Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2410531(TA95-2410531)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant colombien d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a convoqué l’intéressé pour finaliser l’enregistrement de son dossier, rendant ainsi la requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais d’instance.
N° TA95-2410679(TA95-2410679)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule un arrêté du ministre de l'intérieur du 27 juin 2024 imposant à M. C, pour trois mois, des mesures de contrôle et de surveillance (interdiction de quitter sa commune et pointage quotidien). Le tribunal juge que les faits invoqués (menaces de mort à connotation religieuse en 2021, antécédents mineurs) sont insuffisants, en l'absence d'éléments récents, pour caractériser une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre public au sens de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. La décision est fondée sur une erreur d'appréciation de cette disposition. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA95-2410228(TA95-2410228)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du préfet du Val-d'Oise fondée sur la loi du 29 décembre 1892 relative aux travaux publics. Le juge a désigné un expert pour dresser un constat d’état des lieux avant occupation temporaire de la parcelle cadastrée A 760, propriété de la société Terra 1, dans le cadre du projet ferroviaire Roissy-Picardie. Cette mesure a été ordonnée en raison du refus de la propriétaire de signer le procès-verbal contradictoire. En revanche, la demande a été rejetée pour la parcelle A2, non concernée par l’arrêté préfectoral d’autorisation.
N° TA95-2410654(TA95-2410654)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'a justifié d'aucune circonstance particulière, comme une scolarité ou une situation précaire, rendant nécessaire un examen prioritaire de sa demande par rapport à d'autres étrangers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA95-2411472(TA95-2411472)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'une contrainte émise par la CAF du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 1 420 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que cette somme porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2411439(TA95-2411439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence pour 45 jours. La solution retenue est fondée sur l'autorité de la chose jugée, car un précédent jugement du 19 juillet 2024 avait déjà statué sur une requête identique. Aucune nouvelle décision préfectorale n'étant intervenue, le tribunal a appliqué l'article R.222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.
N° TA95-2411415(TA95-2411415)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait la suspension d'une lettre de relance de la Trésorerie hospitalière des Hauts-de-Seine et une injonction de paiement de jours de congés. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir introduit un recours en annulation parallèlement à sa demande de suspension.
N° TA95-2408945(TA95-2408945)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de risques personnels et actuels en cas de retour au Bangladesh. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 721-4) et la Convention européenne.
N° TA95-2409107(TA95-2409107)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de risques personnels et actuels en cas de retour au Bangladesh. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 721-4) et la Convention européenne.
N° TA95-2410571(TA95-2410571)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le ministre de l'intérieur imposait à M. C une mesure de contrôle administratif et de surveillance pour trois mois. Le tribunal juge que les conditions de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure ne sont pas remplies, car le geste de 2017 de l'intéressé était un acte isolé dans un contexte de fragilité psychologique, son état de santé s'est amélioré et aucun indice de radicalisation n'a été constaté depuis. La solution retenue est l'annulation de la mesure pour erreur d'appréciation.
N° TA95-2411470(TA95-2411470)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant mexicain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés liées à l'expiration de son titre et à la menace de suspension de son contrat de travail ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision a été prise en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411469(TA95-2411469)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société "Au fin gourmet" qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 2 août 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour sept jours. Le juge a estimé que la société ne justifiait pas d'une situation d'urgence, condition nécessaire à l'application de cette procédure, dès lors que la durée de fermeture n'était pas de nature à entraîner des conséquences économiques difficilement réparables, l'établissement n'employant aucun salarié. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA95-2208401(TA95-2208401)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Multihabitation 2 d’une demande d’indemnisation pour le refus de l’État de lui accorder le concours de la force publique afin d’exécuter un jugement d’expulsion. La société s’est désistée de ses conclusions en annulation et indemnitaires, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande de transmission d’une question prioritaire de constitutionnalité est devenue sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2410142(TA95-2410142)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de carte de séjour "passeport-talent - investisseur". Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, d'une part car le requérant n'a pas justifié de la nécessité impérieuse de son déplacement professionnel au Maroc, et d'autre part car le préfet lui avait déjà délivré une attestation de prolongation de séjour valable jusqu'au 21 octobre 2024. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'instruire davantage.
N° TA95-2401730(TA95-2401730)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 9 août 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté qu'il avait déjà statué sur une requête identique par un jugement du 29 septembre 2023, devenu définitif. En l'absence de nouvelle décision administrative, l'autorité de la chose jugée faisait obstacle à un nouvel examen. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411304(TA95-2411304)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2410744(TA95-2410744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante brésilienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B n'avait pas déposé sa demande avant l'expiration de son visa et n'avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un examen prioritaire de sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2410671(TA95-2410671)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a partiellement annulé l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le ministre de l'intérieur avait imposé à M. B une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance pour trois mois. Le tribunal a rejeté les moyens de détournement de pouvoir et d'erreurs de fait, jugeant que les signalements retenus (liens avec la mouvance djihadiste, comportements suspects) étaient établis. Toutefois, il a estimé que la restriction de déplacement était disproportionnée au-delà du 8 septembre 2024, date de fin des Jeux olympiques, faute de circonstances particulières justifiant son maintien. La décision s’appuie sur les articles L. 228-1 à L. 228-7 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2408953(TA95-2408953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de risques personnels et actuels de mauvais traitements au Bangladesh. La décision s'appuie sur les articles L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la Convention européenne.
N° TA95-2410820(TA95-2410820)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant ukrainien reconnu réfugié, qui demandait la délivrance d'une carte de résident ou d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, faute pour le requérant d'apporter des éléments circonstanciés sur sa situation personnelle et familiale, et qu'il peut justifier de son droit au séjour par la décision de l'OFPRA. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen du fond, en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.