Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406970(TA38-2406970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme D et M. E, ressortissants géorgiens, du logement qu'ils occupent indûment à Aix-les-Bains. La solution retenue fait droit à la demande du préfet de la Savoie, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le maintien dans les lieux fait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile et que la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Le tribunal a également autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée si nécessaire.
N° TA38-2406871(TA38-2406871)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B, qui sollicitait un rendez-vous en préfecture pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de l'Isère lui a accordé un rendez-vous. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2406963(TA38-2406963)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 28 mai 2024 par laquelle le conseil municipal de Treminis a approuvé la vente d’un logement et d’un jardin. Les requérantes invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la vente, notamment en raison d’une incompétence de l’autorité et d’un prix sous-évalué. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la promesse de vente ayant été résiliée et aucun élément ne démontrant un risque imminent de sortie du bien du patrimoine communal. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407508(TA38-2407508)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de l'intéressé avait été implicitement rejetée, ce qui faisait obstacle à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. En conséquence, les conclusions en injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2406852(TA38-2406852)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer à une ressortissante étrangère une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante, dont le visa était expiré et qui se trouvait en situation irrégulière faute d'avoir reçu ce document, justifiait d'une situation d'urgence. Le juge a considéré la mesure utile, l'administration n'ayant pas opposé de refus explicite à la demande de titre. Cette injonction est prononcée sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406853(TA38-2406853)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A dirigée contre la lettre du préfet de la Drôme demandant au maire de retirer un certificat d'urbanisme. Cette demande préfectorale ne constitue pas une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête, qui ne pouvait être régularisée, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407236(TA38-2407236)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Rhône suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, irrégularité de procédure, défaut de motivation, violation de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407482(TA38-2407482)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait dans les Yvelines, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2407470(TA38-2407470)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de résident de Mme A, ressortissante comorienne. Constatant l'urgence liée à un risque imminent de licenciement et une carence injustifiée de l'administration, le juge a retenu une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail. Il a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme A sous 48 heures pour lui remettre un document l'autorisant à séjourner et travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2407096(TA38-2407096)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère d'accorder un rendez-vous à M. A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence, le titre de séjour de l'intéressé étant expiré depuis le 25 juillet 2024, et a reconnu l'utilité de la mesure, la demande devant être déposée en préfecture conformément à l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance impose un délai de cinq jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard et condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2407094(TA38-2407094)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de l’Isère a accordé un rendez-vous à l’intéressé, rendant sans objet les conclusions principales. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur la requête. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné l’État, partie perdante, à verser 1 000 euros à l’avocat de M. A, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2407074(TA38-2407074)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie portant de un à trois ans la durée de son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucune preuve de sa présence alléguée de vingt ans en France ni de son intégration, et qu'il ne contestait pas les éléments défavorables le concernant (absence de ressources, de domicile fixe, et mentions au fichier de police). La décision a été fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation ayant été écarté.
N° TA38-2404951(TA38-2404951)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par une ordonnance du 2 avril 2024, qui enjoignait au préfet de l’Isère de réexaminer sa situation et de prendre une décision explicite sur son titre de séjour sous quinze jours. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté intégralement cette injonction, malgré la délivrance d’autorisations provisoires de séjour, le tribunal a procédé à la liquidation provisoire de l’astreinte sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a fixé le montant dû à 4 000 euros pour la période du 18 avril 2024 à la date de l’ordonnance, sans modifier le taux de l’astreinte, et a condamné l’État à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2407398(TA38-2407398)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Allier suspendant le permis de conduire de M. A pour quatre mois à la suite d'un excès de vitesse. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte et erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2407370(TA38-2407370)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait des injonctions à l'encontre de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie concernant le traitement de son dossier d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a constaté que les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître de cette affaire. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2407116(TA38-2407116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 16 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de l'Isère avait mis fin à la prise en charge d'un jeune majeur au titre du contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant risquant de se retrouver sans hébergement ni ressources, compromettant sa scolarisation. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2407413(TA38-2407413)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. M. B contestait un arrêté du préfet de l'Isère du 14 juillet 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a constaté que le recours, enregistré le 26 septembre 2024, était tardif car le délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est susceptible d'aucune prorogation, même en cas de recours gracieux. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407027(TA38-2407027)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident de 10 ans à un ressortissant tunisien, parent d'enfants français. La condition d'urgence a été reconnue, le refus de renouvellement du titre de séjour mettant en péril l'emploi du requérant. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 c) de l'accord franco-tunisien était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre provisoire de séjour "vie privée et familiale" et un document autorisant le travail, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2407394(TA38-2407394)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Nantes (Loire-Atlantique), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2402586(TA38-2402586)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de subvention MaPrimeRénov’ par l’Agence nationale de l’habitat. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’absence d’opposition au désistement.