Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2410098(TA95-2410098)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. B, ressortissant malien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du risque de perte d'emploi pour le requérant, dont le précédent titre l'autorisait à travailler. Cette décision ordonne la délivrance du récépissé sous sept jours et condamne l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais d'instance.
N° TA95-2410095(TA95-2410095)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C, réfugié iranien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre une attestation de réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait déjà obtenu un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour et pouvait justifier de son droit au séjour par la décision de l'OFPRA. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2410345(TA95-2410345)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante turkmène, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut d'étudiant à salarié. La solution retenue est un rejet, car la requérante n'a pas démontré l'utilité de la mesure, se bornant à produire des copies d'écran attestant d'une difficulté temporaire d'obtention de rendez-vous en janvier-février 2024, sans justifier de dysfonctionnements persistants ou de circonstances particulières caractérisant l'urgence. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, et la jurisprudence rappelée sur l'obligation de l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable.
N° TA95-2411314(TA95-2411314)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de renouvellement de certificat de résidence assorti d’une obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant était détenu à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas (Rhône) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, ainsi que de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Lyon.
N° TA95-2410823(TA95-2410823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné M. A à résidence pour 45 jours. La décision initiale se fondait sur une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-Saint-Denis en 2022, mais cet arrêté avait été annulé par le tribunal administratif de Montreuil, jugement confirmé en appel. Le préfet a tenté une substitution de base légale en invoquant l'article L. 731-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la remise aux autorités d'un autre État. Le tribunal a rejeté cette substitution, car les conditions n'étaient pas remplies, et a prononcé l'annulation de l'assignation à résidence.
N° TA95-2410242(TA95-2410242)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de dépôt de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’ayant pas démontré le risque de perte d’emploi allégué et ayant lui-même contribué à la situation en ne sollicitant pas le renouvellement de son titre avant son expiration. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2308427(TA95-2308427)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 8 août 2024, a pris acte du désistement de M. B A, qui demandait la rectification d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de l’héberger. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande en ce sens, il a été réputé s’être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La décision se fonde également sur l’article R. 222-1 du même code pour donner acte de ce désistement.
N° TA95-2411471(TA95-2411471)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée incluait également une obligation de quitter le territoire français, dont la légalité n'était pas contestée dans le cadre de ce référé. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2208401(TA95-2208401)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Multihabitation 2 d’une demande d’indemnisation pour le refus de l’État de lui accorder le concours de la force publique afin d’exécuter un jugement d’expulsion. La société s’est désistée de ses conclusions en annulation et indemnitaires, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande de transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité est devenue sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2410142(TA95-2410142)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de carte de séjour "passeport-talent - investisseur". Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, d'une part car le requérant n'a pas justifié de la nécessité impérieuse de son déplacement professionnel au Maroc, et d'autre part car le préfet lui avait déjà délivré une attestation de prolongation de séjour valable jusqu'au 21 octobre 2024. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'instruire davantage.
N° TA95-2410671(TA95-2410671)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a partiellement annulé l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le ministre de l'intérieur avait imposé à M. B une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance pour trois mois. Le tribunal a rejeté les moyens de détournement de pouvoir et d'erreurs de fait, jugeant que les signalements retenus (liens avec la mouvance djihadiste, comportements suspects) étaient établis. Toutefois, il a estimé que la restriction de déplacement était disproportionnée au-delà du 8 septembre 2024, date de fin des Jeux olympiques, faute de circonstances particulières justifiant son maintien. La décision s’appuie sur les articles L. 228-1 à L. 228-7 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2410571(TA95-2410571)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le ministre de l'intérieur imposait à M. C une mesure de contrôle administratif et de surveillance pour trois mois. Le tribunal juge que les conditions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure ne sont pas remplies, car le geste de 2017 de l'intéressé était un acte isolé dans un contexte de fragilité psychologique, son état de santé s'est amélioré et aucun indice de radicalisation n'a été constaté depuis. La solution retenue est l'annulation de la mesure pour erreur d'appréciation.
N° TA95-2410744(TA95-2410744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante brésilienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B n'avait pas déposé sa demande avant l'expiration de son visa et n'avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un examen prioritaire de sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409107(TA95-2409107)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de risques personnels et actuels en cas de retour au Bangladesh. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 721-4) et la Convention européenne.
N° TA95-2411470(TA95-2411470)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant mexicain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés liées à l'expiration de son titre et à la menace de suspension de son contrat de travail ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision a été prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411469(TA95-2411469)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société "Au fin gourmet" qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 2 août 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour sept jours. Le juge a estimé que la société ne justifiait pas d'une situation d'urgence, condition nécessaire à l'application de cette procédure, dès lors que la durée de fermeture n'était pas de nature à entraîner des conséquences économiques difficilement réparables, l'établissement n'employant aucun salarié. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2408945(TA95-2408945)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de risques personnels et actuels en cas de retour au Bangladesh. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 721-4) et la Convention européenne.
N° TA95-2411400(TA95-2411400)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Val-d’Oise portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
N° TA95-2410272(TA95-2410272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A, ressortissant algérien, qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le préfet du Val-d'Oise ayant produit l'attestation demandée pendant l'instance, la requête est devenue sans objet. En revanche, l'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2410553(TA95-2410553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B qui contestait les arrêtés du ministre de l'intérieur des 25 juin et 17 juillet 2024 lui imposant des mesures de contrôle et de surveillance pour une durée de trois mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure, une erreur d'appréciation et le caractère disproportionné des mesures. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se fondant sur les dispositions des articles L. 228-1 à L. 228-7 du code de la sécurité intérieure et de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.