Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208320(TA38-2208320)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, policière municipale, qui contestait la suspension de son agrément par le procureur de la République le 20 octobre 2022. La suspension était fondée sur l'urgence et le défaut d'honorabilité de l'agent, après qu'elle a été condamnée pénalement pour faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse lors d'une intervention. Le tribunal a jugé que la procédure de suspension d'urgence était régulière, que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu et que les faits établis justifiaient la mesure, en application de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208319(TA38-2208319)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. D, policier municipal, qui contestait la suspension de son agrément par le procureur de la République le 20 octobre 2022. Le tribunal estime que la condition d'urgence était remplie et que la procédure contradictoire a été respectée. Il juge que la suspension est fondée sur des faits matériellement établis, à savoir la condamnation pénale de l'intéressé pour faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse, confirmée en appel, et que cette décision ne méconnaît ni l'autorité de la chose jugée ni la présomption d'innocence. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure, qui permet la suspension en cas d'urgence, et sur l'absence de garanties d'honorabilité requises pour l'exercice des fonctions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208323(TA38-2208323)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, policier municipal, qui demandait l'annulation de la décision du 20 octobre 2022 par laquelle le procureur de la République avait suspendu son agrément. Le tribunal a jugé que la suspension était justifiée par l'urgence et par le fait que M. B ne présentait plus les garanties d'honorabilité requises, compte tenu de sa condamnation pénale pour faux en écriture publique, dénonciation calomnieuse et violence avec arme. La décision s'appuie sur l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure, qui permet une suspension sans consultation préalable en cas d'urgence. Les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance du contradictoire et l'inexactitude des faits, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2405630(TA38-2405630)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de M. D, qui a subi des complications post-opératoires importantes après une intervention au CHU de Grenoble en août 2019. Le CHU et son assureur ne se sont pas opposés à cette demande, formulée sous réserves. Le tribunal a jugé l'expertise utile pour éclairer un éventuel futur recours en responsabilité. L'expert désigné devra notamment déterminer les causes des préjudices, évaluer d'éventuels manquements aux règles de l'art médical ou à la lutte contre les infections nosocomiales, et chiffrer les préjudices subis.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2300401(TA38-2300401)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Annemasse à la société Sagec pour trois immeubles de 59 logements. La juridiction a rejeté les fins de non-recevoir soulevées, notamment la tardiveté de la requête et le défaut d’intérêt à agir de certains requérants, en jugeant que le délai de recours n’avait pas couru faute d’affichage régulier et que le syndicat des copropriétaires justifiait d’un intérêt suffisant. Sur le fond, le tribunal a estimé que le projet méconnaissait les articles UB3 et UB13 du règlement du plan local d’urbanisme, mais a fait application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme pour surseoir à statuer et permettre une régularisation des vices identifiés. La solution retenue est donc un sursis à statuer dans l’attente d’une éventuelle mesure de régularisation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2404972(TA38-2404972)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise de M. E, visant à évaluer le surcoût lié à la surface de logement supplémentaire nécessaire à ses déplacements en fauteuil roulant et aux aménagements de son domicile. Cette mesure a été ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de permettre à M. E de justifier de son préjudice dans le cadre d'une demande complémentaire à l'ONIAM, après que la Cour administrative d'appel de Lyon a rejeté ses précédentes conclusions faute de justificatifs. L'ONIAM, qui ne s'est pas opposé à l'expertise, a été condamné à verser 1 000 euros à M. E au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2301861(TA38-2301861)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de La Clusaz à la société Mont-Blanc pour deux immeubles collectifs. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des règles d'implantation par rapport aux limites séparatives prévues à l'article 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone 1AUH. Le tribunal a constaté que le projet ne respectait pas cette règle, la distance minimale requise n'étant pas atteinte en raison d'un débord de toiture. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a envisagé de surseoir à statuer pour permettre la régularisation de ce vice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207881(TA38-2207881)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A C, assistante maternelle, qui demandait l'annulation de la décision du 4 juillet 2022 du président du conseil départemental de la Haute-Savoie lui retirant son agrément. Le tribunal a jugé que le retrait était fondé sur des éléments suffisamment établis, notamment une enquête pénale et des accusations réitérées par une enfant accueillie, compromettant la sécurité et l'épanouissement des mineurs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 421-2 et L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent au président du conseil départemental de garantir ces conditions. Les moyens soulevés par la requérante, tels que l'insuffisance de motivation ou l'erreur d'appréciation, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2402251(TA38-2402251)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 31 mai 2023, a constaté que le préfet de l’Isère n’avait pas entièrement exécuté cette décision en s’abstenant de réexaminer la situation de M. E par une décision explicite. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte définitive de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas avoir pris une décision explicite dans un délai de 15 jours suivant la notification du présent jugement. La solution retenue vise à contraindre l’administration à exécuter pleinement l’injonction de réexamen prononcée antérieurement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404537(TA38-2404537)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, validé la délégation de signature, et jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII n'était pas contredit par des éléments suffisants, rejetant ainsi le moyen tiré de l'article L. 425-9 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406522(TA38-2406522)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille leur fille. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la rentrée scolaire et des moyens tirés d'une erreur de droit sur le délai de recours, de l'éloignement de l'école et d'atteintes à leurs libertés. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206175(TA38-2206175)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme P L et autres demandant l'annulation d'un arrêté du 1er juin 2022 par lequel le maire d'Archamps avait accordé un permis de construire à la SARL Kaufman et Broad Savoies pour un projet immobilier de 29 logements. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme et des articles du plan local d'urbanisme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées par la commune et la société. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le règlement du plan local d'urbanisme d'Archamps.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405652(TA38-2405652)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la violation du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et la demande subsidiaire de suspension ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404651(TA38-2404651)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante syrienne et conjointe d'un réfugié, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que, bien que le mariage de moins d'un an ne permettait pas la délivrance d'une carte de résident sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Cette erreur résulte de la durée désormais écoulée, de témoignages non contestés attestant de la communauté de vie, et de l'impossibilité pour l'intéressée de solliciter un visa depuis la Syrie. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à Mme A une carte de séjour "vie privée et familiale".

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406900(TA38-2406900)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. C et autres, élus au conseil d’administration de l’Université Grenoble Alpes (UGA), qui contestaient le refus implicite de l’université de leur transmettre les listes de courriels des personnels. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’UGA proposant une solution alternative via un intranet pour diffuser l’information avant la prochaine réunion du conseil d’administration. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les requérants ont été condamnés à verser 800 euros à l’UGA au titre des frais d’instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406805(TA38-2406805)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant albanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant étant placé en situation irrégulière et risquant de perdre son emploi. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 433-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2402797(TA38-2402797)

Désistement d'instance. Tribunal Administratif de Grenoble. Donne acte du désistement pur et simple de la requête de Mme D veuve A concernant le refus d'aide sociale pour frais d'hébergement. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407131(TA38-2407131)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 2 septembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile mère de trois jeunes enfants. Le juge a relevé que l'OFII n'avait pas démontré avoir pris en compte la vulnérabilité de l'intéressée avant de prendre cette décision, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2104119(TA38-2104119)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme du 30 décembre 2010 refusant un permis de construire. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête par un acte enregistré le 25 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 septembre 2024. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402721(TA38-2402721)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A. Celle-ci contestait le refus de la ministre de l'enseignement supérieur de reconnaître son diplôme de psychologie obtenu en République Tchèque. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la promesse d'emploi invoquée ne suffisant pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, fondée sur les dispositions de la loi du 25 juillet 1985 et du décret du 22 mars 1990.

Résumé IA