limitée, intervenant en période estivale de faible activité, menacerait à très court terme sa pérennité. Il ajoute qu'au vu de la durée limitée de la mesure et de la constatation d'un travail dissimulé, l'atteinte à la liberté d'entreprendre n'est pas manifestement illégale. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2201813(TA95-2201813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Atradius, caution de la SAS Grandissime, qui contestait la mise en demeure de payer 10 769,57 euros émise par FranceAgriMer. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la lettre du 18 octobre 2021, simple acte préparatoire, et a estimé que la caution ne pouvait contester le bien-fondé de la créance dans le cadre du recours contre le titre exécutoire. Sur le fond, il a écarté les moyens tirés de l'absence de procédure contradictoire, du caractère prématuré du titre, de la méconnaissance du principe de loyauté et du défaut de justification du montant de la créance. La décision s'appuie notamment sur le code rural et de la pêche maritime, le décret n°2012-1246 et le code civil.
N° TA95-2214710(TA95-2214710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en janvier 2025, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 9 août 2024, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. A.
N° TA95-2406709(TA95-2406709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société VP Invest, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Vaucresson pour la réalisation de 86 logements. La société requérante, bien que propriétaire d'un bien dans la commune, n'a pas été reconnue comme voisin immédiat du projet, situé à plus de 490 mètres, et n'a pas démontré que le projet affecterait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance. Le tribunal a appliqué l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité d'un recours à la démonstration d'un intérêt à agir direct. En outre, le tribunal a estimé que la requête présentait un caractère abusif, sans toutefois infliger d'amende.
N° TA95-2406386(TA95-2406386)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient soit inopérants, soit manifestement infondés. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406128(TA95-2406128)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un refus verbal présumé de la préfecture du Val-d'Oise d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun commencement de preuve de l'existence de cette décision verbale, ni même de sa présentation au guichet à la date convenue. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, l'absence de décision préalable rend le recours irrecevable.
N° TA95-2411644(TA95-2411644)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de débloquer son accès à la plateforme de dépôt des demandes de naturalisation ou de lui délivrer une convocation, sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante d’invoquer des circonstances particulières justifiant une intervention à bref délai, le seul risque de dépassement du délai imparti pour compléter sa demande étant insuffisant.
N° TA95-2411673(TA95-2411673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de démarches infructueuses et compte tenu du délai de quatre mois suivant l'enregistrement de sa demande, jugé non anormal dans le contexte d'engorgement des préfectures. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402644(TA95-2402644)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet du Val-d’Oise classant sans suite sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal que le dossier était en cours d’examen et qu’un récépissé avait été délivré au requérant. M. A s’est alors désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 9 août 2024, le président de la 2e chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2308428(TA95-2308428)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le préfet des Hauts-de-Seine a fait valoir que la demande avait été favorablement accueillie le 27 septembre 2023, ce qui a conduit M. B à se désister de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 9 août 2024.