Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

52 256 décisions disponibles — page 986/2613

DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA95-2500535(TA95-2500535)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet des Hauts-de-Seine. Il a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant tchadien débouté de sa demande d'asile, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) et de l'hébergement en diffus qu'il occupait sans titre. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que l'hébergement est limité à la durée d'instruction de la demande d'asile et que le maintien sans droit fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2500477(TA95-2500477)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par M. A, ressortissant bangladais bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 21 juillet 2025. En conséquence, M. A s’est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a réservé les frais liés au litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2500324(TA95-2500324)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'OFII du 22 mai 2024 lui notifiant la sortie de son hébergement pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'irrégularité alléguée de sa notification était sans incidence sur sa légalité. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 551-8 à L. 551-10 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que ceux relatifs à l'absence d'entretien de vulnérabilité et à l'erreur d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313386(TA95-2313386)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "salarié". La requête a été jugée irrecevable car la demande de titre de séjour, présentée par courrier, n'avait pas respecté l'obligation de comparution personnelle en préfecture, ce qui empêche la naissance d'une décision implicite faisant grief. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, de même que les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311737(TA95-2311737)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Sceaux à la SNC LNC Gemini pour un immeuble de 48 logements et trois commerces. Dans la première affaire (n° 2311737), les requérants se sont désistés, et le tribunal a constaté ce désistement. Dans la seconde affaire (n° 2312028), le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles UA 1 à UA 10 du règlement du PLU et des articles L. 111-11, L. 152-3, L. 332-15, R. 111-2 et R. 332-16 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2304038(TA95-2304038)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure d'imposition, l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification, et contestait le bien-fondé de l'imposition des revenus d'une société hongkongaise sur le fondement de l'article 123 bis du code général des impôts. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, relatifs à la régularité de la procédure et au bien-fondé des impositions, sans faire droit aux conclusions de la contribuable. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2400212(TA95-2400212)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, de nationalité marocaine, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour pour motifs exceptionnels, ne figurant pas sur la liste des demandes par téléservice, devait être effectuée par comparution personnelle en préfecture, et non par voie postale. En conséquence, le silence gardé par l'administration sur une demande irrégulièrement présentée n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par la requérante.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2500409(TA95-2500409)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A C contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 janvier 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours (renouvelable deux fois) avec rétention de son passeport. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la délégation de signature régulièrement publiée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2213739(TA95-2213739)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A contestant la décision "48 SI" du 8 septembre 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 30 juillet 2016, 9 avril 2017 et 20 février 2020, les points correspondants ayant été restitués en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Sur le fond, le juge a rappelé que l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle pour le conducteur. En l'espèce, pour les infractions commises sans interception du véhicule, le tribunal a constaté que le ministre ne démontrait pas avoir adressé à Mme A les formulaires de contravention comportant les mentions obligatoires, notamment le nombre de points retirés et l'existence d'un délai de paiement de 45 jours. Par conséquent, le tribunal a annulé les retraits de points pour ces infractions ainsi que la décision "48 SI" d'invalidation du permis, et a enjoint au ministre de restituer les points

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2103351(TA95-2103351)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B et de M. C B, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Asnières-sur-Seine pour la restructuration et l'extension de l'école Michelet B. Les requérants contestaient notamment la complétude du dossier de demande et la conformité du projet au plan local d'urbanisme (PLU), en particulier sur les règles d'implantation et de hauteur. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, estimant que les omissions ou inexactitudes alléguées dans le dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet à la réglementation applicable. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-13 du code de l'urbanisme, ainsi que sur les dispositions du PLU de la commune.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2213101(TA95-2213101)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018, ainsi que les pénalités correspondantes. Les requérants contestaient notamment la qualification de revenus distribués pour des sommes inscrites en compte courant d'associé et la régularité de la procédure pour l'année 2016. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement établi que M. B était le maître de l'affaire de la SARL SB Transports et que les sommes en cause constituaient des revenus distribués au sens des articles 109 et 111 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, confirmant ainsi les impositions et les pénalités pour manquement délibéré.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2202866(TA95-2202866)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de Mme A, aide-soignante, contestant des refus de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie et d'un accident. La première requête (n°2202866) visait un arrêté du 7 octobre 2021 refusant la reconnaissance d'une pathologie de l'épaule droite comme maladie professionnelle, tandis que la seconde (n°2302793) concernait un refus du 16 août 2022 pour un accident survenu lors de la fermeture de son hôpital. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, les vices de procédure (absence de communication du dossier et de consultation du médecin de prévention), et l'erreur d'appréciation. Il a considéré que la pathologie relevait d'une maladie dégénérative sans lien avec le service et que l'accident n'était pas imputable au service, en application des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°86-33 du 9 janvier 1986, ainsi que du décret n°88-386 du 19 avril 1988. Les deux requêtes ont donc été

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2202165(TA95-2202165)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait son licenciement par la chambre de commerce et d'industrie de la région Paris Île-de-France (CCIR Paris IDF) et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que les conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire étaient sans objet, car la requête relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que la CCIR Paris IDF n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, et que les préjudices invoqués n'étaient pas établis. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 et le statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2102852(TA95-2102852)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, agent territorial, qui contestait le refus du syndicat intercommunal de la piscine de l'Isle-Adam Parmain de reconnaître l'imputabilité au service de sa dépression nerveuse. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé, en application de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, que la maladie ne présentait pas de lien direct et certain avec les fonctions exercées, en raison d'un état antérieur et de l'absence d'éléments probants. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme D.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2207090(TA95-2207090)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C, adjoint administratif de l’AP-HP, contestant son arrêté de suspension de fonctions pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le recours gracieux de M. C avait prorogé le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la suspension était légale au regard de la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 et du code de la santé publique, et a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l’incompétence, au vice de procédure, à l’erreur de droit et à la méconnaissance des droits à avancement. La solution retenue est le rejet de la requête de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2209954(TA95-2209954)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, adjointe administrative, qui contestait sa réaffectation en présentiel à temps plein, jugée incompatible avec son état de santé nécessitant un télétravail exclusif. La juridiction a d'abord déclaré irrecevables les conclusions contre la décision implicite de rejet, une décision expresse ayant été prise. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de l'avis du comité médical préconisant le télétravail, et a annulé les décisions des 8 mars, 25 avril et 11 mai 2022 pour violation des articles L. 826-1 du code général de la fonction publique et du décret n°84-1051 du 30 novembre 1984.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401108(TA95-2401108)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D épouse B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour soins et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de son droit à être entendue (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), un défaut de motivation, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature étant régulièrement déléguée, et a jugé que la requérante, par sa demande de titre, ne pouvait ignorer le risque d'une mesure d'éloignement, ce qui l'a privée de la garantie du droit d'être entendue. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2402231(TA95-2402231)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, car la période postérieure à une précédente obligation de quitter le territoire, assortie d'une interdiction de retour, ne pouvait être prise en compte pour justifier d'une résidence de plus de dix ans au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2406662(TA95-2406662)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B et M. G concernant l'accouchement de leur fille au centre hospitalier René Dubos de Pontoise. La mesure vise à établir les circonstances de l'accouchement par voie basse avec forceps, ayant causé un hématome et une fracture à l'enfant, afin d'éclairer une éventuelle responsabilité de l'établissement public de santé. Le tribunal a rejeté les demandes de l'hôpital tendant à l'établissement d'un pré-rapport, à la fixation des débours par l'expert et à la mise à la charge des requérants des frais d'expertise, ces questions relevant du juge du fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2407627(TA95-2407627)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. F A D et de Mme E B épouse A D, ressortissants tunisiens, qui contestaient les arrêtés du 30 avril 2024 du préfet du Val-d'Oise leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA