Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405329(TA38-2405329)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raison de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la procédure régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2405389(TA38-2405389)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation et que, puisque la requérante entrait dans les catégories ouvrant droit au regroupement familial, le refus de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était légal. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2105414(TA38-2105414)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait trois délibérations du conseil municipal de Cliousclat relatives à la vente de parcelles communales. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté concernant les délibérations des 8 février et 10 mai 2021 autorisant la vente, car le délai de recours contentieux de deux mois était expiré lors de son enregistrement le 5 août 2021. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 432-12 du code pénal contre la délibération de désaffectation et déclassement du 10 mai 2021. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2108111(TA38-2108111)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Les Damiers d'Annecy, qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. La société avait acquis un fonds de commerce à un prix jugé minoré par l'administration, constituant une libéralité imposable. Le tribunal a validé la méthode de l'administration pour estimer la valeur vénale du fonds, incluant la clientèle et les mandats de syndic, et a écarté l'argument d'un abus de droit nécessitant la saisine du comité. La majoration pour manquement délibéré a été confirmée. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA38-2201098(TA38-2201098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SASU Maya Bat contestant la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 novembre 2021. Cette décision mettait à sa charge une contribution spéciale de 18 250 euros sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail et une contribution forfaitaire de 2 124 euros sur le fondement de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour avoir employé un travailleur étranger en situation irrégulière. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait et que la contribution spéciale, calculée selon les textes applicables, n'était pas disproportionnée. Il a également estimé que la contribution forfaitaire était légalement fondée, rejetant ainsi l'ensemble des demandes de la société.
N° TA38-2106729(TA38-2106729)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus du centre d'expertise et de ressources titres de Clermont-Ferrand d'inscrire la mention "collection" sur sa carte grise. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement n'appelle aucune opposition. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en excès de pouvoir.
N° TA38-2108109(TA38-2108109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EURL Annecy Gestion Transaction contestant un rehaussement d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. L'administration fiscale avait estimé que la cession d'un fonds de commerce à sa filiale pour 600 000 euros constituait un acte anormal de gestion, le prix étant minoré par rapport à la valeur vénale réelle, évaluée à 1 200 000 euros. Le tribunal a validé la méthode de comparaison de l'administration et jugé que la société n'apportait pas la preuve de contreparties suffisantes justifiant cette minoration, en application des articles 38 et 209 du code général des impôts. La majoration pour manquement délibéré a également été confirmée.
N° TA38-2407441(TA38-2407441)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction suite à sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés a estimé que, malgré l'absence de défense du préfet, les pièces et explications fournies par la requérante étaient insuffisantes pour caractériser l'urgence nécessaire à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée.
N° TA38-2407553(TA38-2407553)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune des Avenières Veryrins-Thuellin en désignant un expert pour examiner un immeuble situé sur son territoire. Cette décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, déterminer s'il existe un péril imminent et proposer des mesures pour y remédier, le tout dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.
N° TA38-2108070(TA38-2108070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et de l'association "Oui à l'échangeur de Viry" qui demandaient l'annulation des délibérations n°6 et n°8 du 27 avril 2021 du conseil municipal de Viry. Ces délibérations concernaient la modification du projet de diffuseur sur l'autoroute A40 et l'abandon de la liaison "Ouest". Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car les délibérations attaquées constituaient des actes préparatoires ou de simple intention politique ne faisant pas grief, et que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2406873(TA38-2406873)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que le préfet lui a délivré l'attestation sollicitée. Le tribunal a rejeté la demande de frais d'avocat présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA38-2204121(TA38-2204121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 10 février 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. B, ressortissant guinéen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel de la situation de vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.
N° TA38-2404310(TA38-2404310)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A de leur requête en annulation d’une décision de l’Agence nationale de l’habitat rejetant leur demande de subvention MaPrimeRénov’. La solution retenue est le donné acte du désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions des requérants tendant à la condamnation de l’Agence aux frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant leur application.
N° TA38-2407587(TA38-2407587)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui n'était pas en situation de renouvellement de titre, n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2407112(TA38-2407112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du syndicat Force ouvrière CNPE du Tricastin et de M. B visant à suspendre une note du 17 juillet 2024 relative aux modalités de grève au CNPE du Tricastin. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de consultation du comité social et économique (articles L. 2312-8 et L. 2312-14 du code du travail), l'absence de mention de la qualité du signataire, l'incompétence de l'auteur, la violation de l'obligation de sécurité de l'employeur et l'atteinte au droit de grève, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de doute sérieux.
N° TA38-2106063(TA38-2106063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A qui contestait la décision du maire d'Annecy d'écarter son projet de limitation de vitesse à 30 km/h, proposé dans le cadre d'un budget participatif. Le tribunal a jugé que la décision du maire de ne pas soumettre ce projet au vote des habitants constituait un acte préparatoire à la consultation, et non une décision faisant grief. Par conséquent, cette décision ne pouvait être contestée directement, mais uniquement à l'occasion d'un recours contre la décision finale prise à l'issue de la consultation. La requête a été déclarée irrecevable, et les conclusions accessoires (annulation des résultats du vote et injonction) ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2406294(TA38-2406294)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu du risque de perte d’emploi de l’intéressé et de sa situation familiale, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 6-5 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.
N° TA38-2102350(TA38-2102350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du maire de Dingy-en-Vuache de lui délivrer une facture détaillée pour des frais de service périscolaire. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire initial était formellement régulier, car il mentionnait les bases de liquidation conformément à l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et qu'aucun texte n'impose la forme d'une facture détaillée. L'erreur de montant affectait le bien-fondé de la créance, non sa régularité formelle. La décision du maire a donc été validée, et les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2106783(TA38-2106783)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le titre exécutoire émis le 27 mars 2020 par la commune de Combloux, qui réclamait 609 euros à Mme B pour des frais de secours suite à une chute sur une piste de ski. La juridiction a jugé que le titre exécutoire était insuffisamment motivé, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, car il ne précisait ni les bases de liquidation ni les éléments de calcul de la créance. En conséquence, Mme B a été déchargée de l'obligation de payer cette somme.
N° TA38-2407045(TA38-2407045)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant à M. B la délivrance d'un récépissé et d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré la naissance récente de sa fille française, en raison de l'absence de circonstances particulières et de la perception de prestations sociales. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.