Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2513633(TA95-2513633)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante chinoise demandant au préfet des Hauts-de-Seine de communiquer avec le consulat de France à Chengdu au sujet de sa demande de visa de retour, ou à défaut de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de son titre de séjour. Le tribunal a rejeté la première demande comme portée devant une juridiction incompétente, les litiges relatifs aux visas relevant du tribunal administratif de Nantes en application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la seconde demande, le préfet ayant délivré l’attestation sollicitée en cours d’instance.
N° TA95-2507632(TA95-2507632)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kazakhe, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'affirmation de remplir les conditions de renouvellement et le défaut d'instruction, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Il a également jugé que la précarité liée à l'absence de récépissé était sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509330(TA95-2509330)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante roumaine, d’une requête en annulation d’un arrêté du préfet de police de Paris déclarant son droit au séjour caduc et l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de vingt-quatre mois et d’un signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, s’agissant de la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen, qui constitue une simple information non susceptible de recours. Les autres moyens soulevés par la requérante, tirés notamment de la méconnaissance du droit d’être entendu, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la directive 2008/115/CE, ont été écartés comme manifestement infondés ou irrecevables.
N° TA95-2513776(TA95-2513776)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B, bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap (PCH), qui contestait la diminution de son aide et la délibération fixant un montant horaire de 22 euros. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 245-4 et L. 245-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de la convention relative aux droits des personnes handicapées. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, le montant fixé étant supérieur au minimum réglementaire. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2402513(TA95-2402513)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C et M. D d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, concernant un appartement à Asnières-sur-Seine. Les requérants contestaient l’imposition au motif que leur bien n’était pas achevé au 1er janvier 2023, l’alimentation électrique n’ayant été réalisée que le 5 janvier 2023. Le tribunal a fait droit à leur demande, jugeant que, faute de raccordement électrique avant cette date, le logement n’était pas habitable au 1er janvier 2023, en application des articles 1380 et 1415 du code général des impôts. Il a donc prononcé la décharge des cotisations litigieuses.
N° TA95-2402510(TA95-2402510)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 et sollicitait une exonération pour 2024 et 2025. Saisi en plein contentieux, le tribunal a jugé que l'appartement était achevé au 30 novembre 2022, date de la première attestation de l'architecte, et donc imposable au 1er janvier 2023 en application des articles 1380 et 1415 du code général des impôts. Les conclusions relatives à l'exonération pour 2024 ont été jugées sans objet, et celles pour 2025 irrecevables en l'absence de mise en recouvrement.
N° TA95-2402045(TA95-2402045)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d'une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023 concernant un appartement à Asnières-sur-Seine. Le requérant soutenait que le bien n'était pas achevé au 1er janvier 2023, notamment en raison de l'absence de raccordement électrique effectif avant le 5 janvier 2023. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que l'absence d'alimentation électrique rendait le logement inhabitable au 1er janvier 2023, et a appliqué les articles 1380 et 1415 du code général des impôts. En conséquence, M. A a été déchargé des cotisations de taxe foncière contestées.
N° TA95-2315407(TA95-2315407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de la société Finamur, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2022. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel pour l'année 2022, suite à un dégrèvement accordé par l'administration. Il a ensuite rejeté comme irrecevable la contestation pour les années 2017 à 2021, la réclamation préalable ayant été présentée tardivement, après le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement, en application de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2514280(TA95-2514280)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de l’exécution d’un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car elle présentait simultanément des conclusions en annulation et en suspension, sans être accompagnée d’une requête distincte au fond, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2514415(TA95-2514415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Boucherie Ornaise. Celle-ci demandait le retrait de communiqués municipaux la visant, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'entreprendre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les circonstances invoquées ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2514466(TA95-2514466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, une décision implicite de rejet de sa demande étant née le 28 juin 2025, ce qui privait la demande de rendez-vous de tout objet. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2513438(TA95-2513438)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus de renouvellement de titre de séjour étudiant et d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juge a déclaré irrecevables les conclusions contre l’OQTF, car le recours au fond formé par la requérante en suspendait déjà l’exécution en vertu de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Sur le refus de séjour, la condition d’urgence a été reconnue présumée, mais aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’a été retenu, la requérante n’ayant pas justifié d’une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur pour l’année 2024-2025. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2513368(TA95-2513368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par l'association Bois-Colombes Je T'Aime d'une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision du maire de Bois-Colombes de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de travaux dans le parc Franklin-Roosevelt. L'association requérante s'est désistée de sa requête en référé. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance, sans se prononcer sur le fond de l'affaire.
N° TA95-2513559(TA95-2513559)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme B A épouse C, ressortissante congolaise, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal rappelle que l'autorité administrative a l'obligation de fixer un rendez-vous et d'enregistrer la demande dans un délai raisonnable, mais que cette obligation est conditionnée à la démonstration par l'étranger de l'impossibilité d'accomplir les formalités préalables en ligne. En l'espèce, la requérante n'ayant pas établi avoir tenté d'utiliser le téléservice "Administration numérique des étrangers en France" (ANEF) pour déposer sa demande, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'est pas remplie, et la requête est rejetée.
N° TA95-2513710(TA95-2513710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête en injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour auprès du préfet des Hauts-de-Seine. Aucun obstacle ne s’opposant à ce désistement, l’ordonnance en donne acte et clôt la procédure.
N° TA95-2508483(TA95-2508483)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de la taxe annuelle sur les locaux vacants à laquelle il avait été assujetti au titre de l'année 2022. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de M. A, formée le 22 novembre 2024, était tardive, car le délai de réclamation expirait le 31 décembre 2023, conformément aux articles R. 190-1 et R. 196-2 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans régularisation possible.
N° TA95-2514421(TA95-2514421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement. Cette condition légale n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2507996(TA95-2507996)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le classement sans suite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour par le préfet du Val-d’Oise. Le moyen invoqué, tiré de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a été jugé inopérant car cette disposition ne s’applique pas aux Algériens, dont la situation est régie par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2508001(TA95-2508001)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction à la préfecture des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ou des procédures de référé, de prononcer des injonctions. Les conclusions exclusives à fin d'injonction ont été jugées manifestement irrecevables et non régularisables, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401992(TA95-2401992)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SASU Châtenay-Leclerc contestant son imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 concernant un établissement de soins. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur d’un dégrèvement partiel de 16.802 euros accordé en cours d’instance. Sur le surplus, la société contestait la méthode d’évaluation de la valeur locative, notamment le choix des locaux-types de comparaison (Fontenay-aux-Roses et Clamart) et demandait une mesure d’instruction ou une réduction. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les articles 1498 du code général des impôts et les règles de procédure fiscale pour statuer sur le litige.