Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2313441(TA95-2313441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise s'est prononcé sur la requête de M. A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité, d'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de prime exceptionnelle de fin d'année. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître du litige relatif à l'indu d'AEEH, renvoyant cette partie au juge judiciaire en application de l'article L. 241-9 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de connaissance de l'obligation de déclarer une pension de retraite étrangère et sa situation financière difficile.
N° TA95-2310950(TA95-2310950)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande indemnitaire de 10 000 euros pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 27 juillet 2022 et avoir obtenu une injonction de relogement sous astreinte le 4 avril 2023. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l’État, constatant que le préfet n’avait pas exécuté la décision de la commission dans le délai de six mois ni respecté l’injonction judiciaire, le relogement n’étant intervenu que le 21 août 2023. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a jugé que cette carence fautive avait causé des troubles dans les conditions d’existence de M. A et de sa famille, maintenus dans un logement suroccupé de 30 m². La solution retenue est donc la condamnation de l’État à indemniser le requérant pour les préjudices subis.
N° TA95-2313025(TA95-2313025)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence en novembre 2018, en raison de l'absence de proposition de relogement dans le délai légal de six mois. La carence fautive de l'État a causé des troubles dans les conditions d'existence du requérant, contraint de vivre séparé de sa famille entre Sarreguemines et Paris. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État.
N° TA95-2313889(TA95-2313889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. A B contestant des indus d’aide personnalisée au logement (APL), de prime d’activité et de revenu de solidarité active (RSA), ainsi qu’un refus de versement du RSA. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d’avoir produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire pour le RSA, et en l’absence de moyens suffisants pour contester le bien-fondé des indus d’APL et de prime d’activité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2313891(TA95-2313891)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du pôle social, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La solution retenue est fondée sur l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui subordonnent l'attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. Le tribunal a estimé que Mme B ne remplissait pas ces conditions, sans que les motifs précis du rejet soient explicités dans le texte fourni.
N° TA95-2216006(TA95-2216006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Issy-les-Moulineaux pour la surélévation d’un garage. Le tribunal a jugé que les pièces complémentaires fournies après les avis de l’inspection générale des carrières et d’Enedis ne nécessitaient pas un renouvellement de ces consultations, car elles n’étaient pas de nature à influencer les avis rendus. Les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UE 2, UE 7, UE 9, UE 11 et UE 13 du plan local d’urbanisme ainsi que de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur le code de l’urbanisme, en particulier son article R. 423-50.
N° TA95-2207311(TA95-2207311)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante serbe. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de la requérante, en traitant sa demande comme un simple renouvellement de titre de séjour alors qu'elle sollicitait un changement de statut vers la qualité de salariée. La solution retenue est fondée sur l'obligation pour l'administration d'examiner la demande telle qu'elle est présentée, sans se méprendre sur son objet. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2204832(TA95-2204832)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, au motif que son appartement était vacant. Le tribunal a jugé que la vacance n'était pas indépendante de sa volonté, car les travaux de remise en état étaient mineurs et ne justifiaient pas une inoccupation de plusieurs mois. Il a également estimé que la requérante n'avait pas démontré avoir été empêchée par le confinement de réaliser ces travaux rapidement. La solution retenue est fondée sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une vacance involontaire d'au moins trois mois.
N° TA95-2217004(TA95-2217004)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant béninois. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet compétent de réexaminer la situation de M. C.
N° TA95-2204186(TA95-2204186)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Thalières, qui demandait la réduction de sa taxe foncière pour 2020 et 2021 en raison de la fermeture administrative de ses locaux commerciaux lors de la pandémie de Covid-19. Le tribunal a jugé que les conditions de l'article 1389 du code général des impôts n'étaient pas remplies, car la société n'exploitait pas elle-même les locaux à usage commercial ou industriel. La circonstance que la fermeture soit indépendante de la volonté des commerçants locataires ne permet pas d'accorder le dégrèvement au propriétaire. La requête a également été rejetée comme irrecevable pour tardiveté.
N° TA95-2101489(TA95-2101489)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait son imposition sur le revenu au titre de 2018 et demandait le bénéfice intégral du crédit d'impôt de modernisation du recouvrement (CIMR). Le tribunal a jugé que la hausse de sa rémunération en 2018, issue d'honoraires pour une mission spécifique, constituait un revenu exceptionnel au sens de l'article 60 de la loi du 29 décembre 2016. En application de ce texte, le CIMR est plafonné au montant le plus élevé des revenus non exceptionnels des années 2015 à 2017, excluant ainsi la part exceptionnelle de 2018 de l'effacement fiscal. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'imposition initiale et le rejet de la demande de décharge.
N° TA95-2101182(TA95-2101182)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2012 et 2013. Le requérant sollicitait la décharge de ces impositions en invoquant l'exonération prévue à l'article 81A du code général des impôts pour les salariés envoyés à l'étranger pour des missions de prospection commerciale de plus de 120 jours. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve du nombre de jours passés à l'étranger, les attestations de son employeur étant contredites par ses propres déclarations et non corroborées. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions établies par l'administration fiscale.
N° TA95-2316268(TA95-2316268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme B D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 19 099,10 euros mis à sa charge par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du recours préalable étaient tardives, la requérante ayant eu connaissance de l'indu au plus tard en mars 2021. Les conclusions contre l'avis de sommes à payer du 23 mars 2021 ont été jugées irrecevables, et celles contre le titre exécutoire du 19 mars 2024 ont été rejetées comme non fondées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2208012(TA95-2208012)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation 2021 pour un bien dont il est propriétaire indivis à 25 %. Le tribunal a jugé que, le logement étant inoccupé et non loué au 1er janvier 2021, M. A en avait la libre disposition en tant que co-indivisaire, le rendant redevable de la taxe. Il a précisé que l'administration peut légalement imposer l'un quelconque des occupants, mais que la cotisation ne saurait excéder ses droits dans l'indivision. La décision s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA95-2316841(TA95-2316841)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un refus implicite de titre de séjour et des arrêtés portant obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence. M. B s’est désisté de ses conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l’instance sur ce point, sans se prononcer sur le fond.
N° TA95-2317007(TA95-2317007)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et sa fille, au motif que ses ressources étaient insuffisantes. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appréciant les ressources du demandeur sur la période de douze mois précédant l'enregistrement de la demande, alors que les dispositions des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposent de se référer à la période précédant le dépôt de la demande. Cette erreur a conduit à une appréciation erronée du caractère suffisant des ressources, justifiant l'annulation de la décision.
N° TA95-2317277(TA95-2317277)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du pôle social, a rejeté la demande indemnitaire de Mme A C. Celle-ci sollicitait 5 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence d'hébergement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 11 mars 2022. Le tribunal a considéré que la responsabilité pour faute de l'État n'était pas engagée, faute pour la requérante d'établir la persistance de sa situation de défaut d'hébergement, celle-ci n'ayant plus eu recours à l'hébergement d'urgence depuis octobre 2022 et n'étant plus enregistrée auprès du SIAO compétent. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable.
N° TA95-2317469(TA95-2317469)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 1er février 2023, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité pour faute, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence subis jusqu'à son relogement le 7 mai 2024.
N° TA95-2308338(TA95-2308338)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que sa demande d'asile avait été présentée plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation comme inopérants, et a jugé que la procédure d'information préalable avait été respectée. Il a également estimé que les explications de Mme B, notamment son état de santé, ne constituaient pas un motif légitime justifiant le retard dans le dépôt de sa demande d'asile.
N° TA95-2306427(TA95-2306427)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance des ressources du demandeur au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas fondé, dès lors que les ressources de M. A sur la période de référence étaient inférieures au seuil requis et que l’évolution favorable de ses revenus postérieurs ne permettait pas de remettre en cause la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice.