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Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. B et Mme C contestant le refus du maire de Mancey de leur délivrer un permis de construire modificatif pour une terrasse. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne s'applique pas à un refus de permis modificatif. Sur le fond, les requérants soutenaient que la terrasse constituait une extension autorisée par l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, même en zone inconstructible de la carte communale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la base des dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant syrien reconnu réfugié. Le tribunal juge que le préfet ne peut légalement opposer l'absence de transmission d'une attestation d'état civil par l'OFPRA pour refuser le titre, dès lors que cette pièce n'est pas exigée par les textes pour la délivrance de la carte de résident aux réfugiés. La solution est fondée sur les articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance de ce titre à tout réfugié.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite du préfet de la Côte-d'Or refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C justifiant contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants français par des versements réguliers et une présence. La solution retenue s'appuie également sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution sur les hauts revenus au titre de 2020. Le juge a écarté comme inopérant le moyen tiré d'incohérences dans la décision de rejet de sa réclamation préalable. Le tribunal a examiné le bien-fondé des impositions litigieuses au regard des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par un détenu contestant deux sanctions de vingt jours de cellule disciplinaire, cumulées à tort pour un total de quarante jours, et demandant réparation. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure (défaut d’impartialité de la commission de discipline, absence de consultation du dossier) et le caractère disproportionné des sanctions. Le tribunal a constaté que l’administration avait proposé une indemnisation de 315 euros, acceptée par le requérant et effectivement versée, ce qui éteignait le litige indemnitaire. En conséquence, il a donné acte du désistement de la requête et condamné l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C, conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation, d’un recours en excès de pouvoir contre son arrêté de révocation pris par le garde des sceaux. La requérante contestait notamment des erreurs de fait et de droit concernant sa relation avec un ancien détenu, ainsi que le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, en considérant que la matérialité des faits était établie et que la sanction était proportionnée aux obligations déontologiques des personnels pénitentiaires. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions du code pénitentiaire et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 11 juillet 2023 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour trois mois. La mesure, fondée sur les articles 1810, 1817 et 1825 du code général des impôts, a été qualifiée de mesure de police et non de sanction, visant à prévenir la réitération d'infractions. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de défaut de procédure contradictoire et de disproportion, jugeant que la décision était légalement justifiée.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné le recours en excès de pouvoir de M. F, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 27 septembre 2024 refusant son titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté pour vice d'incompétence, constatant que le signataire, M. E, avait cessé ses fonctions de préfet le 21 septembre 2024, avant la date de l'arrêté, en application du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004. Cette solution a été retenue sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme G D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 18 octobre 2024 lui refusant le séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen de sa situation personnelle, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination n'était pas illégale par voie d'exception et que les risques de mauvais traitements en cas de retour en République Démocratique du Congo n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Saône-et-Loire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également considéré que M. C ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Nièvre refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions d'éloignement, de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C E, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 12 novembre 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le séjour après le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH étaient inopérants contre la décision de refus de séjour, celle-ci ne fixant pas le pays de destination. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite de rejet du préfet de la Côte-d'Or refusant à M. B, ressortissant nigérien, une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par le requérant, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Yonne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et régulièrement signée. Il a rappelé que, s'agissant d'un ressortissant tunisien sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 fait obstacle à l'invocation des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le comité de soutien Chapellois d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Chapelle-Saint-André. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 14 février 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 18 février 2025. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCI Les Grandes Teppes, qui demandait l’annulation de la décision du 27 février 2023 par laquelle le président de la communauté Maconnais-Beaujolais Agglomération avait retiré une précédente décision de préemption urbain du 3 novembre 2022. Le tribunal a jugé que cette décision de préemption était illégale, car elle avait été prise sans que la délégation de compétence du maire de Mâcon ne soit exécutoire, faute de publication avant le 18 janvier 2023. Le retrait, intervenu dans le délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration, était donc légal. La solution retenue confirme la validité du retrait d’un acte illégal créateur de droits.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la fédération nationale de la ligue contre la violence routière, qui demandait l’annulation de quinze arrêtés du président du conseil départemental de la Nièvre relevant à 90 km/h la vitesse maximale sur des portions de routes départementales. Le tribunal a jugé que la fédération ne justifiait pas d’un intérêt à agir, car les décisions attaquées, limitées au territoire de la Nièvre, ne soulevaient pas d’enjeux excédant les circonstances locales, et que l’association ne démontrait pas l’absence d’une structure locale compétente. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, professeur suspendu, contestant l'arrêté du recteur de l'académie de Dijon du 7 décembre 2022 prolongeant sa suspension à compter du 18 décembre 2022 en raison de poursuites pénales. Le tribunal a jugé que la délégation de signature au signataire de l'acte était régulière et publiée, et que la suspension n'était pas rétroactive car elle prenait effet à une date postérieure à la décision. Il a également estimé que la mesure constituait une simple prolongation de la suspension initiale, et non une nouvelle suspension, et qu'elle était fondée sur les poursuites pénales en cours, nonobstant l'existence d'un pourvoi en cassation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 531-1 du code général de la fonction publique et D. 220-20 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D et M. B contestant l'avis défavorable du préfet de la Nièvre sur un permis de construire. L'avis conforme émis en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ne constitue pas une décision susceptible de recours direct, sa régularité ne pouvant être invoquée qu'à l'appui d'un recours contre la décision finale de l'autorité compétente. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, personnel de direction, qui contestait sa décision de complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2024. Le litige portait sur une décision individuelle défavorable relative à un élément de rémunération, soumise à une procédure de médiation préalable obligatoire en application du décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 et de l’arrêté du 30 mars 2022. Invité à régulariser sa requête en justifiant de cette médiation, le requérant n’a pas produit la preuve requise dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et transmis le dossier au médiateur de l’académie de Dijon.