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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C A D, ressortissant soudanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La juridiction a jugé que la décision du 1er février 2024, prise sur recours administratif préalable obligatoire, était suffisamment motivée et que le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle était inopérant car propre à la décision initiale désormais substituée. Le tribunal a également estimé que le requérant ne pouvait utilement invoquer le défaut de présentation d'observations préalables, ce moyen étant également propre à la décision initiale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant le refus de l'OFII.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Nièvre refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée tardive, le délai de recours d'un mois, prévu par les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ayant expiré le 18 novembre 2024, alors que la requête n'a été enregistrée que le 23 décembre 2024. Le tribunal a également refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, l'action étant manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par un détenu, M. B, réclamant un rappel de salaire de 183,30 euros pour son emploi de magasinier en juin 2023, en raison d’une erreur de classification. L’administration a reconnu une erreur et versé 53,18 euros nets en cours d’instance, après compensation avec un trop-perçu. Le tribunal a constaté que la somme due avait été intégralement réglée, rendant les conclusions pécuniaires sans objet. Il a accordé des intérêts au taux légal du 24 août 2023 au 20 février 2024, sans capitalisation, et rejeté les frais d’instance. Les textes appliqués incluent le code pénitentiaire et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 2 083,32 euros réclamé par la CAF de la Nièvre. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation précaire, mais n'avait pas formé de demande de remise gracieuse préalable. Le juge a considéré que ces moyens étaient inopérants pour contester le bien-fondé de l'indu, et qu'il n'était pas compétent pour accorder une remise en l'absence de litige sur ce point. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 841-1 et suivants du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant malgache, demandant l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Yonne du 12 janvier 2024 prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la procédure devant la commission d’expulsion était régulière, la convocation ayant été notifiée dans les formes et délais prévus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision d’expulsion était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu de la gravité des faits de viols incestueux sur mineurs ayant conduit à une condamnation à douze ans de réclusion criminelle, et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la décision fixant le pays de renvoi, fondée sur l’expulsion, a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Nièvre refusant le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. B, appréciées sur les douze mois précédant sa demande, étaient insuffisantes au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet de la Côte-d'Or pour la construction d'une maison à Commarin. Le juge a estimé que le terrain, situé dans une zone agricole avec une seule habitation, ne faisait pas partie des parties actuellement urbanisées de la commune au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le moyen invoqué par le requérant, tiré d'une rupture d'égalité en raison d'autorisations accordées ailleurs, a été jugé inopérant. L'ordonnance se fonde sur les articles L. 410-1 et L. 111-3 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme G C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 10 avril 2024 lui prescrivant de se rendre en Grèce sous peine d'être remise aux autorités de ce pays. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur manifeste d'appréciation, de méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 5 de l'accord franco-hellénique de réadmission, ainsi que ceux tirés de l'erreur de fait et de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans qu'il soit fait droit aux demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux visant à contester la désignation de Mme A comme conseiller municipal de Neuilly Crimolois et à faire proclamer l’élection de M. F. Par un mémoire enregistré le 13 février 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 18 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A. Celle-ci contestait la décision de la rectrice de l'académie de Dijon fixant la consolidation de son accident de service et son taux d'incapacité, ainsi que les arrêtés la plaçant en congé ordinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que les décisions attaquées n'interrompaient pas les soins de la requérante et que celle-ci n'apportait pas de précisions suffisantes sur les conséquences financières alléguées pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par délégation et suffisamment motivé. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de liens personnels stables en France, et que la fixation du pays de destination ne violait ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 3 de la même Convention, en l'absence de risques personnels établis.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. G, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral lui refusant le séjour au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour était légal après le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du CESEDA étaient inopérants à l'encontre de cette décision. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté préfectoral lui refusant le séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut d’examen, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a jugé que les éléments fournis, notamment un certificat médical non circonstancié pour sa fille, ne suffisaient pas à établir une méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Par conséquent, l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives à l’interdiction de retour et aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association Préagir89 et de plusieurs particuliers demandant l'annulation de la décision du 6 mai 2022 par laquelle le maire de Pont-sur-Vanne ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de division de terrains, visant à créer un lot destiné à accueillir une unité de méthanisation. La juridiction a d'abord admis l'intervention de la société Terres-Energie, exploitante du projet, en raison de son intérêt suffisant. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés d'un vice de procédure (absence de consultation de la commission départementale), d'un dossier incomplet, d'une erreur sur l'identité du déclarant, et d'une méconnaissance des règles d'urbanisme et d'archéologie préventive. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code de l'urbanisme et du code du patrimoine.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de MM. A et E, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation du permis de construire modificatif délivré le 10 octobre 2022 par le maire d'Hauteville-lès-Dijon à M. F pour l'ajout d'un local technique de piscine et l'augmentation de surface de sa maison individuelle. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir, rendant leur recours irrecevable, sans examiner le fond des moyens soulevés (insuffisance du dossier, méconnaissance du PLUi, défaut de base légale). La solution est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'intérêt pour agir des voisins.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association de pêcheurs professionnels contestant les articles 48 et 49 du cahier des charges approuvé par le préfet de l'Yonne, qui interdisent la pêche professionnelle sur la basse Yonne pour la période 2023-2027. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour édicter ces mesures de protection de l'environnement et qu'elles étaient fondées sur les articles R. 435-16 et R. 436-73 à R. 436-76 du code de l'environnement. Il a estimé que l'interdiction, motivée par la dégradation de la masse d'eau et l'absence d'impact de la pêche professionnelle depuis 2016, était proportionnée à l'objectif de protection des ressources piscicoles et ne portait pas une atteinte excessive à la liberté d'entreprendre. Les décisions attaquées ont donc été validées, et les conclusions indemnitaires rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SAS CT 21 contestant l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2023 ordonnant la fermeture administrative d'un mois de son établissement "Chamas Tacos". La société invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense et une erreur de fait ou de droit concernant l'emploi de salariés en situation irrégulière. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits, constatés lors d'un contrôle, justifiaient la sanction sur le fondement de l'article L. 8272-2 du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 13 janvier 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or avait ordonné la fermeture administrative pour un mois de l'établissement Chamas Tacos exploité par la SAS Tacos 21. La juridiction a jugé que la procédure préalable à cette sanction méconnaissait le principe général des droits de la défense, car la société n'avait pas été informée de son droit d'accéder au procès-verbal d'infraction fondant les griefs, ni mise en mesure de présenter des observations en toute connaissance de cause. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant le séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que les éléments médicaux fournis pour sa fille étaient insuffisants pour caractériser une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, contestant l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 lui refusant le séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a d'abord constaté l'irrecevabilité des conclusions contre la décision fixant le pays de renvoi, celle-ci étant inexistante dans l'arrêté. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été rejetés comme inopérants, la décision d'éloignement ne fixant pas le pays de destination.