Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403926(TA95-2403926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a ordonné au préfet du Val-d'Oise d'assurer le relogement de M. B C, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 23 juin 2023. Constatant qu'aucun logement adapté n'avait été attribué au demandeur, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à son relogement avant le 1er novembre 2024, sous astreinte de 150 euros par mois de retard. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
N° TA95-2315504(TA95-2315504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". En cours d’instance, le département a finalement accordé à la requérante la carte sollicitée pour une durée de trois ans. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé du refus initial. La décision se fonde sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA95-2408601(TA95-2408601)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise gracieuse d’une dette d’aide personnelle au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de dépôt de sa réclamation, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410227(TA95-2410227)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 18 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. A, ressortissant bangladais, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant, notamment en omettant de mentionner sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée le 18 mai 2024, fondée sur son contrat de travail à durée indéterminée et ses bulletins de salaire. Cette omission a constitué un défaut d'examen sérieux, entraînant l'annulation de la décision d'éloignement et de la fixation du pays de destination. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation d'examen individuel de chaque situation.
N° TA95-2412375(TA95-2412375)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, en application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411620(TA95-2411620)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de la décision du 31 juillet 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus d'orientation en région (Bordeaux) opposé par M. A ne justifiait pas l'annulation, car sa pré-inscription scolaire à Paris et son hébergement à Mantes-la-Jolie ne démontraient pas une impossibilité de suivre des études à Bordeaux, et que la saturation du dispositif national d'accueil était un motif valable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411848(TA95-2411848)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du Centre des monuments nationaux. Cette demande, fondée sur l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, visait à faire désigner un expert pour dresser d'urgence un état des lieux contradictoire d'une parcelle privée. Cette parcelle doit être occupée temporairement pour des travaux de sécurité et de préservation des étangs de Ville-d'Avray, sur autorisation préfectorale. Le juge a désigné un expert pour constater l'état du terrain avant l'occupation, conformément aux dispositions de la loi de 1892 et du code de justice administrative.
N° TA95-2411223(TA95-2411223)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le droit au maintien de M. A avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile et de son réexamen. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque réel de traitements inhumains en cas de retour au Bangladesh.
N° TA95-2411329(TA95-2411329)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté du préfet de police de Paris du 27 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la régularité des conditions d'interpellation, relevant de l'autorité judiciaire. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni.
N° TA95-2411323(TA95-2411323)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que l'entretien individuel avait été mené conformément à l'article 5 du règlement, et que M. A n'avait pas démontré l'existence de défaillances systémiques en Espagne justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
N° TA95-2411233(TA95-2411233)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine retirant la carte de séjour pluriannuelle de M. B, ressortissant marocain. Bien que l'urgence soit présumée en cas de retrait de titre de séjour, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, violation de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2408758(TA95-2408758)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2408695(TA95-2408695)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie signée de sa requête malgré une demande de régularisation notifiée à son domicile. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 612-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2411094(TA95-2411094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l'association Issy ophtalmologique pour suspendre une décision du 18 juillet 2024 de la CPAM des Hauts-de-Seine lui infligeant une suspension de cinq ans d'exercice conventionnel. L'association invoquait l'urgence, en raison de la perte quasi-totale de son chiffre d'affaires et du risque de licenciement de ses salariés, ainsi que plusieurs moyens créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l'irrégularité de la procédure de contrôle et l'absence de mise en demeure préalable. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les conditions de l'urgence et l'existence de moyens sérieux, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2410918(TA95-2410918)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d'abroger deux arrêtés de 2024 déclarant insalubre son logement à Neuilly-sur-Seine. Le juge a constaté que la requête au fond en annulation avait été attribuée au tribunal administratif de Versailles par le Conseil d'État. En conséquence, le tribunal de Cergy-Pontoise s'est déclaré incompétent pour connaître du référé, invitant le requérant à saisir le tribunal de Versailles.
N° TA95-2411682(TA95-2411682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait des défaillances systémiques en Suisse et une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé que la responsabilité de la Suisse était établie sur le fondement de l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de l'enregistrement préalable de ses empreintes dans ce pays. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure de transfert.
N° TA95-2411889(TA95-2411889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A, professeure des écoles. Celle-ci contestait les décisions du DASEN des Hauts-de-Seine du 14 mai 2024 mettant fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service et requalifiant ses arrêts en congés de maladie ordinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les préjudices financiers et moraux invoqués n'étant pas suffisamment établis pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411648(TA95-2411648)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné à résidence M. A, ressortissant sénégalais, dans l'attente de son éloignement. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, car le préfet n'a pas tenu compte du fait que M. A s'était vu délivrer un titre de séjour valable par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2207727(TA95-2207727)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. La requérante invoquait notamment la suroccupation de son logement et la nécessité d’accueillir ses enfants dans le cadre d’un regroupement familial, en se fondant sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a estimé que la commission de médiation n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en rejetant sa demande, au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de l’injonction sollicitée.
N° TA95-2314858(TA95-2314858)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 3 juin 2015, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 3 décembre 2015, et le préjudice a été évalué en fonction de la persistance de sa situation de logement précaire jusqu'à son relogement le 13 juin 2024. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État.