Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2309386(TA95-2309386)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 415,87 euros. La requérante invoquait notamment l'absence de fondement de la créance et des vices de procédure. Le département des Hauts-de-Seine a soulevé l'irrecevabilité des requêtes pour tardiveté. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre le titre exécutoire et la décision implicite de rejet étaient tardives, car introduites au-delà du délai de deux mois suivant la notification ou la naissance de la décision implicite, et les a donc rejetées comme irrecevables. Les conclusions subsidiaires à fin de remise de dette ont également été rejetées, faute pour la requérante d'avoir justifié d'une demande préalable auprès de l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2308617(TA95-2308617)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. A B qui contestait un titre exécutoire émis par le département du Val-d'Oise pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 24 882,68 euros. Le juge a estimé que l'indu était fondé, car le requérant et son épouse avaient omis de déclarer plus de 120 000 euros de ressources créditées sur leurs comptes bancaires entre 2019 et 2021, en violation des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. L'argument selon lequel ces sommes provenaient de l'activité d'une société n'a pas été retenu.

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OrdonnanceAUTRE

N° TA95-2410838(TA95-2410838)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par la société MONOPRIX EXPLOITATION d’une demande de décharge de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour 2021, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que l’imposition contestée avait été établie par la direction régionale des finances publiques d’Île-de-France et de Paris, dont le siège relève du ressort du Tribunal Administratif de Paris. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, combinés à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, le dossier a été transmis à cette dernière juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2317007(TA95-2317007)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et sa fille, au motif que ses ressources étaient insuffisantes. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appréciant les ressources du demandeur sur la période de douze mois précédant l'enregistrement de la demande, alors que les dispositions des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposent de se référer à la période précédant le dépôt de la demande. Cette erreur a conduit à une appréciation erronée du caractère suffisant des ressources, justifiant l'annulation de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412424(TA95-2412424)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet de lui délivrer un titre de séjour "étudiant" ou une autorisation provisoire de séjour, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a constaté que la requérante résidait à Paris, ce qui rendait le tribunal de Cergy-Pontoise territorialement incompétent pour connaître du litige. En conséquence, la requête a été rejetée comme présentée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le bien-fondé de la demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412406(TA95-2412406)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er juillet 2024 refusant la délivrance d’une carte professionnelle à M. B. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’avait pas présenté de requête en annulation préalable, condition nécessaire pour saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. L’ordonnance applique les articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2412395(TA95-2412395)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise d’un demandeur d’asile aux autorités norvégiennes, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Arcueil (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8, R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412322(TA95-2412322)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé liberté de M. B, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le juge estime que les circonstances invoquées par le requérant, à savoir l'expiration de son autorisation provisoire de séjour et la menace de licenciement pesant sur lui, ne caractérisent pas une situation d'urgence particulière justifiant l'intervention du juge dans un délai de 48 heures. En conséquence, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412319(TA95-2412319)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante étrangère, qui demandait la délivrance sous 24 heures d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai. La décision rappelle que l'urgence doit être appréciée au regard de la situation personnelle de l'intéressé et de l'intérêt public, et que la simple expiration du visa ou le dépôt d'une demande de titre ne suffisent pas à la caractériser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA95-2412316(TA95-2412316)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par les parents d'une enfant handicapée contestant la décision de la CDAPH de l'orienter en milieu ordinaire plutôt qu'en établissement régional d'enseignement adapté (EREA). En cours d'instance, la CDAPH a fait droit au recours préalable obligatoire des requérants en prononçant une orientation en enseignement adapté vers l'EREA de Sannois. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant les conclusions au titre des frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316841(TA95-2316841)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un refus implicite de titre de séjour et des arrêtés portant obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence. M. B s’est désisté de ses conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l’instance sur ce point, sans se prononcer sur le fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412439(TA95-2412439)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé valant autorisation provisoire de séjour, en raison de sa qualité de réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2, n'était pas suffisamment justifiée par le requérant. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA95-2317469(TA95-2317469)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 1er février 2023, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour faute, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence subis jusqu'à son relogement le 7 mai 2024.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2316268(TA95-2316268)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 19 099,10 euros mis à sa charge par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du recours préalable étaient tardives, la requérante ayant eu connaissance de l'indu au plus tard en mars 2021. Les conclusions contre l'avis de sommes à payer du 23 mars 2021 ont été jugées irrecevables, et celles contre le titre exécutoire du 19 mars 2024 ont été rejetées comme non fondées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2310950(TA95-2310950)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande indemnitaire de 10 000 euros pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 27 juillet 2022 et avoir obtenu une injonction de relogement sous astreinte le 4 avril 2023. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’État, constatant que le préfet n’avait pas exécuté la décision de la commission dans le délai de six mois ni respecté l’injonction judiciaire, le relogement n’étant intervenu que le 21 août 2023. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a jugé que cette carence fautive avait causé des troubles dans les conditions d’existence de M. A et de sa famille, maintenus dans un logement suroccupé de 30 m². La solution retenue est donc la condamnation de l’État à indemniser le requérant pour les préjudices subis.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2310405(TA95-2310405)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du département des Hauts-de-Seine de réduire de 50 % son RSA pour avril 2023 en raison de sa radiation de Pôle Emploi. Le tribunal a estimé que la décision de sanction était légale, car fondée sur les articles L. 262-28 et suivants du code de l'action sociale et des familles, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de réclamation préalable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2310028(TA95-2310028)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 910,96 euros. Le juge a estimé que, bien que M. A invoque sa bonne foi en raison de difficultés liées à ses documents d'état civil étrangers, il n'a pas démontré une situation de précarité financière justifiant une remise, étant salarié, célibataire et sans charge de famille. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-4 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2309809(TA95-2309809)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a jugé que la décision de remise était suffisamment motivée, le préfet ayant mentionné les textes applicables (notamment les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) et les éléments de la situation personnelle du requérant. Les moyens soulevés, tirés d’un défaut d’examen, d’une erreur manifeste d’appréciation et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2411094(TA95-2411094)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Issy ophtalmologique pour suspendre une décision du 18 juillet 2024 de la CPAM des Hauts-de-Seine lui infligeant une suspension de cinq ans d'exercice conventionnel. L'association invoquait l'urgence, en raison de la perte quasi-totale de son chiffre d'affaires et du risque de licenciement de ses salariés, ainsi que plusieurs moyens créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l'irrégularité de la procédure de contrôle et l'absence de mise en demeure préalable. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les conditions de l'urgence et l'existence de moyens sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2411648(TA95-2411648)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant sénégalais, dans l'attente de son éloignement. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, car le préfet n'a pas tenu compte du fait que M. A s'était vu délivrer un titre de séjour valable par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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