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**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d’expertise de Mme A, visant à déterminer la date de consolidation de son état de santé après un accident médical survenu lors d’une gastroscopie et coloscopie au centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes. La mission de l’expert est fixée pour évaluer les préjudices définitifs et la consolidation. En revanche, la demande de provision de 5 000 euros pour frais d’expertise est rejetée, faute de demande préalable et en raison de contestations sérieuses sur le principe d’indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui demandait la restitution de douze points de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait une décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à des retraits de points pour des infractions de 2021. Le juge a constaté que le permis de conduire de l'intéressé avait déjà été invalidé pour solde de points nul, par une décision définitive notifiée en janvier 2023. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions tendant à l'annulation des retraits de points étaient donc dépourvues d'objet. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la préfète de la Haute-Marne du 29 septembre 2023, qui lui avait accordé la récupération d’un seul point sur son permis de conduire à l’issue d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière, au lieu des quatre points attendus. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a produit un relevé d’information intégral démontrant que, par une décision du 16 mai 2024, quatre points ont finalement été crédités sur le permis de l’intéressée à la suite de ce stage. Cette nouvelle décision, devenue définitive, a retiré l’acte contesté, rendant la requête sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 juillet 2024 portant piétonnisation de la rue de la Victoire à Saint-Dizier et des arrêtés autorisant l'occupation du domaine public par des terrasses. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les risques sanitaires et les nuisances invoqués par le requérant n'étant pas suffisamment établis pour justifier une suspension. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir concernant le versement de la prime de rentrée scolaire par la caisse d’allocations familiales de la Marne. Le tribunal a constaté que ce litige, portant sur une prestation familiale relevant du code de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis l’affaire au tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus partiel de remise d’un indu d’allocation de logement familiale perçu entre février et décembre 2018. La MSA lui avait déjà accordé une remise de 50 % de sa dette, soit 1 168,25 euros restant à sa charge. Le juge a estimé que, compte tenu de ses revenus et charges, Mme A n’établissait pas que sa situation de précarité justifiait une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions reconventionnelles de la MSA ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un titre de perception émis pour le recouvrement d’un trop-perçu de 1 427,17 euros, majoré à 1 629,17 euros pour retard de paiement. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 août 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, juge unique. Rejet de la requête de Mme A contestant un indu d'aide personnelle au logement de 271,33 euros pour la période de décembre 2022 à mars 2023. Le tribunal juge que le directeur de la CAF a fait une exacte application de l'article R. 822-14 du code de la construction et de l'habitation en supprimant l'abattement de 30 % sur les revenus de Mme A, dès lors qu'elle ne percevait plus d'indemnisation chômage depuis le 1er décembre 2022. La circonstance que l'allocation ait été versée au bailleur est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A contestant des indus d’aide au logement (378 €) et de prime d’activité (650,89 €) pour 2021. La requérante invoquait une erreur sur la date de son concubinage, mais le tribunal a jugé son recours irrecevable pour tardiveté. En effet, la décision d’indu notifiée le 23 mars 2022 mentionnait les voies et délais de recours, et Mme A n’a saisi la commission de recours amiable que le 23 juillet 2023, soit après le délai de deux mois. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles L. 845-2, R. 847-2 et R. 142-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. B, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2022. Le juge a rappelé que la TEOM, régie par les articles 1520 et 1521 du code général des impôts, est une imposition et non une redevance, et qu'elle s'applique à toutes les propriétés soumises à la taxe foncière sur le bâti, sans condition d'utilisation effective du service. Le local de M. B, bien qu'à usage de stockage, n'entrait dans aucun cas d'exonération prévu par la loi.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 13 juin 2024 par laquelle la directrice générale de l'EPIDE a refusé de renouveler le contrat de Mme C. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la requérante (défaut de motivation, absence de commission disciplinaire, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Cette décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne concerne un recours de Mme B contre le refus du président du conseil départemental de la Marne de lui octroyer une aide financière pour impayé de gaz au titre du fonds de solidarité pour le logement. Le tribunal, statuant en juge unique dans le cadre du plein contentieux, a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que la requérante devait être regardée comme contestant également la décision initiale du 30 janvier 2023. Rappelant son office de juge de plein contentieux, il a examiné le bien-fondé du refus au regard des dispositions de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a procédé à l'analyse des droits de l'intéressée en fonction des circonstances de fait.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B. Ce dernier contestait le refus implicite de la commune de Fleury-la-Rivière de prendre des mesures de police pour réguler la circulation et sécuriser sa rue. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de danger alléguée (dégradations et risques pour les piétons) perdurant depuis de nombreuses années sans changement récent des circonstances de fait. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme Beury, conseillère municipale de Troyes, qui contestait des annotations apportées par la commune à un texte publié dans le journal municipal. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises (absence de demande d’annulation ou d’indemnisation) ni l’exposé de moyens au sens des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a annulé les arrêtés du 12 août 2024 par lesquels le préfet des Ardennes avait assigné à résidence Mme A D, sa fille B et son fils C, ressortissants géorgiens. Le tribunal a jugé ces décisions disproportionnées, car elles ne tenaient pas compte de l'état de santé de la fille B et de l'intérêt supérieur de l'enfant, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 731-1) et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme A D, de sa fille B D et de son fils C D, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du 12 août 2024 du préfet des Ardennes les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que la mesure n'était pas disproportionnée et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'état de santé des requérants.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours en excès de pouvoir de trois ressortissants géorgiens (Mme A D, sa fille B et son fils C) contre des arrêtés du préfet des Ardennes du 12 août 2024 les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et qu'elles ne méconnaissaient ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale et de l'état de santé invoqué.
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. A, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 18 avril 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté du 12 août 2024 l'assignant à résidence. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que le préfet avait légalement pu considérer les documents d'état civil produits comme frauduleux, sans erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, et que les décisions contestées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. Les décisions ont été fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-22, L. 611-1 et L. 731-1.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge unique a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise, au vu des pièces du dossier. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), la requérante n'étant présente en France que depuis deux jours et ses enfants résidant en Espagne. Enfin, le refus de délai de départ volontaire a été jugé légal en raison de la menace à l'ordre public constituée par les faits de vol et violences, et du risque de fuite, la requérante n'offrant aucune garantie de représentation.